Le quatrième derby Espanyol-Barça de la saison n'a rien à voir avec les premiers...
Entre l’Espanyol que Valverde tentait d’armer cet été, lorsque se sont disputés la Supercopa et la Copa Catalunya, et l’Espanyol en nette progression en cette équinoxe de saison, il y a un fossé entre les deux. Aucune des compositions de ces 3 rencontres face au Barça, avec deux défaites en compétition nationale et une victoire comme local, ne ressemblent au onze type qui a permis le décollage définitif.
Le débat dans les buts s’est achevé avec Kameni en Liga et Gorka dans les autres compétitions. La défense a subi de profonds changements. Zabaleta, suspendu, s’est consolidé au poste d’arrière droit alors qu’en début de saison Sergio Sanchez semblait avoir plus de chance. Avec Jarque indéboulonnable, la jeunesse de Torrejon en a terminé avec Lacruz. Sur le côté gauche, Valverde a testé David Garcia, qui aurait été titulaire, et également Zabaleta et à présent l’indiscutable Chica.
Dans les premières rencontres face au Barça, l’entraîneur ‘perico’ a testé un double milieu défensif avec Fredson et Costa. Aucun des deux n’est à présent dans les plans de Valverde. Moisés et De la Peña ont à présent les rênes de l’équipe. Cette retouche est précisément la clé de l’Espanyol entre avant et maintenant car ni 'Lo pelat' De la Peña n’avait un poste assuré.
Valverde a énormément modifié ce milieu axial se résistant à reculer Ivan. De fait, le Cantabre alternait le poste de milieu offensif avec le côté gauche, déplaçant des joueurs 'naturels' à ce poste. Les journées passaient et l’équipe ne fonctionnait pas jusqu’au jour où il a décidé d’expérimenter avec De la Peña comme organisateur et Moises comme milieu défensif et la formule a donné un résultat positif. Ce fut alors lorsque toutes les pièces se sont emboîtées, comme s’il s’agissait d’un puzzle. Seule Rufete était un joueur fixe. Luis Garcia est resté comme attaquant de soutien, Riera à gauche et Tamudo, devant. Ce fut aussi simple et efficace.