En Une | Iniesta | samedi 21 janvier 2012 à 17:09
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La performance d'Iniesta dans l'antre madrilène, ses dribbles, ses contrôles, son duel avec Altintop.
Placé ailier gauche dans le 4-3-3 concocté par Pep Guardiola, Cesc Fàbregas occupant sa place dans l'entre-jeu, Andrés Iniesta travaille d'abord à élargir la défense, il essaiera de déborder Altintop et veillera à ne pas lui laisser de l'espace en contre-attaque. Le jeu suit son cours et Iniesta se révèle en bonne forme, participant au jeu de l'équipe,et apportant de l'espace à la circulation de balle du côté barcelonais.
Mais, avec sa défense haute et son milieu à 3 joueurs défensifs assez bas, José Mourinho innove pour contrecarrer le Barça : il cherche à faire glisser les défenseurs au milieu et inversement afin de vite se projeter vers l'avant et surtout pour limiter les décrochages de tous les attaquants blaugrana. C'est ainsi que Messi voit son apport diminué, mais cette tactique madrilène n'est pas sans risque car elle permet au Barça d'avoir une plus grande possession au milieu et le rend plus dangereux une fois le bloc madrilène effacé ; la défense ne pouvant couvrir étant donné son placement.
Dès la 11e minute de jeu, Cristiano Ronaldo ouvre le score sur une contre-attaque de Madrid. En conséquence, Dani Alves doit resserrer les boulons sur son côté, consignes de Guardiola obligent. Ainsi privé de son son principal point d’appui côté droit, le jeu catalan bascule à gauche... soit dans le jardin d'Iniesta. Le Manchego en vient alors à toucher un nombre incalculable de ballons, et s'impose comme le seul dynamiteur de l'équipe, usant et abusant de son sens du dribble pour donner du pep's à l'équipe. Iniesta arrive souvent à passer le seul obstacle présent sur son côté gauche : un Hamit Altintop qui découvre le poste d'arrière-droit. Pour calmer ses ardeurs, le Real se met bientôt à 2 ou à 3 pour le stopper, ce qui fragilise le bloc madrilène et crée de premières brèches qui seront suivies par d'autres... Le "Don" montre la voie.

En seconde mi-temps, après l'égalisation de Puyol qui aura un effet libérateur pour le jeu catalan, Mourinho lance son plan B : délaisser progressivement l'option défensive en ne jouant plus qu'à 2 milieux dans un 4-2-3-1 à quitte ou double. Il donne aussi plus de libertés à ses milieux, quitte à laisser de l'espace à Messi et Alexis Sánchez... ce changement se révélera être un échec.
En effet, le Barça ne cherche pas le nul et continue sur son habituelle ligne directrice, la possession. Littéralement sevré de ballons malgré les efforts fournis pour le garder, Madrid se met en danger, Messi et Xavi prenne plus d'ampleur, le Barça impose son jeu en triangle dans toutes les zones du terrain. Et Iniesta ? Il devient dès lors moins indispensable qu'en première mi-temps, finalement un bon signe pour le jeu de l'équipe, encore plus quand il prend l'axe et laisse le côté à Fàbregas, le ballon devenant définitivement propriété du Barça. Le Real est contraint de zapper le milieu catalan en balaçant de longs ballons.
Globalement, le rôle d'Iniesta fut important durant ce Clasico, surtout en première mi-temps où il aura donné du punch et de la verticalité au Barça. Il aura même l'opportunité de marquer, sur une excellente remise de Sánchez d'abord, puis au retour des vestiaires sur un superbe ballon piqué de Fàbregas (repris en un temps du pied gauche par Iniesta, sur la transversale). Malheureusement, la finition défaillante de l'enfant-lune aura encore eu raison de lui. En seconde période, Iniesta a apporté une certaine stabilité dans la possession de balle. Au niveau des permutations, il n'a que très peu échangé avec Cesc (et à un degré bien moindre avec Sánchez), l'ex-Gunner se montrant intraitable et d'une justesse à toute épreuve à la remontée des ballons. Et dans de telles conditions, la permutation n'aurait eu donc pas vraiment lieu d'être.
Enfin, défensivement parlant, Iniesta a plusieurs fois abandonné Abidal, surtout en deuxième mi-temps où ce dernier fut constamment contraint à faire de mauvaises relances et autres dégagements aussi infortuits qu'improbables, ajoutons à cela une couverture absente et inefficace. Toutefois, Don Andrés a encore tenu son rang et souvent de fort belle manière.

Guardiola choisit d'aligner Iniesta sur l'aile gauche. De son côté, Mourinho est contraint de titulariser le Turc Hamit Altintop arrière-droit. On sait qu'Iniesta est meilleur dans l'entre-jeu, et qu'Altintop est tout sauf back droit. Pourtant (ou pour cette raison), le duel entre les deux joueurs fut peut-être le plus intéressant du match.
Le duel s'est soldé par un 6-6 entre les deux joueurs, avec toutefois un avantage à Iniesta. Altintop n'a donc pas démérité, loin s'en faut, alors qu'on aurait pu penser qu'il postulerait à l'Oscar du meilleur rein cassé (récompense attribuée à Ozil en fin de match). De son côté, Iniesta était toujours au top techniquement et a tout de même épaté la galerie lorsqu'il en avait l'occasion.
"Les beaux contrôles, les beaux gestes au milieu de terrain, c'est bien, mais je commence à en avoir un peu marre de le voir se transformer en c**** molle dès qu'il se rapproche des cages..." (barça4life)
"Nickel chrome, certes sauf peut-être le plus important sur la géniale déviation de Sanchez, où il fait un contrôle moyen et il se retrouve à aller courir derrière le ballon et sort un tir de la gauche dégueulasse." (Omg:/)
Note de l'après-match : 7 / 10 (cliquer ici pour lire)
Crédits article : barcamundial (première & seconde mi-temps), Ronaldo97 (statistiques), Wedge (loupe dans la loupe)
Source: FCBClan
Posté par Wedge
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