Giovanni van Bronckhorst fête aujourd'hui ses 30 ans. Né le 5 février 1975, le défenseur hollandais est le quatrième joueur le plus vétéran de l'effectif. Albertini, Larsson et Sylvinho sont les autres joueurs ayant atteint la trentaine. A cet âge là, Gio se trouve en pleine maturité et avec encore de nombreuses années en activité devant lui…
Giovanni van Bronckhorst répète avant chaque rencontre un simple rituel qui résume ses rapport avec le football. Il saute sur le terrain, caresse la pelouse avec la main et l'emporte vers le coeur pour l'embrasser après avec les lèvres. Gio explique le symbole d'un geste qu'il n'a pas arrêté de réaliser depuis les 15 ans, quand il a signé avec Feyenoord son premier contrat sérieux : "Je touche l'herbe parce que c'est là où je fais mon travail et pour demander de la chance par rapport aux blessures, et me mets la main sur la poitrine parce qu'un footballeur doit toujours jouer avec le coeur".
Que ce soit ou non grâce à ce cérémonial si personnel, il est certain que ce citoyen hollandais de traits et d'origines indonésiennes ne peut pas se plaindre quand il repense au chemin parcouru. Il a initié sa carrière footballistique dans les couloirs de sa maison, en frappant la balle avant même de savoir courir, comme l'assure Fransien, sa mère. A 7 ans, il est entré dans le meilleur club de sa ville, Feyenoord, et a triomphé de la main de Van Hanegem, son premier entraîneur. "Le plus important de ma vie parce qu'il a été le premier à me faire confiance", dit Gio, qui à cette époque (entre les années 1994 et 98) jouait loin du poste de latéral et remplissait des fonctions de milieu de terrain et même d'ailier. "Je marquais 8 buts par saison", se rappelle-t-il.
Comme tout bon Hollandais, il a quitté tôt sa terre et a voyagé. Il est resté 3 saisons en Écosse, concrètement aux Glasgow Rangers, et l'a si bien fait qu'Arsenal a dépensé la somme de 13 millions d'euros pour le faire venir en Angleterre. Avec Wenger, il a démarré luxueusement, remportant la Premier en 2001-02, mais quelque chose n'a pas dû fonctionner la saison suivante dans le rituel mentionné car il s'est rompu les ligaments croisés du genou gauche.
Quelques mois après est la chance est revenue. Rétabli physiquement mais condamné sur le banc, il doutait entre revenir au Feyenoord ou accepter des propositions du PSV et de Middlesbrough, mais le portable a sonné et, au bout du fil, ce fut la voix de Frank Rijkaard et tout s'est illuminé. En signant un contrat avec le Barça, s'accomplissait une prophétie lancée, attention, par Ronald Koeman quelques années en arrière. Le héros de Wembley a raccroché les crampons à Feyenoord et Gio a partagé le vestiaire avec lui. Il m'a dit : 'Quand tu auras 26 ou 27 ans je serai entraîneur du Barça et tu viendras avec moi'". Il a réussi son pari à moitié.
Son arrivée à Barcelone n'a justement pas été médiatique. Sa réputation n'était pas de celle d'une star et son nom, avant que ne soit découvert l'opportune abréviation 'Gio', était imprononçable. "Van Bronckhorst, je l'ai entendu dire ici dans beaucoup de versions. Certaines très mauvaises", sourit-il. Mais peu à peu, il a mérité le respect du public, qui est toujours reconnaissant de sa constance et de sa régularité, vertus que le Hollandais réunit. Et encore plus, si nous ajoutons le but qui a contribué au 3-0 contre le Real Madrid.
Sa vie en Catalogne (il réside à Gava Mar) ne peut pas être meilleure, même si l'été dernier, il est resté sans compatriotes hollandais. "Je ne m'attendais pas à ce que Cocu parte et, quand il l'a fait, Davids m'a dit : 'Nous resterons tous les deux seulement'. La semaine suivante Edgar signait à l'Inter ". Faute de compatriotes, Gio reste souvent avec Larsson et Puyol. Il est ami du Suédois depuis toujours (ils ont coïncidé au Feyenoord et ont vécu à Glasgow des expériences et des derbys de chaque côtés, antagoniques) et avec Carles il a connecté depuis le début. Ce trio et tout l'effectif savaient qu'il fallait faire quelque chose après la tragédie du tsunami. Gio n'a jamais visité la terre de ses grands-parents et des envies compréhensibles de le faire sont arrivées quand un oncle à lui, propriétaire d'un hôtel dans la zone, lui a expliqué la grandeur du désastre. La partie de l'Indonésie où ses grands-parents vivent est en guerre mais il s'est juré à lui même d'y aller un jour quand il se retirera pour connaître ses racines
PERSONNEL ET INTRANSFERABLE
NOM ET PRENOM
Giovanni Christian van Bronckhorst
DATE ET LIEU DE NAISSANCE
Il est né à Rotterdam le 5 février 1975. Aujourd'hui, il fête ses 30 ans
ETAT CIVIL
Il est marié à Maria depuis 5 ans et sont les parents de Jake, 3 ans
RELIGION
Protestante
GAUCHE, DROITE OU CENTRE ?
Centre
UNE IDOLE SPORTIVE
Michael Jordan
UNE PERSONNE QU'IL ADMIRE
Nelson Mandela
LE MEILLEUR FOOTBALLEUR AVEC QUI IL AIT JOUE
Dennis Bergkamp
S'IL N'AURAIT PAS ETE FOOTBALLEUR, IL SERAIT...
Pilote d'avions
UN LIVRE
'Da Vinci Code', de Dan Brown
UN FILM
'Boomerang', avec Eddie Murphy
UN GROUPE DE MUSIQUE
Il aime le R and B et le rap, tout spécialement Usher
LE MEILLEUR MOMENT DE LA JOURNEE
Quand il faut aller dormir
UNE DEVISE DANS LA VIE
'Carpe diem'
Source : Mundo Deportivo