Array Real Madrid 3-4 FC Barcelone : ¡Puta Madre! - FC Barcelona Clan

En Une | Clasico Et Derby | jeudi 27 mars 2014 à 01:22  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Un clasico spectaculaire permet aux catalans de revenir à 1 point du duo de tête.

Les faits et le jeu


La vie ou la mort, le choix est simple pour les catalans. S'imposer face à un Real invaincu depuis octobre ou bien définitivement sombrer dans cette dernière ligne droite de la saison. Le Santiago Bernabeu est très bouillant, confiant aussi. Parce que les madrilènes abordent ce match en position de force et sentent que c'est peut-être le match qui changera définitivement la donne, la passe d'arme entre les deux équipes dans la domination de ce championnat.

Carlo Ancelotti a promis son onze de gala, il tient sa parole à l'annonce des deux équipes. Diego Lopez dans les buts, comme d'habitude en championnat. La défense est composée des deux latéraux offensifs, Carvajal et Marcelo, ainsi que de l'axe habituel Pepe-S.Ramos. Xabi Alonso, Modric et Di Maria en guise de trio, et devant, la fameuse BBC, Bale, Benzema et Cristiano Ronaldo.
Tata Martino avait annoncé avoir déjà son onze en tête depuis le match face à Osasuna. Les médias parlaient d'une compo "jugones" avec Neymar, et sans surprises, c'est bien cette alignation qui est de mise. Valdes aux cages, Alves et Alba sur les ailes avec Piqué et Mascherano dans l'axe. Au milieu, Busquets sera accompagné de Xavi et Cesc. Iniesta est plus haut à gauche, Neymar à droite et Messi dans l'axe.



La rencontre débute et les barcelonais ont tout de suite le ballon. Les schémas sont clairs, deux 4-3-3 avec des madrilènes bien haut qui pressent le porteur. Ils ont la volonté d'aller chercher les catalans très haut mais les visiteurs font parler leur supériorité technique. Xavi aide Busquets à la relance, et à la perte du ballon, Cesc rejoint le trident offensif au pressing et se repositionne au milieu pour former un 4-5-1 en phase défensive. D'ailleurs, l'ancien gunner permute souvent avec Iniesta qui est très libre malgré sa position initiale.  La première opportunité sera pour Neymar. Lancé à droite par Messi, le brésilien est trop excentré et sa frappe n'inquiète pas Diego Lopez (4'). Le pressing merengue parvient à être efficace par moment. Iniesta côté gauche temporise trop et se fait chipper le ballon, Benzema le reçoit dans la surface mais se précipite et écrase sa frappe qui passe à côté (5'). Le match monte petit à petit niveau intensité, on peut dores et déjà constater la qualité technique des vingt-deux acteurs. Les catalans font tourner le ballon face à des locaux qui lèvent le pied niveau pressing mais qui restent haut sur la pelouse. Neymar décroche et sert Fàbregas qui joue en première intention vers Messi. Le changement de rythme est parfait et l'argentin se retrouve lancé face au but avec un Iniesta seul à gauche, oublié par Carvajal mais surtout Bale. L'argentin a de l'espace devant lui grâce à Neymar qui a pu embarqué Sergio Ramos. La Pulga sert son compère sur un plateau et le Manchego fusille Diego Lopez, 1-0 après 7 minutes de jeu. Un but dans le pur style du Barça qui conclue une séquence de 24 passes par un but. À noter sur l'action un trio Neymar - Cesc - Messi qui aura son importance sur cette première mi temps. Les blaugranas dominent ce premier quart d'heure et le Real tente des attaques plus directes. Bale sert Benzema qui temporise et tente la frappe lointaine mais sans grand danger pour Valdes (13'). Dans la minute qui suit, Di Maria se positionne côté gauche et se joue de Alves, Mascherano et Cesc. Il la passe à Benzema seul dans la surface et frappe du gauche, au dessus ! Une occasion quasi-immanquable de l'ancien lyonnais qui sonne comme une alerte pour les barcelonais.


