Array Atletico Madrid - FC Barcelone : Premier test - FC Barcelona Clan

En Une | Supercopa | mardi 20 août 2013 à 23:31  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Premier choc de la saison pour le premier trophée. Le Barça devra se défaire de l'Atletico Madrid pour espérer accrocher la Supercoupe d'Espagne. Ça commence par un déplacement périlleux au Vicente Calderon.

La pretemporada des deux équipes

L'été a été plutôt calme à Barcelone, un bon nombre de recrues étaient attendues après le fiasco de la Champion's League la saison dernière, pourtant la seule arrivée (jusqu'à maintenant) est le brésilien Neymar. L'ex pensionnaire du Santos arrive avec de grands espoirs quant à son intégration dans le moule blaugrana, ainsi que sa complémentarité avec Messi. Sans oublier les retombées économiques sur le club. Le numéro 11 commence à se mettre à l'aise, ses prestations dans les matchs de présaison et son entrée face à Levante en sont la preuve.

L'autre recrue n'est pas venue pour chausser les crampons mais plutôt pour diriger cette équipe en quête de revanche. Gerardo "Tata" Martino, ancien coach des Newell's Old Boys et sélectionneur du Paraguay, débarque dans la maison blaugrana, avec une certaine pression relative aux exigences du club et de la qualité de l'effectif.

Du côté des départs, Villa a été "donné" à l'Atlético pour 5.1 millions d'euros (bonus inclus), le staff a décidé de se séparer d'un gros salaire (une clause stipulait une augmentation salariale pour cette saison).

Thiago Alcantara a rejoint quant à lui son mentor Pep Guardiola au Bayern Munich, le jeune espagnol n'a pas digéré le manque de soutien du staff technique pendant la période d'intersaison, et a été flatté par le projet de Pep en Allemagne. Le Barça touche néanmoins 25 millions d'euros de cette transaction.

Delofeu part aussi, mais sous forme de prêt, à Everton. Il devrait gagner du temps de jeu par rapport à celui qu'il aurait eu en restant au Barça.

Sinon l'effectif reste le même, Dos Santos est finalement maintenu. Sergi Roberto est promu en équipe première. Les deux joueurs ont plutôt brillé pendant les matchs de préparation, et auront sûrement leurs chances cette saison.

Pour ce qui est du jeu, cela ne devrait pas trop changer, Martino tentera tout d'abord de redonner aux joueurs cette envie et cette faim de victoires qui les rendaient aussi efficaces. Le pressing est l'une des priorités de son projet de jeu et devrait être retrouvé au plus vite. L'équipe devrait se montrer plus mobile (surtout dans les 30 derniers mètres) et être plus présente à la finition (2 à 4 joueurs dans la zone de réparation à la conclusion d'une attaque). Une concurrence devrait aussi être instaurée dans tous les postes, ce qui permettrait d'avoir des joueurs frais physiquement, de maintenir tous les joueurs concentrés et de réduire cette "Messi-dépendance" qui a fait tant mal la saison dernière avec la blessure de ce dernier.

 

 

 

De son côté, l'Atlético a perdu son "franchise player" à l'intersaison, Falcao est parti rejoindre le nouveau projet de Monaco contre une soixantaine de millions d'euros. Une somme qui a permis aux colchonneros de renforcer leur effectif. Leo Baptistao est recruté du voisin madrilène le Rayo Vallecano pour renforcer l'attaque, David Villa apportera son expérience et sa palette de buteur, et Demichelis incarne le souhait de Simeone de jouer plus proprement, d'épurer la relance et d'avoir un vrai leader à cette défense. Quant à Emiliano Insua (ex. Sporting Lisbonne) et Daniel Aranzubia (ex. Deportivo), ils devraient être des solutions de rechange, du moins pendant les premières semaines de la saison.

