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Le troisième renfort du second projet : Henrik Larsson

Article | Larsson | vendredi 11 février 2005 à 22:34

A 16 mois il dribblait déjà comme un crack et à 13 ans il a voulu tout laisser tomber…




Henrik Larsson est l'enfant d'un père capverdien et d'une mère suédoise. De son progéniteur, il a hérité d'une peau bronzée et d'une mêlée de cheveux qu'il a voulu un jour complètement rasées “pour des motifs familiaux et de respect”, comme il l'a expliqué le jour de sa présentation en tant que nouveau joueur azulgrana. 'Henke' et ses frères Kim et Robert ont été élevés dans une ville, Helsingborg, passionnée par le football et selon les souvenirs du Soulier d'Or 2001, lorsqu'il a commencé à toucher un ballon, il a dirigé sa vie.
Fan de Liverpool et des 'Spurs'

Papa Larsson lui a offert son premier ballon à 16 mois et dès ce petit âge, Henrik savait déjà dribbler avec ou sans ballons dans ses pieds. Il y a avait un morceau de pelouse dans son jardin et les 3 frères –l'un d'eux est décédé dans de tragiques circonstances- se livraient à des rencontres ensemble ou avec le voisinage. A part l'apprentissage du football dans la rue, les samedi, 'Henke' avait l'habitude de dévorer les duels du championnat anglais retransmis par la télévision. Larsson a commenté que tout sur Liverpool et Tottenham le fascinait, car dans leurs effectifs y figuraient des joueurs de la trempe de Kevin Keegan, Kenny Dalglish, Terry McDermott ou Ossie Ardiles.


La vidéo de Pelé, essentielle

Le reste est venu d'une vidéo offerte par ses parents : elle racontait l'histoire de Pelé, et Larsson l'étudia en entier. 'O Rei' et le sport roi lui plaisaient tellement que “lorsqu'on me demandait au collège ce que je voulais devenir, je répondais toujours footballeur professionnel. Ils pensaient tous à ce moment que je rêvais”, commente le deuxième suédois à signer au FC Barcelone après Patrik Andersson.

Né dans la localité de Helsingborg le 20 septembre 1971, petit Larsson n'a pas eu les choses faciles. D'un côté il était local et de l'autre, moitié africain. Les bagarres n'ont pas manqué pour défendre son honneur, mais le fait qu'Henrik était un sportif surdoué a évité de pires maux et a contribué à ce qu'on le respecte malgré le fait qu’il ne soit ni grand, ni blond, ni avec une peau totalement blanche, ni avec des yeux clairs. “Je courrais toujours”, signale Henrik, qui maintient toujours une extraordinaire forme physique.

Sa première équipe fut le Hogaborg BK, qu'il a intégré à 6 ans. Jusqu'à qu'il atteigne 12 ans, il était convaincu, relate le propre buteur, que gagner son pain en tant que footballeur allait être difficile. Mais déjà pubère, il se rendait compte que les autres joueurs grandissaient plus rapidement, ce qui a aggravé les comparaisons : Larsson semblait une si petite chose que ni même sa rapidité l'aidait à marquer les différences.


Une saison inédite

A 13 ans, il a passé toute une saison sur le banc des remplaçants et son moral finit par atteindre le niveau zéro. La démotivation était telle qu'il a pensé jeter l'éponge, et si ce ne serait du à un entraîneur s'appelant Bent Person, il serait probablement à l'heure actuelle pompier ou exerçant une autre profession. L'à présent décédé Person “m'a donné un conseil que je n'ai jamais oublié. Il m'a dit que parfois le talent ne suffit pas, il faut également travailler très dur”. Il l'a également conseillé d'oublier ses intentions de 'prendre sa retraite' et lui a assuré que son corps s'étirerait.


Magdalena ou la stabilité

Ce fut ainsi, et à présent avec ses 178 centimètres de taille qui paraissent beaucoup plus lorsqu’il s’élève dans les airs. Revenant au passé, il faut souligner qu’à 15 ans 'Henke' s’est fait invité aux entraînements de l’équipe première durant l’été, “à 16 ans ils m’ont inclus dans l’effectif et à 17, j’ai disputé ma première rencontre complète, en D3 et j’ai passé un grand moment. Parallèlement, je réalisais d’autres taches, comme décharger des fruits dans des entrepôts ou être moniteur dans un centre de jeunesse”, se souvient-il.

