En Une | Club | jeudi 25 octobre 2007 à 23:32
Le quotidien espagnol 'El Periodico' analyse la situation actuelle...
Alors que le Barça est sur le point de finir le mois d’octobre, après avoir disputé 11 matchs officiels (huit en Liga et trois en Champion’s en ayant encaissé une seule défaite), il y a un problème. Pour l'instant ça ne semble pas un problème si grave qui semble insoluble, mais oui il préoccupe parce que l'équipe regrette deux de ses grandes stars en attaque. Ronaldinho et Henry ne tirent pas. Tandis que Messi a résisté avec une rafale spectaculaire d'efficacité, rien n'a affecté le Barça. Avec Eto’o encore qui vit à l'infirmerie – il lui reste encore cinq semaines avant de revenir - même si Leo punit l’adversaire lors du match, voyage, match, l'équipe a besoin que ses deux autres stars de l'attaque fonctionnent. Si non, ça se passera mal.
Dans le duel face aux Rangers, ce défaut a été détecté. De nouveau. Ce n'est pas la première fois que ça arrive après deux mois de saison. Après trois rencontres sur six disputées en dehors du Camp Nou, le Barça est resté à sec : Santander, Pampelune et Glasgow. Curieux. Quand tu as davantage de munitions, tu tires moins, bien que Rijkaard évite de transformer ce sujet en débat public. Chaque fois qu'on lui pose des questions sur Ronaldinho et Henry, l’entraîneur répond qu'il est content de ceux-ci. Ainsi c'était aussi le mardi en Écosse, sans pouvoir empêcher qu'un courant d'inquiétude envahisse le vestiaire parce que deux de quatre fantastiques ne démarrent pas.
A lui seul, Messi a semblé plus décisif que Ronaldinho et Henry ensemble. Pas uniquement par les chiffres (l'argentin totalise huit buts, deux de plus que la paire), mais par son impact dans la structure de l'équipe. Quand Leo est inspiré, le Barça vit tranquille et décontracté. Un ballon à Messi et tout le monde est heureux. Avec Ronaldinho, en revanche, le même n’arrive pas, enveloppé d'un processus complexe de reconversion de football. Rijkaard ne le voit déjà plus comme une pièce pour le côté gauche, la place où il a été couronné meilleur joueur du monde, poussé par sa magie et son explosivité, et ça l'a envoyé à une position si artificielle que confortable : il évolue maintenant en tant que faux avant-centre.
Depuis cet endroit, Ronaldinho a moins de responsabilité parce qu'il n'est pas obligé de déborder en un contre un, le travail qu’il laisse presque d'une forme exclusive à Messi. Si Ronaldinho sort de la surface, son jeu se convertit dans le bureaucratique, jusqu'au terrestre, et le Barça perd ainsi une capacité d'intimidation.
Une attaque composé de Messi, de Ronaldinho et de Messi fait peur rien que lorsqu’on récite leurs noms. Mais l'équipe n'a pas fait peur à Ibrox. "C’est un peu frustrant de dominer le match sans pouvoir marquer aucun but", a avoué hier Henry. "Nous avons eu plus le ballon que les Rangers, mais nous n'avons pas su concrétiser cette possession de la balle". Ce détail a révélé à Glasgow le manque de finition des azulgranas. Encore une fois. Dans les 180 dernières minutes (Villarreal et Rangers), le Barça a fêté un seul but et il ne lui a rien rapporté.
Curieusement, c’est Bojan qui l'a marqué, l'enfant qui a débuté comme titulaire au Madrigal. Ca n'a pas été une oeuvre de Messi et de Henry. Ronaldinho, à qui Rijkaard a donné du repos, n’a pas voyagé à Villarreal. L’entraîneur a ménagé le brésilien plus que jamais. Avec l'attaquant français en revanche il n'a pas pu.
La blessure d'Eto’o, qui est arrivée lors du trophée Joan Gamper, n’était pas prévue dans les plans de Rijkaard. On attend le camerounais au Camp Nou à partir de la première semaine de décembre. Quand Eto’o reviendra, rien ne sera pareil en attaque parce qu'il provoquera un réveil. À la différence des autres, il ne veut pas qu'on lui donne la balle dans les pieds. Le style profond et agressif d'Eto’o contraste avec la froideur de Henry et des jongleries de Ronaldinho.
Mais avant que ne revienne Eto’o, on attend que réapparaissent Touré, Zambrotta et Márquez, trois joueurs qui modifieront aussi le profil de l'équipe. Tous sont sur le point de recevoir l’aval médical (ça devrait être le cas pour Zambrotta et Touré ce samedi) et Rijkaard pourra alors avancer Iniesta. Le joueur, á côté de Messi, qui a réjoui le Barça.
Source : El Periodico
Posté par TheBelgianLion
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