C’est une tradition très américaine et assez vieille : quand une légende du sport prend sa retraite, son dossard est retiré du circuit afin que plus personne ne puisse le porter. C’est de cette manière qu'ont disparu le « 3 » de Babe Ruth des Yankees de New-York,

le « 33 » de Larry Bird du Celtics de Boston, le « 16 » de Joe Montana sous les couleurs des 49’s de San Francisco et du « 99 » de Wayne Gretzky.
Le Football qui a souvent importé de mauvaise manière les habitudes d’autres sports comme le Basket-ball, est dernièrement enclin à rendre hommage à ses mythes en retirant aussi leurs maillots. Il y a un point de modernité qui facilite l’importation de cette habitude tellement « yankee » : pour cause de « merchandising », le fait que les maillots soient numérotés de 1 au 11 est entrain de disparaître au fil des années.
Le dernier club qui propose de garder accroché pour toujours le maillot de son idole préférée c’est l’Arsenal. Les « gunners » viennent de transférer Thierry Henry au Barça mais n’oublient pas pour autant l’héritage du crack français. C’est pour cela qu’ils sont entrain de méditer de retirer le « 14 », un numéro que Johan Cruyff a déjà auparavant élevé au rang de légende dans un autre club de grande classe, l’Ajax. Le triple champion d’Europe a décidé il y a quelques semaines, coïncidant ainsi avec les 60 ans du « hollandais volant », que ce « 14 » qu’il a glorifié, plus personne ne puisse le porter.
Malgré le fait que ce ne soit pas une habitude très footbalistique les exemples sont assez abondants. C’est comme ça que le Vasco de Gama pense à retiré le « 11 » de Romario ; Naples l’a déjà fait avec le « 10 » de Diego Armando Maradona ; et l’Inter a écarté des casiers de San Siro le « 3 » de Giacinto Facchectti le jour où il a rendu l’âme et le Milan AC a fait de même avec le « 6 » de Franco Baresi. L’actuel champion d’Europe a dores et déjà annoncé que Paolo Maldini sera le dernier « Rossonero » a se vêtir du maillot floqué du « 3 ». Avant de se retirer, Maldini a demandé que si un de ses enfants, comme ça c’est passé avec son père Cesare, arrive en première équipe Milaniste, il puisse décrocher le numéro.
Il y a un footballeur qui a été doublement honoré. Il s’agit de Gianfranco Zola, qui s’est gardé le « 25 » de Chelsea et le « 10 » de Cagliari, club qui a aussi mis de côté le « 11 » du mythique Gigi Riva.
Mourir sur le gazon avec ses chaussures au pied, au sens littéraire, a été un motif de mémoire éternelle. C’est comme ça que les numéros du défunt camerounais Jean-Marc Vivien Foé ont été retiré de Manchester City « 23 », de Lens « 17 » et de Lyon « 17 ». L’hongrois Miklos Féher restera pour toujours le « 29 » de Benfica, Le « 13 » du Brescia est en mémoire de Vitorio Mero, mort dans un accident de la route.
Il n’y a pas de gloire éternelle pour toutes les idoles du ballon rond. L’exemple le plus curieux est celui du mexicain Cuauhtémoc Blanco, Son « 10 » sera retiré par le club América… durant cinq ans. C’est l’hommage yoghourt : il a une date d’expiration.