Durant cette époque heureuse, il marqua 16 buts “et j’ai terminé parmi les meilleurs réalisateurs de mon pays”. Et à 19 ans, Larsson a fait la connaissance de sa femme, Magdalena. “Ce fut dans un restaurant” et une fois sa relation établie, “elle m’a aidée à me stabiliser”. A présent, ils ont 2 enfants, Jordan et Janella, et l’entourage familial est “le plus important pour moi”, révèle l’attaquant demandé par Rijkaard. Frank, ou ses bons ami comme Giovanni van Bronckhorst ou Orlando Trustfull, procèdent de familles mixtes, ce qui renforce les liens. Et comme l’entraîneur azulgrana, Henrik met en avant le 'nous' plutôt que le 'moi'.

Enfant, Henrik Larsson ne jouait pas qu’au football, de loin son sport favori, mais il pratiquait la natation et en hiver il patinait sur les surfaces gelées près de sa maison. Actuellement le billard américain et surtout le golf figurent également parmi ses loisirs.

Comme il l’a réitéré, Larsson ressent une réelle dévotion pour Michael Jordan. Au point que son fils s’appelle comme celui qui est considéré comme le meilleur basketteur de tous les temps. D’autre part, 'Henke' avait l’habitude de fêter ses buts en sortant sa langue, émulant ainsi un geste de son idole.

Et comme il l’a déjà signalé au programme spécial qui lui a été dédié par Barça TV , “ça ne me gênerait pas que Jordan soit également footballeur”.

L’autre grande sportive de la famille est sa femme Magdalena, qui a déjà participé à des concours de saut d’obstacles. La dame de Larsson n’a pas abandonné sa passion pour les chevaux, mais ne participent plus dans aux compétitions officielles.

Questionné par Barça TV sur le secret de son état de forme optimal à ses 32 ans, Henrik a expliqué que tout consiste “à prendre soin de soi et à mener une vie tranquille”. Larsson a mentionné que “c’est très important de bien se reposer”.

Toujours sur Barça TV, il a indiqué que Barcelone est sa ville favorite et a commenté que ce qu’il déteste le plus sont les mensonges. Un trait de son caractère qui ne lui plait pas ? “Parfois je suis un peu têtu”, a-t-il dit.





Source : Mundo Deportivo




Le troisième renfort du second projet : Henrik Larsson (II)

Début professionnel à 21 ans et 4 ans en Hollande…





A 19 ans, Henrik Larsson profitait de la vie : les choses allaient bien à Högaborgs et parce qu'il avait rencontré sa femme, Magdalena. Le football à cette époque était pour lui un mode de vie plutôt qu’une profession, mais un revirement s’est produit à 21 ans, quand il a éveillé l'intérêt de l'équipe de sa ville natale, Helsinborgs IF. Le club, qui militait en première division, avait fait un suivi de l’attaquant qui onze ans plus tard allait s’engager avec le FC Barcelone pour deux saisons, et les rapports ont été tellement positifs qu’il n’a suffit que de brefs échanges d’avis pour qu’'Henke' signe son premier grand contrat.


Helsingborg, son tremplin

"En vérité je pensais que je n’allais peut-être jamais réaliser mon rêve de triompher comme footballeur", se rappelle Larsson, "et en fait, lorsque tu dépasses 20 ans et que tu ne t'es pas encore consacré, les incertitudes apparaissent". L'appel d'Helsingborg, de catégorie semi professionnelle, les a dissipées et un salaire mensuel équivalent à 450 euros a étayé le moral du crack.

Lors de sa saison initiale (1992) il a marqué 34 buts, qui ont catapultés l'équipe en 'Premier League’ suédoise ou championnat Allsvenskan pour la première fois en presque quatre lustres. Larsson a pu s’apercevoir qu’il avait la capacité d’affronter la pression ; enfin dans la 'division d'or' il a marqué 16 tant et a terminé parmi les meilleurs réalisateurs de son pays, ce qui a dérivé sur une offre en provenance d’Hollande. "En septembre 1993, j'ai signé un contrat avec Feyenoord", raconte 'Henke', qui aurait pu rejoindre le football suisse.