Le match monte encore en intensité, un degré supérieur. Les hommes de Martino continuent de dominer le match et c'est une nouvelle fois le trio Neymar - Cesc - Messi qui se met en évidence. Le premier est côté gauche et décroche en embarquant cette fois-ci Pepe. Le brésilien ressort dans le milieu pour Fàbregas qui voit Messi partir dans le dos de Sergio Ramos à partir de la droite. Cesc lance son coéquipier, Messi accélère jusque dans la surface mais croise trop son tir (16'). Les culés sont patients, dominent le milieu -avec Xavi et Cesc qui sont ominiprésents- et accélèrent d'un coup en surprenant la ligne défensive merengue. Cristiano Ronaldo est inexistant. L'international portugais a tenté par deux fois de chercher le pénalty, sans succès. Sur le terrain il n'arrive pas à se mettre en évidence malgré son occupation dans l'axe. Il dézonne un peu pour toucher le cuir, et veut tenter la frappe mais Valdes capte le cuir (18'). Une deuxième opportunité pour le Barça est à signaler avec Messi qui lance rapidement Neymar, mais le brésilien tergiverse (là où un Pedro aurait été létal) et Marcelo parvient à contrer son tir (19'). Le Barça vient de laisser passer l'occasion de faire le break. Dès lors, les hommes d'Ancelotti entrent dans leur temps fort. Ce 4-3-3 modulable en 4-2-4 avec la présence de Di Maria sur l'aile gauche commence à faire mal. Malgré un abus du jeu long, les merengues commencent à dominer et attaquent principalement à gauche, là où Alves est délaissé par Xavi et Neymar. Bale écarte le jeu à gauche vers un Di Maria étrangement seul. L'argentin a le temps de contrôler et centrer vers Benzema. Mascherano ne sent pas l'attaquant français dans son dos et est dépassé par celui-ci dans le duel aérien. Valdes tente la claquette mais le ballon finit sa course dans les filets, 1-1. Le Santiago Bernabeu exulte et malgré un petit malaise, Di Maria revient sur la pelouse et ne baisse pas le rythme. Les madrilènes mettent le feu, pressent haut et sont agressifs. Les coéquipiers de Xavi n'y arrivent pas et le Barça souffre. Di Maria est tout simplement énorme et arrive à faire oublier les prestations ternes de Xabi et Modric. Une récupération haute permet aux merengues de profiter des espaces, Modric et Marcelo combinent face à Xavi et Cesc passifs. Alves est seul face à Marcelo et Di Maria, le brésilien sert l'argentin qui centre. C'est au tour de Piqué de ne pas suivre le déplacement de Benzema pendant que Mascherano est trop court et l'international tricolore enchaine le contrôle et la frappe, imparable, 2-1. Il n'y a que 4 minutes d'écart entre les deux buts de Benzema. Les hommes de Martino sont à la limite de la rupture, Di Maria encore lui se joue d'Alves et centre au second poteau. Alba et Cesc ne se parlent pas et Benzema réceptionne le centre et bat Valdes d'un intérieur pied gauche mais Piqué sauve sur sa ligne (26'). Les catalans ont eu chaud, très chaud. Heureusement qu'il y a Xavi qui arrive à soulager les siens en gardant le cuir et en résistant face au pressing des merengues.


