Article | Thierry Henry | jeudi 25 octobre 2007 à 12:49
L'attaquant est encore loin d'être la star qui a émerveillé Arsenal et n'a pas obtenu non plus le niveau qu'il souhaitait atteindre fin octobre...
Cela fait aujourd'hui quatre mois que Thierry Henry a été présenté sur la pelouse du Camp Nou sous les acclamations du public. La majorité des personnes présentes n'ont pas encore perdu l'illusion de bientôt revoir le crack qui évoluait à Arsenal, mais ni eux, ni le joueur lui-même, ne pouvaient imaginer que le processus d'adaptation serait aussi coûteux.
Dans le vestiaire c’est là qu’il a eu le moins de problèmes. Ses relations avec ses compagnons ont été très positives dès le début. Son caractère ouvert lui a permis de se faire bien comprendre de tous les joueurs et, même, de parrainer les plus jeunes, comme Bojan Krkic.

Si du point de vue humain il s’est parfaitement intégré, sur le terrain il souffre beaucoup plus. Henry ne trouve pas sa place sur le terrain. D’être le centre des attentions à Arsenal, il est passé à un rôle plus secondaire, touchant moins de ballons et n’est pas la principale référence pour ses compagnons. Jouant au centre ou dans le couloir gauche, il ne paraît pas à son aise. Il a seulement marqué lors de deux parties sur les onze jouées avec le Barça - un contre l'Olympique de Lyon et ‘le hat-trick’ face à Levante - et il paraît éteint.
Du point de vue physique, les symptômes sont encore plus préoccupants. Henry est arrivé sans avoir joué le dernier tiers de la saison passée en raison d'une lésion musculaire et avait besoin de suivre un plan spécifique pour retrouver du tonus. Le joueur confiait entrer peu à peu dans la dynamique des matchs et acquérir petit à petit un rythme de compétition. Toute sa programmation a été chamboulée par la blessure d'Eto’o. Frank Rijkaard l’a titularisé de manière précipitée et au lieu de retrouver sa condition physique avec les entraînements, il a dû le faire par le biais des matchs, quelque chose qui n'est pas très recommandable.
En écartant l’aspect professionnel, il a également remarqué des changements dans sa vie personnelle entre la vie londonienne et barcelonaise. Il aime la capitale catalane et il ne regrette pas d'avoir changé d'airs, mais il est inévitable qu’il y ait une adaptation suite à son départ de l'Angleterre. Il a laissé beaucoup d’amis dans les îles britanniques, un style de vie et, spécialement, une fille qu'il veut à la folie. Trop de liens affectifs qui sont difficiles à ne pas avoir en tête et cela pour n’importe qui.
‘Titi’ est aussi un peu perturbé par le manque de rigidité qui entoure beaucoup d'aspects de la compétition espagnole. Le français était habitué à commencer la saison avec le calendrier en main, en sachant le jour et l'heure où se dérouleraient toutes les rencontres. Maintenant, par contre, il évolue dans une ligue désorganisée, avec ‘une guerre’ audiovisuelle et dans laquelle il est impossible d'avoir une prévision un minimum organisée.
Un autre élément qui le dérange, c’est l'improvisation qui règne dans les horaires et les jours d'entraînements. L'Arsenal de Wenger était beaucoup plus méthodique sur ce point, et il doit seulement s'habituer à des changements continus. Cette méthode de travail n’est pas propre au Barça, mais à la grande majorité des équipes de la Liga espagnole. Cette semaine, par exemple, une improvisation a fait qu’au lieu de se reposer jeudi comme cela était prévu, Rijkaard a décidé après le match de Glasgow, que l'équipe se reposerait mercredi, hier, et qu’ensuite les joueurs reprendraient le travail.
Source : Sport.es
Posté par inho11
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