Larsson indique qu'il négociait avec les Grashoppers de Zurich lorsque l’équipe de Rotterdam a frappé à sa porte. Henrik n’y a pas réfléchi deux fois et a donné son accord à l'équipe de l'Eredivisie néerlandaise ; le transfert a été chiffré pour l'équivalent de 440.000 euros, dont la moitié étaient pour Högaborgs parce qu'ainsi le stipulait une clause dans le contrat du joueur, qui d'autre part n'a pas atterri aux Pays-Bas avant novembre parce qu'avant il devait aider à assurer le maintien d’Helsingborg.


Changement d’entraîneur fatidique

Le début de Larsson "s'est produit face au Vitesse, lors d’une rencontre qui s’est déroulée sur un terrain glacé avec une température de -6 degrés", raconte le propre 'Henke', qui qualifie sa première année en Hollande de "peu brillante", puisqu'il n’a seulement fêté qu’un but et n'a pas démontré tout ce qu’il aurait voulu souhaiter.

Lors de la saison suivante (1994-95), il a démarré petit à petit et son compteur "a dépassé la dizaine" de buts ; à part cela, il a exhibé un bon niveau de jeu jusqu’au fatidique (pour lui) remplacement sur le banc : Arie Haan a remplacé à Wim van Hanegem et "a commencé pour moi une période très dure", commente 'Henke'. Le nouvel entraîneur, qui prit les rennes du club néerlandais en octobre 1995, me changeait constamment de position. Je jouais ailier droit, ailier gauche, au centre ou même autre part, et à fin 1996 j’étais tellement désorienté que je ne pensais qu’à partir.


Wim Jansen encore une fois

"Mon poste est attaquant, mais il ne me plaçait jamais ainsi. Les buts n'arrivaient pas en quantité demandée pour tous et la presse a commencé à mettre de la pression. Au lieu de me fâcher, j’ai cessé de lire les journaux, mais je ne m’amusais pas et j'insiste sur le fait que j'ai pensé que le meilleur était de trouver une sortie", ajoute l'international nordique. Son contrat stipulait que Larsson était habilité à quitter Feyenoord si ce dernier recevait une offre supérieure à l'équivalent de 895.000 euros, et il a demandé à son agent de le mettre sur le marché.

Par chance, Wim Jansen, qui l'avait amené en Hollande, était lié au Celtic en ces temps-là et a de nouveau misé sur lui. Il y eut un 'cas Larsson' et l'affaire s'est terminée devant les tribunaux, "mais au final tout s’est résolu" ; le 28 juillet 1997, après quatre ans à Rotterdam, 'Henke' signait en faveur de l’équipe de Glasgow où il obtiendrait sa renommée internationale comme extraordinaire 'killer'.

Larsson voit dans le football “un hobby avec lequel je m’amuse et pour lequel on me paye pour bien le pratiquer”.

Alors qu’il jouait à Feyenoord, concrètement lors de la saison 1994-95, il a affronté le Real Saragosse en quarts de finale de la Coupe des Coupes. Les Aragonais ont remporté l’éliminatoire en s’imposant à domicile 2-0 après avoir perdu 1-0 à l’aller. Il faut rappeler que Saragosse allait remporter le trophée grâce à un superbe but de Nayim en finale.

A Rotterdam Feyenoord a gagné grâce à un but d’'Henke' (62’) et au retour ont trouvé le chemin des filets Pardeza (58’) et Esnaider (71’). En huitièmes, Larsson avait marqué 4 des 5 buts endossés par son équipe au Werder de Brême, éliminé après avoir perdu 0-1 dans son fief (Larsson) et obtenir un postérieur 4-3, avec un 'hat trick' d’Henrik.

Au total, le Suédois a marqué 9 buts en 19 rencontres continentales disputées avec Feyenoord, la saison 1994-95 étant la plus prolifique : il a marqué 7 buts en 6 rencontres.

En Hollande 'Henke' a coïncidé avec Ronald Koeman lors de ses 2 dernières saisons à Feyenoord (1995-97). Le 'héros' de Wembley, qui était en fin de carrière, était arrivé en provenance du Barça, et les relations tendues entre l’ancien azulgrana et l’entraîneur Arie Haan ont marquées les débuts de son périple.

Koeman est, avec d’autres joueurs du Dream Team, l’un des footballeurs qui ont le plus enchanté Larsson étant petit.

Pourquoi la famille est si importante pour Henrik ? Son père, un marin originaire du Cap-Vert, a divorcé de sa femme étant lui et ses frères petits.

Larsson s’est permis de dire non à une proposition alléchante de Manchester United.