L'autre bonne nouvelle est le prolongement du prêt du gardien Thibault Courtois, le jeune belge a été l'un des facteurs les plus influents de la saison passée, et sa présence devant les cages apporte une sérénité supplémentaire à une défense bien solide.

La confirmation des jeunes espoirs est tout aussi importante. Koke est en train de confirmer son grand potentiel en gagnant une place de titulaire, et Oliver Torres justifie chaque minute qu'il passe sur le rectangle vert. La relève au milieu de terrain est bien assurée.

La présaison de l'Atlético a été positive, l'équipe ayant enregistré 4 victoires: 4-2 contre Numancia, 1-0 contre le Sportig Cristal (Pérou), 1-0 contre le Nacional (Uruguay) et 2-0 contre Las Palmas. Pour seulement une seule défaite, face à l'Estudiantes.

Le principal chantier de Simeone cette saison sera l'après-Falcao, le buteur colombien a laissé sa trace dans ce club en marquant 70 buts en deux saisons, et en étant surtout décisif dans les matchs importants. Mais le néo-monégasque profitait aussi du travail de l'ombre accompli par son compère en attaque Diego Costa, le brésilien a été hyper-actif sur tous les fronts de l'attaque, ouvrant des espaces à Falcao et marquant une trentaine de buts en 3 saisons, quand même.

Les contres sont toujours le point fort de cette équipe, comme l'a démontré le premier match de la Liga contre le FC Séville, l'équipe n'est pas parvenue à faire la différence avant de se replier un peu et de procéder en contres. Ce qui pourrait marcher face aux équipes joueuses comme le Barça justement.

 

 

La rentrée des deux équipes

 

Le championnat en Espagne vient de commencer sur les chapeaux de roue pour les uns, et avec quelques désillusions pour les autres.

De leur côté le Barça et l’Atletico ont bien tiré leur épingle du jeu en cette première journée, et si ça été facile pour la Tata Team qui a atomisé Levante, ce fût plus laborieux pour la clique de Simeone, qui ont souffert face à une bonne équipe de Séville. Même si à la fin ils ont empoché les trois points de la victoire grâce à leur enfant terrible Diego Costa.

On attendait avec impatience le début de cette Liga pour les Blaugranas, et cela pour diverses raisons. La première est évidement l’état de l’équipe après une fin de saison pour le moins chaotique, entre une Liga historique et une fin de parcours calamiteuse en Champion's League. Il y a aussi les premiers pas en Liga de la nouvelle star Neymar et son état de santé, ainsi que l’incertitude et l’inquiétude générées par l’absence de Leo Messi suite à une surcharge musculaire. Mais la plus importante est sans doute l’impact du nouveau coach Tata Martino sur l’équipe. Ce dernier se retrouvant parachuté sur le banc du Barça en pleine préparation de la présaison suite à une autre rechute de l’ancien coach Tito Vilanova. Ce qui a finalement poussé la direction à lui trouver un remplaçant.



Donc trop de questions et d’attentes pour ce premier match où les Blaugranas recevaient Levante, onzième du championnat l’année dernière, un club qui posait de grosses difficultés même aux deux grands d’Espagne, le Barça et le Real.

Et le moins que l’on puisse dire est que la réponse fut retentissante. Le match a été un récital, un régal en tout points de vue. Des buts suite à des actions d’école, des combinaisons à foison, une technique, une intensité et une vélocité retrouvée. Mais c’est surtout le retour du pressing et la compacité du bloc tant chers aux culés qui ont le plus rasséréné. Ça sera donc une large victoire au score fleuve de 7 à 0 avec six buts marqués en première période et une possession de balle de 77%.

Le fait marquant est que tous les attaquants ont marqués, le 1er but sera signé par un Alexis très en jambes, Messi et Pedro y vont eux de leur doublés, le Maestro Xavi et le remuant Alvés complèteront le tableau avec un but chacun. On notera la bonne prestation de tout l’effectif, Cesc très efficace sera passeur décisif plus d’une fois. Neymar, entré à la 63ème minute, fera des misères avec sa palette technique à une défense de Levante complètement dépassée.