Les blaugranas reprennent leurs esprits, comme sonnés par ces dix minutes de folies, ils reviennent petit à petit dans la partie et retrouvent le contrôle du match. Côté merengue le milieu existe peu, Xabi Alonso est complètement à l'ouest et Modric n'agit que par période. Seul Di Maria arrive à compenser ces manques. Cesc joue sobrement et ses déplacements sont utiles, Iniesta monte en puissance tandis que Piqué tient la défense avec maitrise. Le temps fort du Real est passé et n'arrivent plus à profiter des contres. Comme sur ce déboulé de Marcelo qui offre un 4 contre 3 pour les madrilènes, le brésilien décale pour Cristiano dans la surface côté gauche. Au lieu de jouer en première intention pour Marcelo, ce qui aurait provoqué un trois contre deux dans la surface, le portugais temporise et veut effacer Piqué, mais le défenseur espagnol prend le dessus (34'). Une situation qui reflète le match du pichichi de la Liga. Les madrilènes pressent peu et le bloc blaugrana monte d'un cran. Ils tentent d'aller chercher l'égalisation mais avec plus d'intelligence que de folie. De droite à gauche, le ballon circule, tentant de trouver la faille, jusqu'à ce que Messi hérite du cuir. Il trouve Fàbregas près de la surface dos au jeu pour un une-deux, l'argentin se défait de S.Ramos et trouve Neymar dans la surface sur une passe dont lui seul a le secret. Carvajal est passif, S.Ramos ne suit pas la Pulga, seul Pepe est concerné. Le brésilien est contré mais Messi surgit avant S.Ramos qui assiste à la scène, le 10 argentin contrôle, feinte et frappe au premier poteau en quelques secondes, 2-2. Encore une fois c'est le trio Cesc - Messi - Neymar qui se met en évidence, le quadruple ballon d'or a été cherché cette égalisation en trouvant des angles impossibles sur ses passes, puis sur sa frappe où sa vitesse d'exécution est époustouflante. S'en suit une échauffourée provoquée par Cesc et Pepe, les deux seront avertis. La dernière occase de cette mi-temps sera pour Benzema, sur un centre de Carvajal (après une récupération haute), le français place sa tête mais ça passe juste à côté.



Quel spectacle ! 45 minutes seulements et c'est déjà considéré comme le meilleur match de la saison tous championnats confondus. Les catalans ont attaqués pied au plancher mais ont vécus une sacré tornade (surtout à gauche) durant le deuxième quart d'heure. Mais ils se sont repris pour aller chercher l'égalisation et ont montrés leur supériorité technique. Di Maria et Benzema ont été les plus actifs côt madrilène, tandis que Xavi, Iniesta et Cesc ont tenus l'entrejeu et le trio Cesc - Neymar - Messi s'est avéré décisif.


Second acte, sans changements, les catalans reprennent leur domination. Les locaux font profil bas et attendent les espaces pour exploser en contre. À la perte du ballon, le pressing blaugrana est bien exécuté et la supériorité technique est toujours évidente. Les "jugones" sont très mobiles à l'image d'un Fàbregas qui propose toujours une solution entre les lignes et qui permute quand il le faut. Après une première période "montagne russe", Mascherano s'est largement repris et semble en mesure de se remettre au niveau. Il est important à signaler que les merengues n'ont toujours pas obtenus de corner (le premier et dernier corner madrilène arrivera à l'heure de jeu), ce qui enlève une possibilité aux locaux de mettre à mal leur rival. Les culés quant à eux, ne jouent pas leur corners à deux, le tireur envoit dans la boîte. Les hommes d'Ancelotti veulent jouer de manière plus directe, moins élaborée qu'en première mi temps durant leur temps fort. Alors Bale entame un rush côté droit vers l'intérieur, le gallois casse les lignes et sert Benzema légèrement hors-jeu, mais le buteur madrilène bute sur Valdes qui sauve les siens (52'). C'est un temps fort des barcelonais mais les merengues arrivent à profiter de la moindre situation. Deux minutes après le face à face perdu de Benzema, un bon pressing contraint Valdes à botter en touche. La touche est rapidement jouée, Benzema hérite du ballon et dévie en première intention pour Cristiano Ronaldo qui accélère, Dani Alves le fauche et pénalty ! Le ralenti montrera que la faute a été commise en dehors de la surface, mais l'ancien mancunien ne se fait pas prier et transforme la sentence, 3-2. Au niveau du scénario ça devient fou et ce n'est pas fini. Los blancos reprennent confiance et mettent plus d'intensité sur le pressing, parfois trop. Xavi est encore là pour soulager les siens et les catalans arrivent à se défaire de ce pressing. Mais pas toujours, Cristiano côté gauche centre pour Benzema dans la surface, qui, d'une subtile talonnade entre deux défenseurs sert Bale qui se retrouve face à Valdes mais le portier avait anticipé en bouchant son angle (59'). Une minute plus tard, à la réception d'un corner mal dégagé, Iniesta tente la demi-volée du gauche, c'est légèrement dévié mais ça frôle la lucarne.