Source : Mundo Deportivo




Le troisième renfort du second projet : Henrik Larsson (III)

7 grandes années au Celtic et Soulier d’Or en 2001…





La saison 97-98 a été la première d'Henrik Larsson en Écosse avec le Celtic de Glasgow et il allait rapidement démontrer ses qualités : lors de sa première saison il a annoté 16 buts en championnat. Mais un an plus tard il est passé par l'un des moments les plus difficiles de sa carrière professionnelle, puisqu'une grave blessure au tibia et péroné l’a maintenu 7 mois éloigné des terrains, ne pouvant disputer que neuf rencontres. Malgré tout, il a marqué huit buts. Cette blessure compliquée a failli anticiper sa retraite, mais il s'en est remis et est revenu en pleine forme.

Les quatre saisons suivantes ont été, sans aucun doute, les plus prospères de l’attaquant suédois. Il s’est consacré au niveau européen en marquant 123 buts en 143 rencontres. Une moyenne spectaculaire qui frôle le but par rencontre, il a offert ces 4 dernières saisons une moyenne de 0,86 buts par rencontre. De plus, il s'est converti comme le Soulier d’Or en 2001 en marquant 35 buts en 37 rencontres.


Leader également en sélection

'Henke' n'a pas été seulement un joueur fixe au Celtic. Avec la sélection suédoise il s'est également consacré comme le point de référence de l’attaque. L’attaquant avait décidé de quitter la sélection après la Coupe du Monde 94, où la Suède avait été la révélation en obtenant le bronze. Cependant, trois circonstances ont fait qu'il ait changé d'opinion.

Premièrement, ses coéquipiers l'ont encouragé pour qu’il joue l'Euro du Portugal, puisqu’ils le considéraient comme l’une des bases de l'équipe. Deuxièmement, la pression populaire : le journal suédois 'Aftonbladet' a récolté plus de 110.000 signatures, en incluant celle du président de l'UEFA, Lenart Johansson, demandant son retour. Et dernièrement, Jordan, le fils du crack. L'histoire, après avoir annoncé son irrévocable retraite, est un classique : "Papa, pourquoi tu ne joues pas avec l'équipe nationale ?". Cela et la bonne forme physique du joueur, malgré ses 32 années, ont fait qu' 'Henke' ait décidé d'être présent au Portugal avec ses compatriotes.


Le Barça comble ses rêves

Les buts marqués avec le Celtic, sa bonne prestation à l’Euro -3 buts- et la nécessité de recruter depuis des saisons un '9', tout comme le fait d’être libre de tout contrat, ont finalement fait que la direction azulgrana se décide à lui faire signer un contrat de deux ans. De cette manière, Larsson voyait son rêve de jouer au club catalan et de pouvoir finir sa carrière d’une manière brillante, accomplis.

Au départ, on attendait au Camp Nou un autre attaquant, faisant du Suédois un complément.

Comme le joueur lui-même l’a indiqué lors de sa présentation le 30 juin, il espère s'adapter rapidement au club et clairement indiqué que "lorsque j’ai dit que je venais en Espagne, ce n’était pas pour y passer mes vacances". Enfin, le Barça a dans ses rangs un réel avant centre.




'Henke', plus intime

IDENTITE
Date de naissance : 20/09/1971
Lieu de naissance : Helsingborg (Suède)
Taille : 1,78 m.
Poids : 74 kg.
Etat civil : Marié avec Magdalena, 2 enfants, Jordan et Janella.


PARCOURS
Högborgs (89-91)
Helsinborg (92-93)
Feyenoord Rotterdam (93-97)
Celtic Glasgow (97-04)


SELECTION SUEDOISE
78 rencontres et 27 buts en tant qu’international.
Larsson s’est retiré de la sélection après la Coupe du Monde 2002, mais a cédé à la pression populaire (plus de 110.000 personne ont demandé son retour à travers la journal suédois 'Aftonbladet') et à la demande de son fils Jordan.


PALMARES
2 championnats avec le Celtic (2001, 2002)
1 Coupe avec le Celtic (2001)
1 Coupe de la League avec le Celtic (2001)
Finaliste de l’UEFA avec le Celtic (2003)


TITRES INDIVIDUELS
Meilleur joueur de Suède et d’Ecosse (1999)
Meilleur buteur du championnat écossais (2001, 2002 et 2003)
Soulier d’Or en 2001 avec 35 buts en 37 rencontres


Source : Mundo Deportivo

Posté par marco93fcb
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