Des matchs comme celui d’hier sont à renouveler le plus de fois possible, et si la plupart des supporters savent qu’il ne faut point s’enflammer, que ce n’est que le premier match et que la route est longue, tout le monde sur la planète Barça attend la suite avec impatience. Ce qui ne saurait tarder puisque le Barça se déplacera à Vincente Caldéron pour rencontrer les Colchonneros en match aller de la Supercopa d’Espagne, ce mercredi 21 août .

Ces derniers, étaient en déplacement hier au Sanchez Pizjuan pour rencontrer Séville. Même si les deux équipes ont perdus des éléments importants au cours du mercato, Falcao pour les Madrilènes, Navas et Negredo pour les Andalous, le match entre les deux grands tacticiens que sont Simeone et Emery a été de bonne facture. Une partie composée de belles phases de jeu et de beaux buts, surtout celui de Perroti pour Séville, ceux de l’Altléti ont été signés Diego Costa (x2) et C. Rodriguez.

L’absence de Falcao ne s’est pas fait trop sentir, puisque Diego Costa a brillé. Le brésilien, qui a vécu dans l’ombre du Tigre pendant longtemps (malgré une énorme saison 2012-2013) peut enfin recevoir les louanges qu’il mérite. Auteur d’un doublé hier, il porte carrément l’attaque sur ses épaules. Généreux dans l’effort, frôlant la correctionnel la plupart du temps de par son engagement physique, il représente le danger numéro un de cette équipe. Outre le brésilien, le club de la capitale peut aussi compter sur David Villa qui connaît bien la maison Blaugrana, ainsi que sur le jeune Oliver Torres, qui a fait une rentrée remarquable hier. Sans oublier les Koke, Gabi, Miranda... Un collectif soudé.

Avec Simeone, les Colchonneros prennent de l’assurance de plus en plus, deviennent plus expérimentés et capables de gérer une rencontre de bout en bout.

Rien ne serait plus bénéfique pour la confiance de l’équipe qu’un trophée gagné en début de saison, surtout contre une équipe redoutable menée par un fin stratège.

 

Les convoqués


Adriano est le seul véritable absent pour la Supercoupe. Le brésilien est suspendu suite à son carton rouge reçu l'an dernier contre le Real Madrid dans la même compétition. Pour le reste, Tata Martino peut compter sur l'ensemble de son effectif, mise à part Puyol qui est en phase de récupération.

Chez les Colchonneros, Diego Simeone a toute l'équipe à disposition.

 

La saison de la confirmation pour les colchonneros ?

 

La saison passée, la bande du Cholo a montré qu'ils pouvaient concurrencer le Real et le Barça sur le long terme. Même si l'Atletico Madrid finit à la troisième place en perdant sur la régularité, ils ont néanmoins tenu tête aux deux mastodontes pendant une bonne partie de la saison. Une équipe compacte, soudée, et réaliste, avec à la baguette l'entraineur argentin qui leur a insufflé un esprit de guerrier.

Mais là où les matelassiers ont montrés qu'ils n'avaient plus peur de personne, c'est lors de la finale de Copa del Rey contre l'ennemi juré du Real. Après quatorze années sans victoire dans les derbys madrilènes, l'Atletico Madrid remporte la Copa dans l'antre de Bernabeu face au Real Madrid. Dans un match équilibré, les hommes de Diego Simeone sont revenus au score par l'intermédiaire de Diego Costa (suite à un très bon travail de Falcao) puis Miranda donne le but de la victoire en prolongations. Cette victoire est comme la fin d'une ère où l'Atletico était considéré comme le looser éternel. Avec Diego Simeone, la donne a changée, et dès son arrivée au cours de la saison 2011-2012.