Ce n'est pas la même intensité qu'en première mi temps, mais la qualité est là. Auteur d'un grand match, Di Maria fatigue un peu et ne peut plus harceler le porteur et apporter le danger sur le côté comme il a pu le faire. Neymar est peu en vue, il tente une frappe molle du gauche, sans succès (61'). Le Real mène et se contente de laisser le ballon avec quelques phases de pressing agressif mais par période, et reste plus en mode contre mais avec un bloc toujours haut, ce qui peut être surprenant. Martino envoie Pedro à l'échauffement, un retour au 4-3-3 classique est envisageable. Mais le tournant du match arrive et Pedro attendra. Xavi chipe le ballon à Di Maria dans le rond central, les catalans font tourner et les madrilènes se mettent en place, toujours avec la ligne défensive plutôt haute. Messi à la ligne médiane lance Neymar qui fait une diagonale de la droite, le brésilien part dans le dos de Marcelo et la passe est tout simplement magistrale. Le crack contrôle dans la surface mais est fauché par Sergio Ramos. Pénalty et carton rouge pour le capitaine madrilène ! Au ralenti, l'andalous est derrière l'attaquant barcelonais mais le touche avec son pied, à l'ancienne, mais Mallenco a vu juste et le Real doit jouer à dix pendant 25 minutes. À l'origine de cette action avec une passe laser hors du temps, Messi se charge de transformer ce pénalty, égalisation du Barça, 3-3. La Liga est encore jouable, l'opportunité est trop belle pour les compagnons de Xavi. Dans la foulée, Ancelotti réagit et sort le double buteur Benzema pour Varane. Le but est de passer en 4-4-1, avec un bloc plus bas et jouer les contres si possible. Si Benzema sort c'est aussi pour ne pas prendre de risque avec sa cuisse, Cristiano joue en pointe. Di Maria se décale à gauche et Bale joue à droite. Le nul dans ce contexte arrange le leader. Quelques minutes plus tard, c'est Pedro qui entre en scène, mais Martino préfère faire sortir Neymar et garder la confiugration actuelle. La volonté du technicien argentin est de garder le contrôle sur le match, avoir la mainmise et ne pas se précipiter. Le plan se déroule comme prévu, les catalans profite de sa supériorité numérique pour conserver le ballon, avancer et se créer les opportunités. Messi est à la conclusion d'un beau mouvement mais Pepe contre son tir (73'). Dans la minute qui suit, Alba récupère le cuir dans son camp vers le point de corner. Les barcelonais entament une séquence de possession depuis leur défense, et le bloc remonte petit à petit avec quelques combinaisons bien senties et les blaugranas sont déjà devant la surface adverse. Alves hérite du cuir à 25 mètres, le bloc madrilène est étonnement attentiste, alors le brésilien frappe de l'extérieur mais la pelote heurte le poteau. C'est la plus belle occasion de cette seconde période, et la plus magnifique.

Xavi est toujours omniprésent dans le jeu catalan, son influence ne baisse pas d'un poil et guide le jeu catalan à la perfection. Le capitaine ne perd pas le ballon, le bonifie et se rend toujours disponible. Cette saison Martino avait plusieurs fois fait sortir la Maquina quand le Barça devait aller chercher une victoire, ce soir il a compris que la victoire se fera avec son capitaine sur la pelouse. El Tata passe à l'offensive dans ce dernier quart d'heure et exécute la dernire phase de son plan : un retour au 4-3-3 classique. Fàbregas sort pour Alexis Sanchez (79'). Iniesta retrouve le milieu, Pedro passe à gauche et le chilien à droite. Les barcelonais continuent de faire tourner le ballon et le bloc est de plus en plus haut. Mascherano se permet même de dépasser la ligne médiane et tenter une frappe lointaine, ça passe au dessus (82'). Les madrilènes tentent quand même d'optimiser leur possession et de conserver le ballon le plus haut possible, mais sans trop de succs. Busquets évolue ce soir à son meilleur niveau, le contraste avec la prestation de son homologue Xabi Alonso est saisissante. Les catalans vont à l'attaque, Xavi trouve Iniesta entre les lignes, le Manchego tic, une touche pour Pedro dans la surface, tac, le une-deux est effectué. L'Illusionniste tente de passer entre Carvajal et Alonso mais le basque le stoppe irrégulièrement, pénalty ! Incroyable scénario avec un troisième pénalty sifflé, à cause d'un Xabi Alonso complètement naïf sur cette action. Messi, encore, se concentre, et place le ballon en lucarne, 4-3 à quelques minutes du terme. Ce match est tout simplement renversant, Ancelotti fait entrer Isco à la place d'un Di Maria carbonisé. Les madrilènes tentent le tout pour le tout, mais les catalans sont sérieux et rigoureux défensivement. Cristiano tente d'amener le danger, sans succès. La maitrise reste catalane, l'opportunité d'aller marquer un cinquième but se présente mais Alexis oublie Alves seul à sa droite. Morata entre à la place de Modric, les locaux tentent, mais les barcelonais sont toujours en surnombre. Coup de sifflet final et victoire barcelonaise !

