Le Real Madrid n'a fait rien de particulier, mais a su forcer une fin à pile ou face et remporter la victoire…
Un panier de Pat Burke à sept dixièmes de la fin -quand la prolongation était une évidence- a donné la victoire au Real Madrid au Palau, chose qui n'arrivait pas depuis quatre ans. Ce fut un KO douloureux pour le Winterthur Barcelona qui malgré l'absence de Dueñas a toujours maintenu une option pour la victoire. Mais en fin de compte, les blaugrana sont tombés là où d'autres saisons ils gagnaient : dans les dernières minutes de vérité. Le partiel du dernier quart temps en dit long : 7-15.
En réalisant une lecture globale du choc, le Barça a payé, par la suite, son faible pourcentage de lancer francs (56%) un facteur décisif dans ce type de rencontre, entravé et avec beaucoup de fautes. Et les points de deux joueurs essentiels comme Navarro et Bodiroga ont manqué (13 points entre les deux) et cela s'est fait remarqué dans un collectif qui n'est pas nombreux en effectif et où devient plus qu'évident la nécessité de renforts.
Malgré cela, il a été là au score jusqu'à la fin, bien qu'il ait fini par mourir sur le bord de la rive. Un coup de massue final a jeté par terre la tâche déployée tout au long de la rencontre où les Barcelonais, malgré leur infériorité dans la raquette (31 rebonds pour 41 du Real Madrid) avaient montré leur aspiration au triomphe.
Dans le premier quart temps, l'équipe de Montes a toujours mené grâce à un bon travail défensif -le Real Madrid semblait obstiné à jouer l'extérieur- et la réussite d'Ilievski en l'attaque qui lui permettrait d'arriver à obtenir un avantage maximal de 9 points (19-10 et 22-13).
Dans les débuts du deuxième quart temps, malgré le fait que la saignée des lancers francs commençait à se faire ressentir, le troisième panier à 3 points d'Ilievski donnait l'avantage maximal au Barça (26-16, 13'). Cependant, bientôt allaient s'accumuler les mauvaises nouvelles : Ilievski a dû s'asseoir sur le banc pour un contretemps à la cheville droite et Navarro commettait sa troisième faute.
Maljkovic a ordonné une zone qui a freiné la production de paniers blaugrana et en attaque Bullock a décidée d'assumer le commandement des opérations. Résultat : un partiel de 0-11 qui a permis aux blancs de se placer pour la première fois devant au score (26-27) et arriver au repos en tête avec un panier du débutant Troy Bell. C'était une prémonition.
Dans la première action du troisième quart temps, Bullock donnait au Real Madrid son avantage maximal (36-40). Mais le Winterthur FC Barcelone a su réagir grâce au fait que le Real Madrid se voyait signaler des fautes antisportives dans cette période.
Bien que point par point à cause des erreurs dans les lancers libres, le bon travail derrière des blaugrana -Trias, De la Fuente et Fucka- leur a permis de récupérer l'avantage au tableau d'affichage.
Maljkovic chargeait son jeu intérieur au vue de la mince précision au-delà des 6,25 m pour profiter de sa supériorité dans cette facette (Hervelle a réaliser un bon travail).
Mais la production venait des 'petits'. Dans la ligne droite finale de cette période, le Winterthur Barcelona, après quelques bonnes minutes en défense s'est de nouveau envolé au tableau d'affichage (55-48) en arrivant à la fin avec six points d'avance (57-51). C'était un bon signal prenant en compte le mauvais pourcentage dans les lancers francs et de la supériorité des Madrilènes sous les panneaux.
Maljkovic, qui alternerait les défenseurs tout au long de la rencontre, a ordonné de monter la pression derrière de ses joueurs et le Barça, a perdu de la clairvoyance en attaque au niveau collectif. Les blaugrana n'ont plus trouvé les panneaux d'un Real Madrid qui, avec un partiel de 0-6, avait nivelé la rencontre avec Bullock assumant toute la responsabilité.
La rencontre s'est acheminée vers un pile ou face qui les dernières rencontres tournait à l'avantage des blaugranas. Et à la différence des autres occasions, le contraire s'est produit. À 40'' de la fin, un bras roulé de Bell plaçait le Real Madrid devant (63-64).
Le Real Madrid n'était pas en bonus. Bullock a commis une faute à 21''. Dans l'action suivante à 13'', le ballon était en faveur du Barça. Les blaugrana avaient le triomphe dans leurs mains. Mais ils ont mal joué le coup à 4'', les arbitres ont signalé une faute à Sonko. C'était la cinquième faute personnelle d'équipe et Ilievski disposait de deux lancers francs. Le meneur de jeu d'origine macédonienne n'a pas réussi le premier et a annoté le second (64-64). Il restait 4 secondes. Le Real Madrid a monté le ballon avec célérité et celui-ci est parvenu à Burke qui à 7 dixièmes a obtenu le panier de la victoire signant ainsi sa remarquable rencontre. Une défaite qui fait mal.
Winterthur FC Barcelona (22+14+21+7) : Ilievski (17), Navarro (6), Bodiroga (7), Fucka (12), Gasol (5) -5 de départ-, De la Fuente (6), Trias (7), Drejer (1) et Grimau (3).
Real Madrid (13+25+13+15) : Sonko (4), Bullock (24), Gelabale (3), Fotsis (9), Reyes (4) -5 de départ-, Hervelle (2), Herreros (2), Troy Bell (4) et Burke (14).
7.000 spectateurs ont assisté à la rencontre disputée au Palau Blaugrana correspondante à la 13ème journée de la Liga ACB. Dans les gradins étaient présents des recruteurs de 6 équipes de NBA : Washington, San Antonio, Atlanta, Indiana, Golden State et Portland.
Source : Sport