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Basket : Un clam

Article | Basket | samedi 5 mars 2005 à 17:05

Le Palau s'est prononcé sans aucuns doutes contre la gestion de la direction sur la section de basket Le public blaugrana a reçu et dit au revoir le président au cri de “Laporta, démission”…




Le Palau fut un 'clam'. Les culés du Blaugrana se sont prononcés de manière inéquivoque, prononcée et démocratique contre le cap qu'a pris la section de basket, et, comme il était en droit d'attendre, ils ont centralisé leurs critiques vers le président, Joan Laporta, qui a accompli sa promesse faite lundi et a assisté au grand rendez-vous du Barça-Real Madrid, dans lequel il a été reçu et renvoyé avec des cris de "Laporta, démission !" qui pourraient se considérer comme unanimes et, surtout, spontanés.

Laporta est apparu dans la loge à 20:36, quatre minutes avant le début officiel de la rencontre, avec le temps juste pour être témoin des derniers exercices d'échauffement et de la minute de rigueur avant le coup de sifflet initial.

Cela a donné peu de marge, mais le public culé a profité au maximum de ce temps dont il a disposé avant de se tourner à nouveau vers la poste et de commencer à encourager, comme toujours, son équipe. Et tandis que le président connaissait ses premiers instants dans la loge saluant plusieurs personnes présentes, déjà situés sur leur siège, également Lolo Sainz, de nombreux spectateurs qui l'attendaient depuis un moment le visage tourné vers la loge, ont commencé à le conspuer, à sortir des mouchoirs blancs et à exhiber des pancartes en guise de protestation. Peu à peu le ton est moté, et quand on a écouté les premiers cris de "Laporta, démission ; Laporta, démission !", le président était déjà assis, avec le visage fixé vers le centre de la piste. Et il a alors pu constater que la grande majorité des culés qui sont venus hier au Palau se sont joints à eux. Et peu après, l'infatigable peña des Dracs a entonné le populaire “¡Que se vaya, dile que se vaya, dile que se vaya...!” (Qu'il parte, dites-lui qu'il parte... !)

Ce furent 2 minutes, peut être moins. Mais très tendues. Et incontestables. Ce fut de plus une expression de violence, sans excès ni sorties de ton. Ce, en réalité, une libre expression d'une représentation non méprisable de la 'gent blaugrana'.





Laporta a résisté

Et il n'y a pas eu plus de temps. Le Grec Pitsilkas a lancé le ballon en l'air et le grand a démarré.

Tandis que la rencontre était en jeu, le Palau a oublié Laporta et s'est concentré exclusivement pour soutenir ses joueurs jusqu'à dernière haleine. Seulement à 6:50 de la fin et avec 64-63, s'est produit un temps mort, une partie du public a recommencé à se tourner vers la loge, à crier et à reprocher. Mais rien de plus. La rencontre s'est renouée immédiatement.

Ce fut à la fin lorsque les regards se sont dirigés vers la loge. Mais Laporta n'y était plus. Le président, tandis que l'équipe fêtait sa victoire sur le centre de la poste, a été le premier à quitter sa place, sans perdre de temps dans les au revoir. Mais il n'est pas parti immédiatement ; il est resté au deuxième rang, debout, et on a pu le voir lever le pouce, en direction de la piste, probablement un signe de communication avec Manolo Flores.





Et ainsi il est parti

Quelques secondes avant que le public qui ovationnait ses joueurs, a tenté de faire parvenir au président, une autre fois, son désaccord. Les cris sont de nouveau apparus "Laporta, démission !" Mais ils ont peu duré, parce qu'ils étaient restés sans destinataire.

À Laporta, il ne reste plus aucun doute.


