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La deuxième recrue du second projet : Ludovic Giuly (I)

Annonce | Giuly | jeudi 8 juillet 2004 à 23:49

Un jeune garçon humble qui est devenu le prince de Monaco…




Ludovic Giuly a cette passion pour le football dans le sang. Si Ronaldinho a suivi les pas de son plus grand frère, Roberto, et Juliano Belletti ceux de son père, Divaldo, le cas du Français est similaire. Autour de Dominique Giuly, père d'une modeste famille de Lyon, le joueur a reflété ses aspirations et son obsession pour triompher dans le football depuis tout petit.

Il a toujours été un petit garçon -maintenant il mesure 1.64 m.- mais très rapide, éveillé et mûr pour son âge. Sûrement par le peu de recours de sa famille, qui vivait dans un petit appartement des faubourgs de Lyon et le fait de devoir recourir chaque jour plusieurs kilomètres pour aller à l'école l'ont transformé en un gamin désinvolte, vif et qui avec le temps arriverait à être considéré comme le joueur le plus créatif de France.

"Depuis mes cinq ans j'ai toujours joué avec un ballon dans les pieds et j'ai toujours voulu être joueur professionnel, puisque le football est ma grande passion", a manifesté Giuly dans une récente interview. Dans les rues de son humble quartier, près d'une raffinerie, la plus grande et parfois seule illusion de cette petite promesse était de donner des coups de pied à un ballon pour imiter son père et à ses idoles de l'Olympique Lyonnais, quand les jeux et les cadeaux manquaient même pendant dans les périodes festives.


Ses premiers pas

Ça n'a jamais été facile d'arriver au sommet et on le ressent dans sa manière de joue. Il est très rapide au sprint, avec une grande capacité pour déborder son adversaire sur le terrain et avec une claire vocation offensive. Son talent a été découvert très tôt par son 'parrain', comme lui même le définit, Jean Tigana, qui n'a pas hésité à lui tendre la main et le faire débuter un inoubliable 21 janvier 1995 en Première Division Française lors d'un Lyon - Cannes (3-1). Giuly assurera plus tard qu'il maintiendra toujours une dette envers son découvreur pour avoir eu une confiance aveuglante en lui.

Afin de connaître les débuts de footballeur de 'Ludo', il faut remonter jusqu'à une petite ville à quelques kilomètres de Lyon, où le milieu de terrain a donné ses premières touches de balle dans la modeste équipe de Beaujolais-Mont d'Or. C'était le même club où son père, Dominique, a fait ses classes en tant que gardien de but amateur, avant de se convertir en entraîneur du centre de formation de l'Olympique Lyonnais.

Dans cette modeste équipe, le très jeune Giuly commençait à se distinguer avec clarté parmi ses coéquipiers et exhibait déjà son impressionnant talent avec le ballon, sa rapidité et sa malice, avec une volonté de fer. Pour cela, il assure que c'était de la même manière que son père. À l'époque, il avait déjà décidé que sa vie tournerait autour du football, toujours conseillé par un progéniteur qui voyait en lui le footballeur de succès qu'il n'a jamais pu devenir. Mais Tigana a été celui qui lui a fourni le tremplin vers son rêve sacré. Le technicien lui a ouvert les portes de ses débuts en Première division à 19 ans à l'Olympique Lyonnais, où Giuly a réalisé deux saisons et demie brillantes.


Jean Tigana, son parrain

Giuly n'oubliera jamais son parrain. Quand le Français se réfère aux origines de sa carrière, jamais il ne cache son dévouement et sa reconnaissance envers Tigana : "Dans une carrière, on a besoin de talent, mais aussi de beaucoup de chance et je l'ai eue en le connaissant. Ce fut Tigana qui m'a permis de débuter en Première Division", explique-t-il avec une profonde reconnaissance.

A 19 ans, le joueur a été sous les ordres de techniciens comme Jean Tigana, Guy Stephan et Bernard Lacombe. Son ambition et son souhait de triompher l'ont amené à prendre sa carrière très au sérieux.

Les numéros parlent d'eux même. Lors de sa première saison à l'Olympique Lyonnais, Giuly a marqué cinq buts en 36 rencontres et la suivante, il est parvenu à marquer 16 fois. Il s'est converti très tôt en un joueur indispensable pour une équipe lyonnaise qui est arrivée en finale de la Coupe de la France en 1996.

A l'OL, le joueur était sur le point de donner le saut définitif. Tandis que la presse se fondait en éloges sur lui et que les entraîneurs de la moitié de la France demandaient des nouvelles sur lui, Monaco réalisait un pari ferme pour le milieu de terrain. Giuly a signé pour le club monégasque en échange de 6,4 millions d'euros. L' 'humble' garçon de Lyon s'était converti en le nouveau prince de Monaco. Giuly ne tarderait pas à devenir le capitaine de l'équipe, le bleu évoluant en France le mieux payé et le cauchemar du Réel Madrid en quart de finale de la Ligue des Champions. Il était sur le point de mériter l'appellation de 'crack'.

Son autre grande passion est l'équitation. À Barcelone, Giuly espère pouvoir continuer à profiter de ce hobby. Et quant aux sports de compétition, le tennis est son favori.

Le pâtes le rendent fou et dès qu'il le peut, il essaye d'en cuisiner, dans n'importe quelles variantes : au pesto, à la bolognaise, en salade....

Il se déclare également être un fan inconditionnel de Maria Carey. Il assure que sa musique le détend et pour cela il l'écoute très souvent.

Il se dit être très aimable ("peut-être trop", soutient-il) et en même temps il aime plaisanter et "se moquer des gens", comme s'il s'agissait d'un petit rebelle.

Sur le plan sentimental, les choses ne se sont pas bien déroulées. Il s'est marié jeune mais le couple n'a duré que sept mois. Son 'ex' et sa descendance vivent toujours à Lyon.

Il entretient avec son père, Dominique, des rapports très étroits et spéciaux. Il a été son miroir, son idole et sa référence dans la vie. Une rumeur infondée selon laquelle son père le frappait petit a surgi en France, mais les deux l'ont clairement nié en temps voulu.

Le Français a toujours montré un grand sens humain et une conscience sociale. Maintenant, il apporte son aide à une association d'aide à des enfants autistes.

Son objectif à Barcelone, en plus de remporter des titres, est d'apprendre la langue catalane.




Source : Mundo Deportivo

Posté par marco93fcb
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