Article | Liga | mercredi 23 mai 2007 à 16:23
Le vice-président économique du Barça, Ferran Soriano, a répondu avec un "non" ferme quand on lui a demandé ce mardi si le Barça comptait récompenser les rivaux du Real Madrid durant les trois dernières journées de Liga...
D'autre part, il a assuré que le principal marché à conquérir en termes économiques est le Japon, pays où le club catalan percevra 2 millions d’euros - plus un bonus sur les recettes au guichet – pour chaque match qu’il disputera durant la prochaine tournée estivale.
Dans une conférence effectuée à l'École d'Administration des Entreprises, Soriano a rappelé qu'actuellement au Japon il y a 3.000 Socios barcelonistas - dont 859 le sont devenus pendant les deux semaines où le club a mis un lien en Japonais sur sa page Web permettant de devenir socio. C’est également le pays étranger où l'on vend le plus de maillots azulgranas.
"Le Japon est un marché où on aime le football et où nous n'avons pas de concurrence", a expliqué Soriano, qui a rappelé qu’en en Amérique du Sud "il n'y a pas d’argent et, bien qu'il y ait beaucoup d'amateurs de football, le marché est déjà couvert par des équipes comme Boca Juniors et River Plate ; aux Etats-Unis, il y’a en effet de l'argent, mais pas de public passionné ; or au Japon il y a des moyens et il n'y a aucun club pour nous faire de l’ombre".
Le vice-président du club azulgrana a souligné que, au jour d’aujourd'hui, l'objectif du Barça est de développer sa marque sur "un marché global et non local".
"Un enfant de Santander ou de Newcastle achètera le maillot de son équipe, mais ce qui nous intéresse c’est que l'enfant de Singapour ou de Toronto achète le maillot du Barça", a-t-il ajouté.
C’est dans ce but et pour expliquer ce que signifie le Barça dans le monde et pourquoi on le considère comme « mès que un club », que Ferran Soriano a souligné le rôle de l'accord avec Unicef.
Toutefois, le vice-président économique du club catalan a écarté d'autres voies de promotion à l’international, comme avoir une équipe dans la Major League Soccer (MLS) américaine, comme l’ont fait les Chivas de Guadalajara, avec leurs 27 millions de fans au Mexique.
"En terme de marketing, les Chivas de Los Angeles sont un succès, mais il faut dire qu'il ont perdu tous leurs matchs sauf trois. En outre, il y’a une limite salariale de 2,6 millions de dollars en vigueur aux USA tandis que la notre est de 180 millions d’Euros", a fait valoir Soriano, qui estime que pour l’instant, la création d'une franchise en Amérique du Nord n'est pas viable.
Ferran Soriano a aussi parlé de la rétrogradation du Barça B. "Son coût financier est nul, mais le coût sportif le changement de clubs de joueurs car ils ne seront pas d’accord pour jouer en 4ème division", a-t-il conclu.
Source : Sport
Posté par R.E.M
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