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Les options de la réunion de jeudi

Article | Club | mercredi 9 juillet 2008 à 21:35

3 possibilités s'ouvrent à la direction avant la réunion de demain...



Possibilité A : le président s’impose


Laporta continue en poste avec le soutien de ses plus proches


Laporta assure qu’il ne démissionnera pas. Il le répète depuis dimanche, lorsqu’il a eu confirmation que la motion ne prospérait pas, jusqu’à hier, après 48 heures de réflexion et d’analyse. Le président ne considère pas le résultat comme une déroute mais comme une punition à la manière de se comporter. Il veut continuer pour démontrer qu’il peut redresser la situation du club avec de nouvelles manières et avec les bons résultats de la première équipe de Pep Guardiola à sa tête.

Les dirigeants les plus proches maintiennent leur fidélité à Laporta. Par amitié et estimant qu’ils ne peuvent pas trahir le président ni empirer sa positon. Parmi ces dirigeants se trouvent Alfons Godall, Albert Perrin, Rafa Yuste, Jacint Borras, Joan Franquesa et Joan Boix. Peut être que d’autres membres pourraient adhérer à la volonté de ce groupe de continuer à se battre et de ne pas céder à la pression d’un secteur de la direction et de l’opposition, qui souhaite renverser Laporta. Une opposition qui réunit les anciens partisans de Nuñez, les ex dirigeants et ex candidats qui ont perdu devant le président le plus voté de l’histoire et les proches de Sandro Rosell et son groupe après la scission d’il y a 3 ans.

La réunion de demain ressemblera à une lutte de persuasion, entre ceux qui sont partisans de sa poursuite, qui ne représentent cependant pas la moitié de la direction, et ceux qui souhaitent forcer la démission de Laporta. Ceci pour détendre l’atmosphère et pour ne pas éroder jusqu’à une limite irréparable une candidature de la continuité pour les élections de 2010. L’actuel président pourrait avoir une série de futurs dirigeants prêts à faire leur entrée dans la direction et couvrir les démissions qui pourraient se produire demain.


Possibilité B : forcer le départ de Laporta


Vicens passe de démissionnaire à président jusqu’en 2010

Laporta a été sauvé de 6 points. A peine 2000 votes. Un résultat si serré qu’il permet d’interpréter le résultat du vote comme une victoire –battre la motion de censure- et comme une défaite : plus de la moitié des votants ont demandé le départ du président et la convocation d’élections.

C’est la lecture que font certains dirigeants, enclin à présenter leur démission, comme Albert Vicens, ou à forcer la démission de Laporta avec l’argument qu’il a perdu la confiance du socio et qu’il a fait du Barça une entité ingouvernable et faible. Cette analyse délimite le rejet des socios envers Laporta et exclue la direction d’une grande part de responsabilité. Et comme base de ce raisonnement, un secteur, où se trouve Ferran Soriano, assistera au rendez-vous avec l’intention de forcer son départ.

La démission de Laporta –et de toute sa direction- peut être forcée par des démissions massives. En plus de Soriano, Vicens et d’autres membres de la direction envisagent de renoncer à leurs fonctions estimant que le résultat du vote signifie un refus inéquivoque à leur travail et ils ne veulent pas continuer dans un climat de crispation qu’ils subiront jusqu’à on ne sait quand. S’ils réussissent à convaincre Laporta, Vicens passerait d’une situation d’hypothétique démissionnaire à président du Barça étant actuellement le vice-président premier. Soriano serait son second.

Les statuts indiquent qu’une démission de 75% des dirigeants (13 sur les 17) impliquerait le renvoi immédiat du président et de sa direction. Une commission de gestion serait alors constituée, sous le mandat de Xavier Sala Martin, président de la commission économique, qui devra convoquer des élections dans le délai de 3 mois.


Possibilité C : gagner du temps comme dernière cartouche


La direction continue jusqu’à l’assemblée et annonce de futures élections

Entre la démission de Laporta, et la démission du ¾ des membres de la direction, il existe tout de même une solution intermédiaire entre les salles de réunions et les gradins du Camp Nou. Une mesure qui ne crisperait pas l’ambiance et qui tempérerait les esprits.

"Récupérer le calme institutionnel", c’est la troisième voie qu’a appelé Laporta. Ou gagner du temps, ce qui revient au même. L’agitation du barcelonisme a enregistré son point culminant ce dimanche. Le prochain contact de la direction avec la masse sociale n’aura pas lieu avant le 16 août. C’est la date retenue pour l’assemblée des socios compromissoires et du tournoi Joan Gamper. Ce sera les débuts à la maison de l’équipe de Pep Guardiola. Il manque plus d’un mois pour atteindre cette date, et la direction a une marge manœuvre. Pour envisager la régénération de la première équipe en recrutant des transferts dont nécessité l’entraîneur et régénérer également l’ambiance au sein de la direction avec des mesures correctives qu’ils pensaient adopter après les résultats de la motion.

Lors du face à face avec les compromissoires pourrait se produire alors, si le même climat orageux se maintient, l’annonce d’une convocation électorale. L’avancement d’une année des élections prévues pour 2010. Avec un temps suffisant pour que les futurs candidats puissent préparer leurs projets respectifs. On sait qu’il y en a 2 : Soriano, accompagné de plusieurs membres de la direction actuelle, et Sandro Rosell, qui était prêt si Oriol Giralt aurait triomphé dimanche.

Source : El Periodico

Posté par marco93fcb
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