En effet, l'entraineur argentin a "contaminé" ses joueurs. Il leur a transmis sa grinta, son mental d'acier et son tempérament de guerrier. Les fruits de son travail ont été récoltés dès ses premiers mois avec une victoire en Europa League, puis une fessée donnée à Chelsea en Supercoupe d'Europe. L'autre objectif était de refaire du club madrilène un concurrent sérieux en championnat, El Cholo les qualifie en Champion's League.

Cette nouvelle saison est donc celle de la confirmation. Celle où les rojiblancos sont considérés comme des favoris et un outsider très dangereux en C1. Avec le départ de Falcao, le club madrilène a pu bâtir un effectif plus large pour ne pas subir la fatigue trop vite. Arranzubia, Insua, Demichelis, la présence plus visible d'Oliver Torres, Baptistao, David Villa, il y a une profondeur de banc pour jouer sur tous les tableaux. Il n'est pas impossible de voir d'autres joueurs poser leurs valises dans la capitale. Diego Simeone a aussi l'intention de retrouver un jeu plus fluide, comme lors de ses six premiers mois, où, un meneur de jeu comme Diego apportait plus de beauté dans le jeu colchonnero. La saison dernière, l'Atletico était plus pragmatique, plus réaliste, l'entraineur argentin voudrait retrouver plus de beauté, de fluidité dans ses phases offensives.

Avec l'expérience acquise sur les deux dernières saisons, Simeone peut compter sur des valeurs sures. Si Thibault Courtois confirme les espoirs placés en lui dans les cages, la défense est très complémentaire entre le rugueux urugayen Godin et le brésilien Miranda. Sur les ailes, Juanfran et Filipe Luis apportent énormément offensivement sans être dépassé derrière. Au milieu, les excellents Mario Suarez et le capitaine Gabi ratissent, taclent, récupèrent et relancent avec propreté. Arda Turan et Koke sont chargés d'alimenter les ailes. Sans pour autant être de vrais ailiers, le turc et l'espoir espagnol apportent de la technique dans l'entrejeu et du danger sur les seconds ballons. Villa est en pointe, pour remplacer Falcao. À ses côtés, Diego Costa. Si il y a un élément à retenir, à surveiller, il s'agit bien sur de l'attaquant brésilien. Longtemps sous estimé par la présence de Radamel Falcao, Diego Simeone lui sait qu'il aurait été insensé de se séparer de Costa tant son travail est inestimable. Que ce soit pour défendre, presser ou marquer, l'ancien attaquant du Rayo Vallecano ne rechigne pas à la tâche. Il fait le sale boulot. Celui qui a permis à Falcao d'étaler son talent en attaque. En effet, l'attaquant auriverde se déplace sur toute la largeur, supporte la charge défensive adverse, fait remonter le bloc, par une protection de balle efficace et le don de provoquer les fautes. Il sait provoquer aussi les joueurs et les faire sortir de la rencontre. Une sorte de Sergio Busquets en pointe. Car si il a le talent pour aller marquer des buts, il est aussi très intelligent dans le jeu. Il est le symbole même de la philosophie Simeone. Du talent, du travail, de la grinta et du caractère. Il est le danger numéro 1 à surveiller.



Pour finir, c'est un match dangereux aussi de par le déplacement au Vicente Calderon. Même si le Barça a remporté ses trois derniers matchs à Madrid, ce ne fut jamais aussi simple. Par exemple lors de la saison 2011-2012, il aura fallu un coup franc venu d'ailleurs de Messi et un grand Valdes en fin de match (Guardiola fera même entrer en jeu Piqué) pour rapporter les trois points. L'Atletico se sent toujours transcendé par l'évènement, surtout quand il s'agit d'affronter le Barça à domicile. Alors il ne sera pas étonnant de voir des madrilènes mettre une grosse intensité dans le pressing, les duels ou les offensives.

Que le spectacle commence !

 

 


Article rédigé par : Jade, Mohbarca et Tele-Santana.

 



Posté par Tele-Santana
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