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Motion interne au Barça

En Une | Club | mercredi 9 juillet 2008 à 14:40

Soriano et d'autres dirigeants ont annoncé cette nuit à Laporta qu'is démissionneront s'il s'accroche à son poste...

 


Laporta (droite) et Ingla (debout à gauche), lors de la réunion d’hier dans l’appartement de Boix à Gracia.
Joan Laporta a annoncé hier qu’il se maintiendra ferme dans sa décision de ne pas présenter sa démission, mais il fait front à une rébellion interne au Barça, avec des conséquences imprévisibles, partisane de forcer son départ. Un groupe de dirigeants, qui pourrait être au nombre de 9, menés par Albert Vicens, vice-président premier, et parmi lesquels se trouve Ferran Soriano, l’homme fort de la direction, a montré cette nuit au président dans une réunion maintenue dans l’appartement du dirigeant Joan Boix au paseo de Gràcia, la nécessité qu’il quitte ses fonctions et qu’il laisse ses camarades de direction terminer leur mandat jusqu’en 2010.

La sensation, après avoir constaté que les premiers à avoir quitté le lieu de la réunion, après 02:00 du matin, font partie de ce noyau critique (Vicens, Soriano, Toni Rovira, Xavier Cambra, Claudia Vives-Fierro, Evarist Murtra et Josep Lluis Vilaseca junior), est que Laporta a insisté sur son refus de présenter sa démission comme il l’a manifesté dans l’après-midi, après son retour d’une réunion de l’Association Européenne des Clubs. Le départ précipité des critiques signifie clairement qu’ils se sont sentis battus et que, dans le bras de fer qui s’annonce, ils avaient perdu, car Laporta a insisté sur le fait qu’il ne pensait pas démissionner. Il est donc possible qu’ils démissionnent demain lors de la réunion de la direction qui est prévue.


Tout s’est précipité

La connaissance de cette réunion précipitée, où le seul qui n’a pas pu s’y rendre est Alfons Godall, a fait que des dizaines de journalistes se soient postés devant l’appartement de Boix, dont on pouvait voir à travers les fenêtres les dirigeants discuter, se restaurer, boire et fumer des cigares. Pendant ce temps, aux alentours du portail plus d’un journaliste a pu découvrir, par exemple, au siège passager de la voiture d’un des dirigeants des mails échangés, peut être par des amis, où l’un d’eux ldemandait de réfléchir "avec humilité" au sujet des résultats de dimanche et qu’il estime que "ce sont les statuts qui vous ont sauvé, pas les socios".

Marc Ingla, responsable sportif, a accepté, vers 03:00, de dialoguer avec les journalistes, où il a informé que la réunion "fait partie du processus de réflexion et de dialogue que nous avons ouvert après les résultats de dimanche". Il a nié les conversations autour de démissions ("elles n’ont ni été évoquées ni envisagées"), il a assuré que Laporta continuera d’être président demain et a dit : "Je l’ai vu énergique et positif". Ingla, qui a justifié le départ de plusieurs dirigeants "par leurs obligations" de ce jour, a dit que "nous avons tous envie de mener le projet de l’avant avec un bon dialogue et une bonne cohésion". Finalement, Laporta est apparu, et s’est limité à dire que "c’était une réunion d’amis" où ils ont exprimé "de multiples opinions et un grand débat, qui se poursuivra jeudi".


Décision reportée

Il est donc impossible qu’une unanimité existe et que la crise s’achève sans que la direction en souffre. Dans le secteur qui souhaite convaincre Laporta de démissionner se trouve Soriano, un de ceux qui initialement voyaient la possibilité d’une poursuite mais qui à présent A assimilé l’idée d’autres dirigeants que la situation est insoutenable.

Vicens a décidé de démissionner, mais il accepterait d’occuper le poste de Laporta et de présider le club jusqu’aux prochaines élections. Soriano serait le second. La thèse est que le projet commun est bon et qu'il mérite d’être maintenu, mais la présence de Laporta rend difficile une ambiance supportable. L’incertitude se situait autour du nombre de dirigeants qui soutenait cette proposition et, surtout, si les proches de Laporta pouvaient s’y joindre. Cette option n’est pas facile, à moins que le président ne change radicalement de position.

Même dans le cas où les plus critiques décidaient de partir, la direction ne pourrait pas tenir car elle n’atteindra plus le chiffre exigé (13) et engendrerait sa dissolution immédiate. Tout est donc réuni pour que le Barça subisse une autre censure. Avec Laporta, encore une fois, comme tête visée. Mais cette fois-ci dans son propre camp.

 


Source : El Periodico

Posté par marco93fcb
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