Article | Victor Valdés | vendredi 10 décembre 2004 à 17:49
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Deux ans et demi après ses débuts officiels en équipe première, un Victor Valdés totalement consolidé et en qui le corps technique a entièrement confiance. "J'ai peur de me relaxer à certain moment et que cela porte préjudice à la suite du match"
Dans une entrevue dans laquelle nous avons évité de parler des choses qui le dérangeaient, notamment de ses problèmes avec Louis Van Gaal. Victor Valdes parle de ses sentations en étant gardien, de ses progrès et de sa forme, mais également de sa vie au centre de du terrain et en dehors.
En quoi l'équipe à t-elle changée cette année ?
"Il n'y a pas de changements concrets. Il s'agit de plusieurs facteurs. De nouvelles personnes sont arriver avec l'envie de faire de grande. Nous nous sommes amélioré tactiquement, on presse plus et nous arrivons plus facilement dans la surface adverse. L'équipe est concentrée dans son travail".
Et le système est en train de fonctionner.
"La ligne défensive commence dès l'attaquant qui est le premier à presser. Nous sommes une équipe soudée. Il existe un risque avec l'espace qu'il y a entre la défense et le gardien mais nous nous en sortons bien avec le hors-jeu".
Et en quoi à changé Valdés ?
"J'ai joué plus de matchs et j'ai accumulé plus d'expérience. Cela te donne confiance pour continuer à travailler et se sentir plus à l'aise sur le terrain. J'ai plus de confiance".
Les cages du Barça sont plus grandes que celles d'autres clubs ?
"Non, je ne les vois pas plus grandes. Les cages du Barça sont celles d'un grand club et c'est pour cela qu'on les voient peut être plus grandes qu'elles ne le sont..."
Comment vois-tu les matchs depuis là-bas ?
"Je profite des moments durant l'équipe joue bien. On a dans les cages une perspective différente de celle que peut avoir mes coéquipiers, mais être là-bas donne la possibilité de voir des choses que d'autres ne peuvent faire. C'est une position privilégiée".
Il y a eu des époques durant lesquelles tu t'es abstrais et ne voulais pas parler à la presse.
"C'est vrai, mais je n'avais rien contre personne. Je sais qu"il a des obligations dans ce club au niveau de la presse et je dois attendre les médias et je l'accepte. Il y a des moments où j'ai besoin de concentration et je m'enferme en moi même pour analyser les choses que je vis. Alors j'aime m'isoler de tout ce qui m'entoure".
Es-tu de ces gardiens qui ont beaucoup de manies ?
"J'ai énormément de manies, tant dans le football comme dans la vie normale. J'aime être organisé et avoir le contrôle de la situation. Une année j’ai décidé de ne plus toucher la ligne des buts et jusqu’à présent je l’ai maintenu. J’avoue aborder ce sujet spécialement parce que je suis tout d’abord religieux, et qu’avant les matchs, j’accroche mon maillot dans le casier et je l’observe".
Allez, on compte !
"Ah ! Je fais les choses exactement comme elles se sont passées, si cela m’avait porté chance, tant au niveau du repas qu’au niveau de l’organisation".
Et concernant la couleur noire ?
"C’est une couleur qui m’a toujours plue, tant pour me vêtir dans la vie que comme gardien. Depuis tout petit, je me suis toujours habillé en noir, donc cela ne fait pas trop parti de ma liste de superstitions (rires)".
Etre gardien dans le football actuel, est-ce un risque ?
"Il faut être prêt tant pour le bien que pour le pire, en fait le gardien court le risque de faire un jour une bourde et ça il faut être prêt à l’assumer".
Si un attaquant manque un but, ce n’est pas aussi grave si c’est le gardien qui fait la parade ?
"Le gardien doit être préparé mentalement. Je donne beaucoup d’importance à l’aspect psychologique et je crois que c’est l’une des choses qu’il faut améliorer et travailler le plus".
Est-il le trouble-fête du football ?
"C’est contradictoire, mais c’est le boulot du gardien. C’est en générale la personne haïe. Le travail de gardien est difficile à assumer. Il y a des moments de solitude où il faut être très fort mentalement pour s’en sortir. Mais il y a aussi beaucoup de choses positives".
Si marquer un but pour l’attaquant est un orgasme, en est t-il de même pour le gardien concernant une parade ?
"Oui, pour l’attaquant, terminer le travail des ses coéquipiers c’est le sommet, de la même manière le gardien doit empêcher l’aboutissement. C’est le chemin inverse, mais d’une certaine manière, c’est le même plaisir".
Comment te sens-tu lorsque tu entres dans le tunnel pour arriver sur la pelouse lors d’un Barça-Madrid et qu’entends-tu dans ce stade plein ?
"Si quelqu’un se met à penser à ce genre de choses, il ne pourra pas entrer sur la pelouse pour disputer le match. Mais pour une personne d’ici, c’est quelque chose de gigantesque".
Fais-tu parti de la catégorie qui disparaît lorsque tu commets une erreur ?
"Cela ne fais pas parti de mon caractère. J’aimerais parfois revenir dans le passé pour effacer mon erreur, mais dans l’absolu disparaître car c’est comme ça le football. Le portier doit être bien préparé psychologiquement pour des actions de ce genre".
As-tu peur de quelque chose ?
"De me relaxer à certain moment et que cela porte préjudice à la suite du match."
Il existe deux Victor Valdés ?
"Oui. Le Valdés sur le terrain sur le terrain est différent de celui dans la vie. Je l'ai pensé beaucoup de fois et j'ai toujours dit qu'au moment où je rentre sur le terrain je me concentre plus et je ne pense à rien d'autre".
Comment est-tu en dehors du football ?
"J'aime me consacrer à mes fans, être avec la famille, les amis, je suis une personne normale".
As-tu beaucoup d’amis ?
"Je suis une personne qui possède un cercle très fermé qui se trouve constamment près de moi, où que je sois. Ce n’est pas qu’il soit fermé, mais je préfère avoir des gens de confiance près de moi lorsque j’en ai besoin notamment lorsque je me sens seul dans mon monde".
Au sujet des blessures...
"C'est un thème délicat. Si tu commences à penser qui sera le prochain à tomber, nous sommes perdus. Nous avons eu de la malchance et je ne trouve pas d'autre explication puisqu'on ne peut pas douter du travail médical".
La sélection ?
"C'est une fierté d'être international. Il serait important d'arriver en sélection, mais le principal est de bien jouer au Barça. J'y serai quand le sélectionneur le croira nécessaire".
Source : Sport
Posté par barceloneman et MPR1
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