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SERIE 1 - Ami Ronaldinho : Son arrivée à Barcelone et son transfert

Article | Ronaldinho | jeudi 1 décembre 2005 à 22:56

Mundo Deportivo veut se joindre à la célébration du Ballon d’Or de Ronaldinho en publiant une série de 9 chapitres, qui débute aujourd’hui, sur les aspects les plus intimes et méconnus de la vie du nouveau 'O Rei' du football mondial...

L’auteur de celle-ci est Juan José Castillo, responsable du département d’assistance au footballeur du FC Barcelone et l’une des personnes qui connaisse le mieux Ronnie tant dans sa vie sportive que dans sa vie privée. Depuis aujourd’hui les lecteurs de MD connaîtront à fond celui qui s’est converti en une idole pour tout le monde…


La série que nous commençons aujourd’hui appartient au livre édité par MD 'Amigo Ronaldinho', dont l’auteur est Juan José Castillo junior



L’arrivée de Ronaldinho à Barcelone a déclenché l’enthousiasme du public blaugrana et chacune de ses apparitions a provoqué des concentrations d’admirateurs. Son sourire est son premier atout et plus tard arriverait la confirmation sur le terrain qu’il y avait une idole sur lequel édifier le nouveau Barça



01/12/05 : La première rencontre avec Dinho s'est produite le jour même de son transfert, le 19 juillet 2003. C’était vendredi. Il y avait une chaleur asphyxiante. Ce vendredi a été l’un des plus chauds de ces 100 dernières années. Depuis les premiers jours de juin, Barcelone, comme toute la Catalogne, vivait des chaleurs torrides. Nous les avions déjà soufferts un mois auparavant, le jour des élections (le 15 juin), mais avec l'espoir de la victoire, la participation massive et le succès électoral ont aidé à mieux supporter la chaleur.

Le jour précédent, le Barça et le Paris Saint Germain avaient positivement bouclé le difficile accord, après des négociations compliquées suite à l’intérêt de dernière minute de Manchester United et du Real Madrid pour se faire avec les services de la plus grande perle existante à ce moment-là sur le marché, très au dessus, footballistiquement parlant, de David Beckham. L'Anglais a été l'étoile virtuelle de l'été, mais après quelques semaines quelle recrue allait être la plus juste et la plus rentable était déjà claire, comme l’avait très bien deviné quelques jours auparavant le président de la Generalitat en place, Jordi Pujol, quand il a dit par téléphone au vice-président sportif du Barça : "Rosell, pour le moral des Catalans ce serait bien d’amener Ronaldinho".



Sandro Rosell a été la pièce principale de son transfert au Barça



Dit et fait

Ce vendredi 19 juillet une série de détails se sont bouclés dans la matinée Roberto de Assis, frère et agent du joueur, celui qui, a renoncé à un pourcentage de la commission qui lui correspondait comme agent au bénéfice du club et pour le bonheur de son frère. L'après-midi, Ronaldinho arrivait à Barcelone accompagné de sa sœur Deisy et il signait un contrat de cinq ans avec le club dans lequel il rêvait jouer.

Après l'acte protocolaire de la signature, Sandro Rosell m'a envoyé un SMS me communiquant que tout était resté 'ok' et qu'ils dînaient cette nuit pour le fêter au restaurant Botafumeiro. Sandro m'avait déjà signalé précédemment que dans le cas où le transfert s’effectuerait il allait me convertir en une sorte d’ange protecteur de Ronaldinho, pour qu'il s'adapte à son nouveau club, à la ville et au pays.

Lorsque j’ai reçu le message je me trouvais au mariage d'un ami, Antonio Cruz, que j'ai dû abandonner peu après par la suite pour arriver au rendez-vous où l’on me réclamait.

Le Botafumeiro, dirigé sagement par José Ramón Neira, 'Moncho' pour tous, est l’un des meilleurs restaurants galiciens au monde. Situé en plein coeurs de la ville, dans le quartier de Gràcia, dans la toujours animée Gran de Gràcia, sur la Travessera et avant la rue Santa Eugènia. Tout proche du lieu où on fait leurs premières œuvres les architectes Antoni Gaudí et Josep Maria Jujol et relativement proche du lieu où a vécu l’écrivain Salvador Espriu et où est née la soprano Montserrat Caballé, parmi tant de ‘Gracienses’ universels.

