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Il ne reste que 5 membres de la direction initiale de 2003

Article | Club | vendredi 11 juillet 2008 à 08:24

Ferrer, Godall, Castro et Cubells sont les seuls qui continuent aux côtés de Laporta...



Joan Laporta n’a pu conserver que 4 dirigeants à ses côtés (Alfons Godall, Jaume Ferrer, Alfons Castro et Josep Cubells) de la direction d’origine qui a assumé la direction du Barça en 2003 dans un mandat conflictuel et surtout, autodestructif.


Le coup de foudre : des groupes différents unis par le tandem Laporta-Rosell

Au tour de la base de L'Elefant Blau s’est construite une candidature qui a agglutiné des groupes de différentes provenances, qui partageait surtout le même âge –autour des 40 ans-, des racines catalanistes et le souhait de rompre avec le passé. Jordi Moix, camarade de Laporta à L'Elefant Blau, a été celui qui l’a mis en contact avec Sandro Rosell. Le rendez-vous a eu lieu à l’Hôtel Hesperia le 2 février 2003, quelques heures après la présentation par Joan Gaspart de Radomir Antic comme remplaçant de Louis Van Gaal. Le coup de foudre a été tel que Rosell a décliné la proposition de faire partie de la liste de Lluis Bassat. Josep Maria Bartomeu, ami intime de Sandro, a fait la jonction avec Marc Ingla, dans un déjeuner à la Cerdanya, et celui-ci a incorporé Ferran Soriano, un de ses associés de Cluster Consulting.

Le troisième grand groupe, Els Pinyols, est passé d’une idée de créer une opinion catalaniste à dévier son regard vers le Camp Nou et se joindre au projet. La sauce a bien pris malgré qu’au départ il semblait impossible de raccourcir la distance prise par Bassat devant le reste des candidats. La bonne entente s’est maintenue, bien que le protagonisme de certains membres a commencé à créer des jalousies et des luttes internes d’égos.


La première rupture : l’adieu de Rosell a atténué l’euphorie de la Liga 2005

Le Barça de Laporta a remporté la première Liga le 14 mai 2005 et le 31 Jordi Monès présentait sa démission. Une simple prémices de la première fracture de la direction, car le 3 juin, Sandro Rosell présentait la sienne, alors vice-président sportif et l’autre moitié du tandem charismatique qu’il formait avec Laporta, et qui était celle qui avait forgée cet effectif champion avec les transferts de Ronaldinho et Deco, entre autres. Le départ a provoqué une saignée : dans la direction –sont partis avec lui Josep Maria Bartomeu, Xavier Faus et Jordi Moix- et dans les gradins.

Les divergences entre Laporta et Rosell ont eu lieu très rapidement. L’ex vice-président était opposé à l’influence de Cruyff et ne faisait pas confiance à Rijkaard et Begiristain. C’est celui qui s’est plaint le plus du côté présidentialiste de Laporta, chaque fois plus enclin à prendre des décisions sans prendre en compte l’avis des responsables de chaque département. 4 vice-présidents (Soriano, Ingla, Vicens et Godall) ont exigé les démissions de Rosell et Bartomeu. 3 d’entre eux (Soriano, Ingla, Vicens) ont réclamé la même chose de Laporta.

Les conséquences de cette crise ont perduré par le charisme de Rosell. Une semaine avant le vote de dimanche il est réapparu pour annoncer qu’il se présenterait à des élections en cas de victoire de la motion.


Le nouveau clash : l’influence de Soriano emmène la moitié de la direction

Le faible lien d’union qui maintenait unies les 2 factions de la direction a éclaté dimanche soir à cause de la différente interprétation des résultats de la motion. Pour certains ce fut une victoire ; pour d’autres une défaite. Soriano, distant de Laporta à cause des manières du président et dans la crainte qu’une dérive du club mine ses prétentions électorales de 2010, en a fait une analyse négative. Avec lui se sont joints plusieurs dirigeants. Nombre d’entre eux déçus par la faible prise en compte de leur avis dans la prise de décisions.

Soriano, qui est entré dans le projet de la main de Rosell, a emmené avec lui Marc Ingla et sa femme, Claudia Vives-Fierro. Il a affronté la dernière crise en menant la faction qui demandait la démission de Laporta, convaincu qu’il était le principal responsable de la délicate situation du Barça. Malgré l’importance de sa fonction il a préféré quitter le navire sans boucler l’exercice comptable. Et il a laissé au Camp Nou le sujet des dettes dont il s’est occupé depuis 5 ans.

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Source : El Periodico

Posté par marco93fcb
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