C'est le clasico le plus spectaculaire depuis des lustres. Tout y était, la qualité technique, les joueurs, le contexte, le scénario, les polémiques, un partidazo ! Les barcelonais ont finalement optés pour la vie et le sursaut d'orgueil attendu a bien eu lieu. Un très grand match des catalans emmenés par un Messi et Iniesta des grands soirs. Les madrilènes ont eu le mérite de jouer leur temps fort à fond mais la supériorité affichée durant cette saison n'a pas eu lieu face à Barcelone. La faute à une bataille du milieu totalement perdue (Xabi inexistant et Modric peu influent) et à un Cristiano Ronaldo et Bale trop irréguliers. Seuls Pepe, Benzema et Di Maria ont été à la hauteur de ce grand rendez-vous. Côté blaugrana, Martino remporte son deuxième clasico de la saison et a pris le risque d'aligner Neymar plutôt que Pedro, mais ce risque a payé. Le Barça revient à 1 point du Real, qui se voit doublé par l'Atlético dans le leadership. Ce fut une soirée inoubliable, la Liga est totalement relancée.

 

 

Les joueurs



Valdes : 7

Sa main n'est pas assez ferme sur la tête de Benzema, sur le second but c'est imparable. Pour le reste, le portier catalan n'a pas grand chose à faire et assure au pied selon les circonstances. Mais il sort une parade décisive face à l'attaquant français contre le cours du jeu. Et aussi ce face à face avec Bale.


Alves : 6.5

Les madrilènes l'ont harcelés sur son côté durant leur temps fort. Dans les duels, il ne se fait prendre à défaut que deux fois mais souvent il est en infériorité numérique, comme sur le second but. Il montre même son agacement en signalant à ses coéquipiers qu'il est toujours seul face à trois merengues. Pour le reste, le latéral auriverde assure balle au pied.


Mascherano : 6

Au même titre que son latéral, il passe un sale quart d'heure lorsque les madrilènes mettent le feu. Positionné axe-droit, sa mission était de stopper Cristiano grâce à sa vitesse et son agressivité. Il est directement impliqué sur le premier but, court sur le second, il n'a pas rassuré. Mais le jefecito se reprend en seconde période, petit à petit pour retrouver l'autorité naturelle qu'il impose à l'équipe.


Piqué : 8

Sa passivité devant le déplacement de Benzema lors de son deuxième but sera la seule véritable erreur du central espagnol. Mais un match énorme est à mettre à son actif. Tranchant dans ses interventions, imposant sur les duels, il sauve même un but tout fait pour empêcher son équipe de couler. Cristiano n'a pas existé face à lui et il a bien épaulé Alba grâce à sa couverture.


Alba : 7.5

Les madrilènes ont peu attaqués sur son côté et son adversaire du jour (Bale) ne s'est pas mis en évidence. Il y a peut-être une raison à cela. L'ancien ché a fait parler sa pointe de vitesse, et offensivement il a su occuper le couloir pour apporter du soutien.


Busquets : 7.5

Le poulpe est de retour. Ce soir il a tout fait. De la couverture bien sentie, des interceptions intelligentes et son légendaire sang froid face au pressing adverse. Mais aussi, ce petit coup de vice discret en essuyant son crampon sur la tête à Pepe. Quand Busi se met au niveau, il ne le fait pas qu'à moitié.