A peine arrivée au Botafumeiro, et avant d'entrer dans l’un de ses salons privés où le transfert est déjà fêté, je me rappelle avoir rapidement consommé un ‘orujo’ sur l’attirant comptoir pour admirer la décoration provençale du salon. Là, heureux et souriants, se trouvaient tous les protagonistes dînant : Joan Laporta, Robert de Assis, Sandro Rosell, Ronaldinho, sa sœur Deisy, le directeur général de l’époque Pérez Farguell, le vice-président Soriano, les avocats chargés de boucler juridiquement l'opération (Toni Freixa, Vergés) et Pepe Costa, un grand ami du joueur de son époque brésilienne à Nike et celui qui allait s’incorporer quelques jours plus tard au staff technique du club en qualité de chef des recruteurs pour découvrir de jeunes talents pour les différentes équipes du club.



Ronnie et Laporta ont initié une nouvelle époque pour le Barça



Je me rappelle qu'ils m'avaient laissé une chaise pour que je sois situé face au joueur, qui portait une brillante chevelure et un beau collier avec le 'R' de son nom. Après les présentations de rigueur, Dinho a rapidement apprécié que je sois déjà 'servi' :

Au cours du dîner il y a eu beaucoup de joie et toutes sortes de plaisanteries. Cette nuit-là, Ronaldinho se montrait davantage ouvert et moins réservé que ce qui était prévisible. Ou comme ont l’habitude d’être la plupart des Brésiliens, qui jusqu'à qu’ils n’aient pas une entière confiance, n'expriment pas tous leurs sentiments. Le fait que soient présents au dîner Sandro Rosell et Pepe Costa, qu’il connaissait parfaitement ainsi que sa famille, a contribué à ce qu'il existe une grande détente et une bonne entente cette nuit, qui s’est terminé avec une coupe de champagne à la main, trinquant pour un avenir heureux et un vibrant "Visca el Barça !, Visca Catalunya !, Visca Brasil !".

De Mayor de Gràcia, du Botafumeiro, la famille Assis s'est transférée jusqu'à l'autre point e de la ville, au port olympique, à l'Hôtel Arts, qui pendant quelques temps a été la maison des 'ronaldinhos' jusqu'à ce qu'ils aient trouver la maison appropriée, non pas par luxe mais pour confort et confidentialité.

Dès lors et tout au long de presque deux années, j'ai eu l'occasion de vivre intensément l'évolution du footballeur et comme personne de cet attaquant exceptionnel, capable de surprendre à chaque rencontre avec une action aussi spectaculaire que magique et imprévisible, ce qui a contribué à élever le morale des Barcelonais et des Catalans, comme l’a justement prédit Jordi Pujol et comme a pu également le pressentir le directeur de Mundo Deportivo, Santi Nolla, lorsque dans l’un de ses articles, il a écrit :

"Le pari franc de Sandro Rosell et de Joan Laporta, au-dessus de tout entourage, de recruter Ronaldinho a été la meilleure décision sportive de ces dernières années à Can Barça".

Et il en a été ainsi. Depuis ce sage pari, le Barça a récupéré la vigueur, l'enthousiasme, l'espoir et le pouvoir qu'il n'aurait jamais dû abandonner, et Ronaldinho, revêtissent le maillot azulgrana, a explosé comme footballeur jusqu'au point de se transformer en numéro 1 mondial, chose probablement inimaginable le jour de sa présentation officielle, retransmise en direct par TV3. Chose qui, toutefois, imaginaient ceux qui ont toujours eu pleinement confiance en ses possibilités, en commençant par son frère Roberto de Assis, celui qui a toujours eu une foi aveugle dans le talent de son frère depuis tout petit, dont il a exercé de père depuis le décès précoce du père des Assis.



Le jour de sa présentation il a déjà captivé les supporters



Traduction http://www.fcbarcelonaclan.com/

Source : Mundo Deportivo

Posté par marco93FCB
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