Source : Mundo Deportivo




Tension et silence dans la loge

De nombreux dirigeants, parmi lesquels n'étaient pas présents ni Bartomeu ni Rosell, ont soutenu Laporta et Jaume Ferrer





Joan Laporta a supporté l'averse dans la Loge du Palau, avec un visage qui reflétait la tension vécue sur le moment et entourée par une bonne partie de ses dirigeants. Bartomeu a choisi de ne pas y aller et Sandro Rosell a excusé son absence, tandis que Jordi Moix a été témoin de la rencontre depuis le premier rang de la Loge. Ce fut en fait, les premiers grands coups de sifflet que Laporta a reçu en tant que président du club. Il y a eu des mouchoirs blancs et il a dû écouter des cris de "Laporta, démission". Il craignait la réaction du public du Palau, mais elle n'empêche pas d'être douloureuse.

Le président a été entouré par la moitié des drigeants : Jaume Ferrer, le nouveau responsable de la section de basket ; Alfons Godall, qui ne pouvait pas laisser son ami Laporta affronté seul le public du Palau ; Toni Rovira, un bon ami de Ferrer depuis des années ; Jordi Moix, le seul dirigeant présent proches des idées de Sandro Rosell ; en plus du secrétaire et porte-parole Xavier Cambra et des membres Claudia Vives-Fierro et Josep Cubells.

Il n'y a pas eu de déclarations après la rencontre. "Nous allons analyser ce qui s'est passé et nous ferons des déclarations après la rencontre face à Estudiantes", a commenté Jaume Ferrer, sur qui retombent en ces moments une bonne partie des regards. Le dirigeant se trouve au centre d'une situation dans laquelle en fait il n'a pas été le protagoniste principal. Le problème n'est pas nouveau pour la section de basket, mais en revancje elle l'est pour lui.


Le mécontentement du Palau

Les Barcelonistas du Palau sont sur le pied de guerre depuis le début de la saison, lorsque le prix des abonnements ont été montés d'une manière qu'ils considèrent comme exagérée. Un autre point de désaccord avec Laporta est l'obligation de devenir socios du club, condition qui n'était pas requise jusqu'à présent pour disposer d'un abonnement au Palau. Finalement, toute la restructuration des sections (basket inclus) depuis que Laporta a décidé de nommer Valero Rivera directeur général n'a jamais été bien accueillie.

En ce qui concerne concrètement le basket, il y a eu trop de départs de personnes importantes qui faisaient partie d'une structure qui fonctionnait bien et qui a été retouchée. Le public du Palau a clairement montré hier son mécontentement avec la direction. Des tracts que la penya Dracs'91 distribue après chaque rencontre parmi les joueurs, les employés, des techniciens, et la cantera reprenait hier une lettre adressée à Joan Laporta dans laquelle ce mécontentement se rendait manifeste.

Les dirigeants qui sont venus à la Loge étaient des connaisseurs de la situation et ils savaient qu'une réaction comme celle qui s'est produite pouvait avoir lieu. Ils ont supporté l'averse et ont soutenu par leur présence Laporta et, surtout, Jaume Ferrer. Ensemble ils ont affronté la première grande bronca contre la direction. Des membres importants de Comissió Social, comme Jacint Borras, y ont assisté au Palau.

Celui qui n'était pas présent était Josep Maria Bartomeu. Son absence a eu diverses interprétations. Les dirigeants qui ont assisté ont considéré comme respectable sa décision d'être resté à la maison, puisqu'il revenait à Laporta de se montrer et il y a ceux qui ont indiqué que Bartomeu est resté à la maison justement pour éviter un plus fort séisme. Quoiqu'il en soit, personne n'a fait un drame de l'absence de l'antérieur responsable de la section de basket.

Il reste un travail ardu à la direction de Laporta, qui est de reconquérir le public du Palau. La victoire face au Real Madrid a été fantastique, ce qui a permis à Laporta d'entendre moins de sifflets. Une fois la situation analysée, il est prévu pour dimanche une première valorisation de la situation.





Source : Mundo Deportivo

Posté par marco93fcb
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