Xavi : 8.5

Il a mené la victoire de la bataille du milieu. Il n'est pas l'homme du match parce que Iniesta a illuminé la rencontre et Messi est impliqué sur tous les buts. Mais la Maquina était partout ce soir. Un jeu propre, des déplacements incessants entre les lignes et il apporte beaucoup de soulagement dans le temps faible de son équipe, grâce à sa conservation du ballon. Du très grand Xavi ce soir (malgré sa passivité sur le second but).


Cesc : 7


Pendant une heure Fàbregas se montre sans se montrer. L'ancien gunner permute, se déplace intelligemment et joue simple. Il est un élément important de cette animation car il amène un travail de l'ombre peu visible qui permet aux leaders techniques de s'exprimer. Sans faire de bruit il est impliqué sur les deux premiers buts, et a beaucoup travailler défensivement. Exténué au fil de la rencontre il cède sa place à Alexis Sanchez dans le dernier quart d'heure, qui aura apporter plus de pressing et de repli. Mais peu en réussite balle au pied.

Neymar : 6.5

La perle brésilienne livre un match plein de contrastes. Des pertes de balles ridicules, un travail défensif proche du néant (Alves le réprimande au bout de 5 minutes) et pas du tout à l'aise côté droit. Mais l'ancien de Santos initie le changement de rythme sur le premier but et est impliqué sur le second. Il provoque aussi le pénalty qui sera le tournant de la rencontre. Ce n'est pas la même performance qu'à l'aller, mais Neymar revient petit à petit après quelques semaines difficiles. Il cède sa place à Pedro (69') qui a apporté beaucoup de dynamisme et d'allant offensif.


Messi : 9

Choisir un clasico pour dépasser Hugo Sanchez (légende du Real Madrid) au classement des buteurs de l'histoire de la Liga, c'est être un sadique. Choisir le clasico le plus décisif depuis longtemps pour dépasser Alfredo Di Stefano (légende du Real Madrid) au classement des buteurs de l'histoire des clasicos, c'est ne pas avoir de sentiment. Choisir ce clasico pour rappeler qu'il n'a aucun équivalent sur Terre et qu'un trophée individuel n'est pas une vérité absolue c'est savoir remettre de l'ordre dans ce sport. Et le faire au Santiago Bernabeu en embrassant son écusson ça n'a pas de prix.


Iniesta : 9.5

Eto'o, la représentation même de l'égo surdimensionné dit avant le match "c'est le joueur qui interprète le mieux le football". Et le camerounais n'a pas tort. Don Andres a enfilé le smoking, sorti le violon et la partition peut commencer. De la conservation en marchant sur l'eau, des demie-tours qui ont fait mal à Carvajal, une caresse sur le cuir... Il ne contrôle pas le ballon, il ne conduit pas le ballon, il l'endort et hypnose l'adversaire. Il y a ce pénalty provoqué après un magnifique une-deux avec Pedro où il ose s'engouffrer entre deux madrilènes mais il y a ce premier but. Comme pour casser cette image de gentil garçon, il place une mine sous la barre et du gauche. "Partidazo" n'est pas un terme assez fort pour définir ce match. "Iniestazo" est désormais plus approprié.

 

Fiche technique


Real Madrid :
Diego López; Carvajal, Pepe, Sergio Ramos (c), Marcelo; Xabi Alonso, Modric (Morata, 89'), Di María (Isco, 84'); Bale, Benzema (Varane, 65') et Cristiano Ronaldo.

FC Barcelona :
Valdés; Alves, Piqué, Mascherano, Jordi Alba; Busquets, Xavi (c), Cesc (Alexis, 78'); Neymar (Pedro, 69'), Messi et Iniesta.

Arbitre : Undiano Mallenco

Avertissements : Di María (34'), Pepe (42'), Cesc (42'), X. Alonso (85'), Cristiano Ronaldo (85')

Expulsion :
Sergio Ramos (64')

Buts : 0-1, min. 7 : Iniesta. 1-1, min. 20 : Benzema. 2-1, min. 23 : Benzema. 2-2, min. 42 : Messi. 3-2, min. 54 : Cristiano Ronaldo (p). 3-3, min. 65 : Messi (p). 3-4, min. 85 : Messi (p).

75 000 spectateurs.


Posté par Tele-Santana
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