Array Au revoir Samuel ! - FC Barcelona Clan

Article | Eto'o | lundi 27 juillet 2009 à 04:08  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

5 ans qu'il portait le maillot bleu et grenat du Barça. Et de moments magnifiques et difficiles vécus au cours de son épopée. Revisitons son parcours blaugrana avant son départ pour l'Inter de Milan...

 

1995, l’année où commence une nouvelle aventure pour un jeune ado de 14 ans, débarquant en France sans papiers et sans le moindre sou en poche. Mais des rêves plein la tête… Quelques années plus tard, après être revenu au Cameroun et avoir fait une bonne escale de sa vie en Espagne, son portefeuille a trouvé de quoi se remplir. Mais surtout, cet homme a maintenant un nom : Samuel Eto’o.


Mais c’est le 8 mai 2004 que les choses auront beaucoup changées. Ce jour là, le stade Santiago Bernabeu a eu droit à une corrida. Les matadors, de blanc vêtus, ont été vaincus par les taureaux de Mallorca 1 à 5. En tête de la troupe : Samuel Eto’o, un joueur qui a la rage contre son ancien club, qui l’avait jugé pas assez bon pour le conserver. Et c’est bien là un des arguments de Txiki Begiristain pour recruter ce jeune fauve au Barça, parce qu’il a faim de se venger contre les Galactiques.


Le 12 août 2004, Txiki Begiristain, secrétaire technique du Barça, se payait un beau petit cadeau d’anniversaire pour ses 40 ans : une poignée de main avec Samuel Eto’o et sa signature en bas du contrat qui allait l’unir au Barça pendant de multiples années. Les éloges fusaient du toute part sur cette signature. « Le Barça a recruté l’une des merveilles du monde », disait un dirigeant de Mallorca.

 

Txiki, Eto'o, Laporta et Rijkaard

 

Très vite, le joueur s’impose et trouve un allier de choc en la présence de Ronaldinho, arrivé au Barça un an avant lui. Ensemble, ils formeront sans doute l’un des plus beaux duo d’attaque en Europe et conquerront ensemble leur premier titre de champion. L’année suivante, le duo est encore mieux rodé et une jeune pousse s’ajoute à leur efficacité : Leo Messi. Ensemble, ils vaincront en Liga mais également dans toute l’Europe en remportant le championnat espagnol ainsi que la seconde Champion’s League de l’histoire du club. Eto’o marqua le but égalisateur et fût élu meilleur joueur de la soirée. 


En septembre 2006, dans le Weserstadion de Brême, la première catastrophe arrive. Eto’o se blesse et sera out 5 mois. Apte pour la seconde partie de saison, il coule avec le navire barcelonais qui, malgré qu’il fût solide leader, laisse finalement l’adversaire madrilène revenir à hauteur et est coiffé à la différence de but.


Eto’o a faim de revanche. Il se prépare d’arrache-pied pour la saison à venir. Peut-être même trop… puisqu’il se blesse lors du Gamper et ratera une nouvelle fois la première partie de saison. Eto’o revient, rageur, et inscrit 16 buts en 18 matchs de championnat disputés. Mais pour finalement en arriver au même résultat : le club ne remporte rien.


Son départ est vivement évoqué à l’été 2008 à l’arrivée de Guardiola. Deco et Ronaldinho prennent la porte tandis que lui finalement reste, après avoir refusé l’offre sans doute la plus insolite de l’histoire du football venue tout droit de Kuruvchi, en Ouzbékistan. Sa continuité acquise, Eto’o montre tout de suite de quoi il est capable. Le train est maintenant sur les rails, plus rien ne peut arriver. L’équipe remporte les 3 trophées et Eto’o les marque de son emprunte par ses 30 buts inscrits en championnat et son but en finale face à Manchester.


Eto'o


Eto’o aura été l’un des éléments essentiels de ces 5 dernières saisons du Barça et les aura marqué par son caractère, par son dévouement et surtout par ses buts, la majorité d’entre eux ayant été décisifs. Toujours lorsque l’équipe en avait besoin, il est arrivé, comme le prouve les buts inscrits face à Arsenal et Manchester United en finale des Champion’s League 2006 et 2009.


Sa production moyenne aura tout de même été impressionnante : 0,65 but inscrit à chacune de ses sorties, ce qui fit de lui, dans un premier temps, un titulaire indiscutable de l’équipe de Frank Rijkaard mais il en fût de même sous Guardiola. Eto’o fût le ‘9’ de référence du Barça durant ces 5 dernières années.


Cependant, il est impossible de parler également de Eto’o sans pour autant citer ses dérapages. Déjà coutumier du fait à Leganés, lorsqu’il n’avait que 17 ans et qu’il avait refusé de voyager à Jerez, sachant qu’il allait être remplaçant, à Mallorca lorsqu’il avait pris par le col son coéquipier Campano dans le vestiaire en lançant un « va te faire fou*** », Eto’o a, à plusieurs reprises, dérapés alors qu’il appartenait au FC Barcelona. On citera ses problèmes avec les journalistes français, voire même avec les journalistes camerounais (dont il en a blessé un d’un coup de tête), une autre réplique du dernier geste de Zidane sur un joueur tunisien lors de la CAN 2008, de l’incident de Vilafranca, et d’autres… Voilà les deux faces du Lion camerounais, qui peut rugir sur aussi bien qu’en dehors du terrain, bien que dans les deux cas, le mot rugir a une signification différente.


Enfin, en terme de conclusion de l’épopée de Eto’o au Barça suite à son départ pour l’Inter de Milan, c’est sans doute l’un des dirigeant de Mallorca qui, il y a 5 ans, lors de son transfert au Barça, avait eu les mots les plus justes pour décrire ce joueur, sans qu’il n’y ait besoin d’actualiser ses paroles : « Samuel est intelligent, très mûr pour son âge, impulsif, sur de lui, mais avec un grand cœur. Sa plus grande qualité humaine est la justice, il se peut qu’il se trompe mais ce n’est pas intentionnel ».

 

Eto’o en chiffres, c’est…

Eto'o et ses trophées
 

200, comme le nombre de matchs qu’il aura joué sous le maillot blaugrana
130, comme le nombre de buts qu’il a marqué sous le maillot blaugrana (quatrième meilleur buteur de l’histoire du club)
108, comme le nombre de buts qu’il a marqué en 144 matchs de Liga (troisième meilleur buteur de l’histoire du club)
24, comme le nombre de millions qu’avait coûté son achat en 2004
18, comme le nombre de buts qu’il a marqué en Coupe d’Europe (dixième meilleur buteur de l’histoire du club)
8, comme le nombre de trophées qu’il a gagné avec le Barça (3 Ligas, 2 Champion’s League, 2 Supercoupes d’Espagne 1 Coupe du Roi)
5, comme le nombre de saisons qu’il a passé au Barça
2, comme le nombre de buts qu’il a inscrit en finale d’une Champion’s League
2, comme le nombre de Ballon d’Or Africain qu’il a reçu lors de son étape au Barça (2004 et 2005)
2, comme le nombre de blessures graves qu’il a eu au Barça (2006 et 2007)
2, comme le nombre fois où il s’est fait coiffé au poteau par Diego Forlan pour le titre de Pichichi
1, comme le nombre de fois où il a été élu Pichichi de la Liga (2005-2006)
1, comme le nombre de fois où il a été nommé meilleur joueur de la finale de la Champion’s League

 

Au revoir Samuel ! Et merci !


Crédits photos : El Mundo Deportivo

 


Posté par TheBelgianLion
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