Article | Clasico Et Derby | mardi 15 novembre 2005 à 22:11  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Jorge Valdano avait demandé sa venue au Real Madrid en 1994...

mais à cette époque le compte courant du club que présidait Ramon Mendoza proposait plus de chiffres en rouge qu'en gras et l'opération s'est révélée être impossible. Le FC Barcelone a profité pour recruter le Portugais, de cela et de la duplicité de contrats signés par Figo avec Parme et la Juventus qui l'a empêchée de jouer en Italie. Il n'a pas tardé à devenir une icône pour le Barcelonisme et un cauchemar pour les madridistas, qui en ont souffert jusqu'à l'apparition de Florentino Pérez pour rompre le marché des transferts et le vêtir de blanc.

Peu de footballeurs ont éveillé tant de passion et de haine dans le football espagnol comme Figo, qui a atteint sa meilleure version vêtu d'azulgrana dans les clasicos face au Real Madrid. L'aile droite du FC Barcelone a été la sienne durant 5 saisons et l'un de ses rivaux qui a subi le plus de courses, de dribles et de centres fut Roberto Carlos. Les joueurs qui ont tant exigés au latéral brésilien peuvent se compter sur le doigt de la main, qui avait besoin d'être à 100 % physiquement pour ne pas être mis en évidence.

C'est que l'une des spécialités de Figo était de montrer au public les carences des hommes chargés de son marquage. Peu en sont sortis indemnes et le Camp Nou ainsi que le Santiago Bernabéu en ont profité et en ont souffert. Joueur d'une forte personnalité et d'un caractère de battant, Figo ne s'est jamais caché et la pression du public rival ne faisait que le motiver encore plus.

Orgueilleux comme personne, il n'hésitait pas à demander le ballon et à assumer l'initiative lorsque ses coéquipiers baissaient d'un ton. Et le meilleur endroit pour cela était le clasico, avec le pays entier ayant rimé les yeux sur lui. Les bons supporters du FC Barcelone rappelleront encore le splendide but qu'il a marqué à Bodo Illgner au Camp Nou, de la même manière que les supporters madrilènes savourent encore le but marqué à Bonano au Bernabéu et qui a servi au Real Madrid pour battre le 2-0 le FC Barcelone. C'était le temps additionnel et le Real Madrid aurait gagné de la même manière sans ce but, mais ces dernières années peu de buts ont été fêtés avec une telle intensité à Chamartín que celui-ci.


Le cochon et le banc des remplaçants

Mais liés à ces clasicos apparaissent également 3 des moments les plus désagréables de sa brillante carrière. Sa première visite au Camp Nou comme joueur du Real Madrid a été tout spécialement traumatisante pour lui. Le public qui quelques mois auparavant l'idolâtrait a transformé cet amour par une haine viscérale qui a tellement impacté Figo qu'il est devenu depuis ce jour un peu plus madridista. Les pancartes qui peuplaient le stade et les billets avec son image lancés depuis les gradins figurent encore à coup sur dans la mémoire du joueur à présent de l'Inter.

Comme il n'aura pas non plus oublié la tête de cochon et les bouteilles, l'une en verre, qui lui ont été jetées lors du clasico 2002, ce qui a provoqué que l'arbitre, Medina Cantalejo, interrompe la rencontre et ordonne aux joueurs du Real Madrid de rejoindre les vestiaires jusqu'à que les esprits se calment. Un quart d'heure plus tard le Real Madrid est revenu sur le terrain et Figo, comme si de rien n'était, s'est rendu directement au corner pour lancer le corner.

Pourtant, aucun de ces moments là ne l'a plus touché que l'année dernière lorsqu'il a su qu'il allait être remplaçant au clasico du Bernabéu. Ce jour-là Figo, blessé dans son orgueil, a senti que son aventure au Real Madrid arrivait à son fin. Et il ne s'est pas trompé.


Traduction :

Posté par marco93FCB
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