Le renouveau de Ronaldinho et la transformation d'Henry rendent optimistes les supporters.
Glasgow pourrait être le tremplin du Barça, qui a besoin qu'il n'y ait pas que Messi qui inquiète les défenses adverses...
Ronnie est complémentaire avec Eto'o. Ils l'ont toujours démontré. Sur le terrain, ils se trouvent les yeux fermés. Ils manoeuvrent bien, en alternant les passes et en se rendant disponibles l'un pour l'autre. Le numéro 10 s'est entendu avec Henry contre Saragosse et Glasgow. Et ce dernier a déjà été efficace associé à Eto'o le peu de fois où ils ont été associés, comme lors de la victoire 4-0 contre Murcie, malgré le fait qu'ils sont tous les deux des avant-centres. Toutes les associations fonctionnent donc.

Quand, fin mai, on fera le bilan de cette saison, on pourra vérifier si Glasgow a bien été le tremplin nécessaire dont le Barça avait besoin pour qu'une saison médiocre devienne un succès. L'espoir de tous les supporters de Barcelone est que l'image qu'a montré l'équipe contre le Celtic ne soit pas un mirage. Et ils se raccrochent au facteur RH pour rester optimistes : "R" pour Ronaldinho, qui renaquit de ses prétendues cendres, et "H" pour Henry, qui a vécu de nouveau son passé de gunner, le meilleur compliment qu'on pouvait lui faire.
Messi a marqué deux buts sur la pelouse du Celtic Park, il a été le meilleur joueur de la rencontre, mais personne ne doutait de lui. On ne lui reprochait pas non plus d'avoir enchaîné deux mauvaises performances consécutives. Tout le monde sait que son génie est une valeur sûre. Il était juste un peu usé d'être étiqueté comme le "seul joueur déstabilisant" du Barça en l'absence d'Eto'o, face à l'irrégularité d'Henry et à la mauvaise passe de Ronaldinho. Mais à Glasgow, tout a changé. Les défenseurs écossais ont dû s'occuper de plus de cracks, pas seulement de Messi, et l'Argentin a brillé.
Le Brésilien, généreuxRonnie a de nouveau pris du plaisir en jouant au football, et l'équipe lui en a été reconnaissante, car elle en avait sensiblement besoin. Le Brésilien a toujours fait le bon choix dans ses passes, qu'elles soient courtes ou longues; il a alterné de nombreuses fois le jeu, en jouant rapidement, ce qui a créé de nombreuses situations de surnombre pour ses coéquipiers. Il a tenté de passer les défenseurs qui le marquaient, et s'est appliqué de la même façon a presser l'adversaire - ce qui jusque-là était son point faible- au point de récupérer cinq ballons, dont un qui a amené l'égalisation d'Henry. Minute après minute, il retrouvait ses meilleures sensations : c'est pourquoi, à la 73ème minute, il a froncé les sourcils quand il a vu que le tableau d'affichage appelait le numéro 10 pour être remplacé. Les applaudissements unanimes que lui ont adressés les supporters du Celtic lui ont redonné le sourire.
La prestation de Ronaldinho est impressionnante car il a amélioré le jeu de l'équipe, alors qu'il n'était pas à cent pour cent. Son évolution depuis quelques semaines est incontestable, et tout indique que s'il continue à progresser ainsi, il retrouvera tous ses moyens au bon moment lors de cette saison.
Le Français, à la gunnerThierry Henry n'était pas aussi hors de forme que Ronaldinho, mais son irrégularité commençait à être désespérante. À Glasgow il a réalisé un match plein, tant sur le plan individuel que collectif, en jouant comme "9", la position dans laquelle il se sent le plus à l'aise. Il s'est procuré des occasions (parmi les 24 tirs cadrés - record des 8èmes de finale et du Barça lors de cette Ligue des Champions- 5 sont de lui), et a aidé l'équipe par son pressing, dans le plus pur style Eto'o. Son apport a été couronné par un but magnifique, qui rappelle ceux qu'il marquait avec Arsenal. On devine que physiquement il ne pourra pas enchaîner deux parties d'un tel niveau, mais ce ne doit plus être un problème. Le retour d' Eto'o permettra de mettre en place une rotation entre le quatuor offensif.