FC Barcelona Clan Penya du FC Barcelone

L'alphabet de la déception

En Une | Club | mardi 20 mai 2008 à 11:16

Nouvelle saison encore plus cauchemardesque que la précédente, déjà qualifiée comme un échec à ne pas rééditer...

 

Une déception dans tous les sens du terme. Avec toutes les lettres. Pour la deuxième année consécutive, le club a réédité les mêmes péchés et les mêmes défauts de la saison précédente.  Le but était d’identifier les problèmes et envisager les solutions, avait déclaré Laporta en juin 2007, ce qui a entraîné le naufrage du projet final. Une nouvelle ère commence.

 

AUTO-COMPLAISANCE : péché capital du Barca plutôt que l’avarice qui aurait dû ramener des titres.  Le narcissisme d'être beau, riche et se sentir bon a condamné aussi bien l'auto-gestion que la mauvaise manière de contrôler la situation.

BOJAN KRKIC : le contraste à cette décrépitude, une lueur d'espoir pour l'avenir.  Le plus jeune de l’équipe a été un footballeur exemplaire.  Il a offert un rendement plus élevé que prévu et selon les besoins pour un garçon de 17 ans.

CASTELLDEFELS : la petite ville côtière de Barcelone qui, entre autre, est célèbre pour être le lieu où vivait Ronaldinho, lorsque c’était un jeune footballeur brésilien qui, il y a de cela quelques mois, fascinait le Camp Nou.

DECO : un pilier de l'équipe qui s’est affaibli au cours de ces deux dernières saisons au point d’agiter l'ensemble de la structure. Comme un remède aux mains de Guardiola ne garantit pas un retour à l'époque, le club l’a invité à partir et de le remplacer par un nouveau.

ETO’O : intouchable sur le terrain (16 buts en 18 matchs de Liga), bien qu’il reste au sec durant le moment crucial, et a une manière inappropriée de s’exprimer aux micros en disant qu'il n'avait pas d'amis dans le vestiaire et qu’il partirait s’il ne gagnait pas de titres. On ne dira rien au sujet de son absence au Bernabeu.

FANTASTIQUES : avec le F de fracaso (l'échec) et de frustration. Une splendide formule de quatre phénomènes célèbres qui a échouée. La fusion de ces êtres a été de la pure fanfaronnade, un bluff qui a donné des frissons au barcelonisme. Une fable avec une fin très malheureuse.

GUARDIOLA : le futur est déjà là. Avant l’heure et annoncé à l'avance pour contenir le flot d'indignation de la foule. L’entraîneur de la Tercera la plus suivie d'Espagne, champion hier avec la filiale. Le cerveau qui doit créer un nouveau Barça qui plaît et qui gagne.

HENRY : une année où il a essuyé les mauvaises performances, les plaintes et les critiques, parsemées de plus de buts que de bonnes performances.  Revendicatif, il a commencé à souffrir d'un disque de la colonne vertébrale, qui a guéri avant Noël ; le désir de ne pas voir sa fille Tea n'a pas encore été guéri.

INGLA : vice-président sportif depuis novembre. Marquer les lignes directrices sportives, afin d'assurer le respect, et sa capacité d'analyse furent les justifications pour sa nomination.  Résultat?  Rien. Aujourd'hui, il donnera des explications. (voir portail)

JORQUERA : il a joué deux matchs avant de se rompre le genou avec la Catalogne à San Mamés.  Pinto, son remplacement acheté lors du mercato hivernal, a joué trois matches sans enjeu et a été la victime du bouleversement général en encaissant 8 buts.

KOEMAN : l'entraîneur du pire Valence de ces derniers temps, qui a donné naissance au Barca en gagnant au Bernabeu et il a ensuite éliminé le Barça en Coupe d'Espagne avec un match ultradéfensif au Camp Nou et une victoire à Mestalla. Candidat au banc qui a perdu du crédit.

LAPORTA : Le président vit sa pire époque suite à son interventionnisme infructueux pour corriger les défauts qu’il a affirmé avoir détecté l'année dernière et une véhémence excessive qu’il a exposé en regardant les gradins. Impopulaire comme jamais, c’est sa dernière chance.

MESSI : la star de demain. Le seul qui a vraiment brillé et avec l'intensité attendue. Deux blessures au muscle du biceps fémoral de la jambe gauche ont fait fissurer l'équipe et la foule. Ses absences prolongées ont été notées.

NORMAN FOSTER : a présenté en septembre le Camp Nou du futur, remplis de lumière et de couleurs, encadré dans le projet de remaniement de toutes les installations du Barça. Le célèbre architecte bat 9 autres finalistes. Le budget pour la remise à neuf dépasse 250 millions.

OVEJAS NEGRAS (brebis galeuses) : La plainte d’Edmilson formulée en novembre et qui a été si critiquée, s'est révélée tout à fait exacte, sans que personne de l'intérieur ou de l'extérieur du vestiaire n’ait été en mesure d'empêcher le troupeau entier de s’égarer.

PUENTE AEREO (transport aérien) : le Barça l’a utilisé trois fois. Il n’a gagné jamais gagné un point à Getafe (2-0), à l’Atletico (4-2) et à Madrid (4-1). Rafa Marquez a obtenu des dizaines de points avec ses fréquents voyages vers la capitale pour voir sa petite amie.

QUIRÓFANO (table d’opération) : six joueurs ont été opérés. Le premier à y passer fût Eto’o, qui a manqué quatre mois de compétition, a été remplacé en janvier par Jorquera, Oleguer en février et Milito et Touré la semaine dernière. Giovani doit y passer aujourd'hui pour la cheville gauche.

RETARDS : parmi les nombreux acquis s’est ajouté l'habitude d’arriver en retard de vacances. Zambrotta et Thuram l'ont fait à deux reprises. Ronaldinho est le joueur qui a été le moins vu à la Masia.

SCHOLES : le bourreau du Barca. L'homme qui a coupé les ailes du Barça avec un but à Old Trafford. Travailleur discret et milieu de terrain de Manchester United qui profitera de sa dernière journée avant la finale de Moscou.

TXIKI BEGIRISTAIN : félicité après ses quatre signatures l'été dernier (Abidal, Toure, Milito et Henry), il paye maintenant sa part de responsabilité. C’est le premier gardien de l’équipe à avoir dépassé la permissivité.

UNION : mouvement de solidarité mis en place seulement pour dissimuler les excès de certains joueurs et de négliger les fonctions telles que la participation aux zones mixtes lors de la Champion’s League, acte condamné à une amende par le club. 

VILLARREAL : l'équipe qui a certifié l'échec du Barça. Ce fut le premier à battre le Barça au premier tour, avant de gagner au Camp Nou et, enfin, ils nous sont passés devant pour prendre la deuxième place et la qualification directe pour la Champion’s.

XAVI : a battu son record personnel de buts malgré qu’il soit depuis une décennie en équipe première.  Le troisième commandant de bord a avoué avoir appris grâce à une étape éphémère par le banc. Un foyer de tension au Bernabeu lui a fait manquer la dernière épreuve au Camp Nou.

YAYA TOURE : la première signature de la saison, qui a changé son nom afin de signer le contrat.  Excellente performance en tant que milieu de terrain. Un exemple de sacrifice puisqu’il a joué ces dernières semaines avec une hernie discale.

ZAMBROTTA : avec la tête à moitié entre Barcelone et son retour en Italie, il signera au Milan AC lorsque les deux clubs se mettront d’accord un jour pour rendre le transfert officiel.  Deux ans bourrés d’ombres et de lumières.

 


Source : El Periodico

Posté par TheBelgianLion
Article lu 6400 fois