De la même manière qu'il l'avait déjà fait il y a quelques semaines, le Comité d'appel a décidé hier de rejeter le recours intenté par l'Espanyol, qui visait à annuler la finale de Supercoupe de l'Espagne. Les avocats de l'Espanyol tentaient de démontrer que le fait que Xavi et Puyol jouent cette rencontre, alors qu'ils avaient selon eux, tout fait pour faire croire à une blessure pour ne pas jouer avec la sélection, était constitutif d'une illégalité qui pouvait conduire à l'annulation de la victoire blaugrana.
Dans sa décision qui est composée de huit points principaux, le comité revient sur les arguments présentés par l'Espanyol et par le Barça.

Dans un premier point, le Comité admet l'interprétation du Barça en vertu de laquelle la "déconvocation" des deux joueurs de la part de la Fédération, entraînait de plein droit, la disparition de l'interdiction de disputer une rencontre avec son Club dans les cinq jours qui suivent et ce, conformément à l'article 5 de l'annexe 1 du règlement de la FIFA.
Dans le septième fondement juridique, l’Appel indique qu'il y a bien eu une autorisation de ne pas jouer avec la sélection nationale provenant de Secrétaire Général de la RFEF. Les termes de la décision ne laissent aucun doute à ce propos.
Finalement, dans le huitième fondement, il indique que "en permettant aux joueurs d'abandonner la concentration (de la sélection nationale) [...] cela démontre implicitement sa volonté de ne pas faire appliquer de manière restrictive cette interdiction de jouer avec son Club.
Le Comité insiste sur le fait, que statuer dans le sens contraire conduirait à une situation d'insécurité juridique pour le Club qui s'exposerait à un recours de la part de la sélection nationale sans raison valable.