Sur le papier, le Barça est clairement favori pour la finale du Mondial des Clubs. Pourtant, l'Internacional de Porto Alegre peut causer de sérieux problèmes en utilisant ses meilleures armes...

L’équipe brésilienne, fondée en 1909, s’est proclamée cette année pour la première fois de son histoire championne de la Copa Libertadores (l'équivalent de la Champions League en Amérique du Sud), et prend très sérieusement sa première participation à un Championnat Mondial des Clubs. Son palmarès est complété par 3 championnats brésiliens (remportés en 1975, 76 et 79), 1 Coupe du Brésil (1992) et 37 Tournois gauchos.
Un adversaire sans grandes stars
L'Internacional est le grand rival citadin du Gremio de Porto Alegre, équipe où curieusement, a été formé le crack azulgrana Ronaldinho. Mais à la différence du Barça, l'Inter n’accumule pas les grandes stars dans ses rangs. L'idole locale est Fernandao, capitaine de l'équipe, un puissant milieu offensif de 28 ans et 1'90 m qui se fait remarquer par son efficacité en attaque (il a marqué 57 buts en 157 rencontres).
L'Inter ne répond pas au profil typique d’une équipe brésilienne. Il s'agit d'un bloc solide, physiquement fort, sécurisant en défense, mais sans trop de créativité et imagination. De plus, il compte avec un 'handicap' important : après avoir gagné la Libertadores, l’équipe a subi la 'fuite' de quatre de ses meilleurs joueurs : le buteur Sobis, le défenseur Jorge Wagner (les deux actuellement au Betis Seville) et les milieux de terrain Tinga (Borussia Dortmund) et Bolivar (Monaco).
Le départ de ces quatre joueurs a été compensé, en partie, par l'irruption de deux jeunes et prometteurs attaquants : Alexandre 'Pato' Rodrigues, 17 ans, et Luiz Adriano, 19. Les deux ont été les auteurs des buts qui ont permis la qualification de leur équipe pour la finale devant le champion africain, l'Al Ahly (2-1). Le premier a même été dans les tablettes d’Arsenal, mais finalement son contrat a été prolongé jusqu'en 2009 avec une clause de résiliation de 20 millions d'euros. L'autre buteur de l'équipe est Iarley, qui n'hésite pas à comparer Pato avec le même Ronaldo qui se distinguait à l’époque au Cruzeiro.
Ses atouts pour la finale
L'Internacional, qui dispute pour la première fois le Championnat Mondial des Clubs, assume qu'il aura la tâche difficile de quitter Yokohama victorieux, mais n’écarte pas de donner la surprise.
Dans la dernière conférence de presse avant la finale, le président du club, Fernando Carvalho Neto, l'entraîneur, Abel Braga, et le capitaine, Fernandao, étaient d'accord pour signaler leur respect pour le FC Barcelone, mais qu’ils ne le craignaient pas.
Braga a qualifié l'équipe de Frank Rijkaard comme la meilleure au monde, mais il ne la voit pas invincible et, pour donner un exemple, il a rappelé les problèmes que le Barça a récemment rencontrés devant Chelsea et le Real Madrid.
Braga a également promis que son équipe offrira une meilleure image que dans les demi-finales devant l'Al Ahly égyptien, bien qu'il n’ait pas montré ses cartes. Il a clairement indiqué, qu'il n'avait pas de stratégie révolutionnaire "pour ne pas rendre nerveux mes joueurs". Pas même pour arrêter Ronaldinho : "Un marquage individuel sur Ronaldinho n’a pas de sens, puisque le reste des joueurs peuvent aussi décider de la rencontre" a-t-il commenté.
Braga n’a qu’un seul joueur incertain, le Péruvien Martin Hidalgo, et a assuré qu'il attendra son évolution jusqu’à quelques avant le début de la rencontre.