Chronique | Liga | dimanche 13 avril 2008 à 18:27
Match nul prévisible des blaugrana en déplacement à Huelva. Les hommes de Rijkaard ne poursuivent désormais plus Madrid. Ils essaient plutôt de se détacher du sous marin jaune. Triste occupation...
Après la difficile et peu convaincante victoire au Nou Camp face à Schalke et dans un contexte de division interne -cf les propos dérangeants de Sala i Martin-, les blaugrana se déplaçaient à Huelva pour prouver qu'ils avaient encore un minimum de cohésion, mais également pour se rassurer en vue des demi finales de Ligue des champions contre Manchester United dans dix jours.
L'effectif étant décimé par les blessures de joueurs cadres, Rijkaard se devait de manier habilement les joueurs à sa disposition. Derrière, on retrouvait le traditionnel (et peu rassurant) quatuor Zambrotta- Puyol-Milito-Abidal. Dans l'entrejeu, en l'absence d'Iniesta, c'est Gudjohnsen qui était aligné, épaulé par Touré devant la défense et Xavi en relayeur. Enfin, le front de l'attaque était animé par Eto'o, Giovani et le présumé disparu Ezquerro.

Dès l'entame de la rencontre, les visiteurs vont s'illustrer en inscrivant un but: Giovani de la droite adresse un bon centre à Eto'o qui fixe parfaitement de la tête Sorrentino. 0-1 (2'). Le Barça, mis en confiance par l'ouverture du score et comme libéré de ne plus jouer devant son public au Nou Camp,s'empare tout de suite du ballon et le fait circuler très proprement. Malheureusement, comme souvent très saison, ce 'bon moment' n'est que passager. Rapidement, les catalans retrouvent leurs vieux démons: pressing moins haut, quadrillage du terrain moins efficace et pertes de ballons plus récurrentes. En face, les locaux n'en demandaient pas autant et même s'il n y a pas but sur l'égalisation, les blaugrana ne peuvent s'en vouloir qu'à eux mêmes. L'égalisation justement, parlons-en. Certes, la balle ne dépasse pas la ligne mais quand est-ce que Valdés se décidera à comprendre qu'on ne défend pas sur sa ligne ? Ce n'est tout de même pas la première fois qu'un tel incident survient. Une égalisation qui intervient au pire moment, juste avant la mi temps. 1-1 (40').
À la reprise, les blaugrana font étonamment preuve de caractère et remettent tout de suite les pendules à l'heure, une fois de plus par l'intermédiaire d'Eto'o. De l'extérieur de la surface et à la suite d'un bon contrôle, le camerounais envoie un missile en pleine lucarne gauche des cages de Sorrentino. Splendide. 2-1 (46'). Arrive le moment que tout le monde attend: l'entrée en jeu de Messi. La 'pulga' ne déçoit pas. Dès les premiers ballons, il montre qu'il n'a toujours rien perdu de sa superbe: courses effrénés, changements brusques de direction, combinaisons avec ses partenaires, Leo s'impose tout de suite comme le patron d'une équipe sans âme et en plein errement. Messi confirme 2 choses: qu'il est le leader incontestable de cette équipe mais aussi -et cela, c'est moins réjouissant- que cette équipe ne vaut pas un sou sans lui.
Malencontreusement, le petit argentin ne portera pas chance à ses coéquipiers, la faute à un Valdés méconnaissable depuis quelques rencontres. Le canterano négocie mal sa sortie en hésitant, glisse puit se fait lober devant ses cages, le regard impuissant, par Rubén. 2-2 (70'). Le score en restera là, les deux équipes se neutralisant le reste de la rencontre, malgré plusieurs tentatives de destabilisation de la part de Messi.
Une performance qui n'est pas pour rassurer. Les blaugrana se devaient d'engranger un minimum de confiance pour arriver dans les meilleures dispositions face à Manchester. Il ne leur reste maintenant plus qu'un match, contre le toujours très dangereux Espanyol de Barcelone, pour préparer la rencontre la plus importante de la saison. Un match qui ne se présente pas sous les meilleurs auspices tant la problématique défensive reste tout entière: comment arriver à contenir les assauts des mancuniens avec des latéraux aussi peu sûrs qu'Abidal et Zambrotta et avec un gardien qui se fait peur tout seul ?
On dit que les grandes équipes sont celles capables de se sublimer dans les moments difficiles, voyons donc voir si le Barça 2008 en est une.
Posté par youssef
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