Article | Histoire | lundi 6 novembre 2006 à 18:46
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Josep Toscas a fêté ses 100 ans au Camp Nou...

Un barcelonista centenaire. Le mythique joueur Gonzalvo III a remis un maillot du Barça avec le numéro 100 et son floqué au dos, tandis que Marina Rossell lui chantait quelques chansons
06/11/06 : Son rêve était de fêter son centenaire, cela oui, mais au Camp Nou. Et il l’a fait. Samedi, c’était la fête dans la salle de fêtes de la tribune présidentielle du stade blaugrana. Le protagoniste : Josep Toscas Palacin, un barcelonista des pieds à la tête qui en a été ainsi durant les 100 premières années de son existence, bien qu’il n’ait été socio que de 1925 jusqu’au début de la guerre civile. Hier, pourtant, il est de nouveau devenu socio. Curieusement son numéro de socio se trouve parmi ceux des nouveau-nés.
Au Camp Nou, Josep a reçu l’hommage de sa famille et de ses amis, mais également de certains vétérans du Barça, comme Manchon, Vergès et Gonzalvo III, qu’il a vu jouer lorsqu’il avoisinait les 50 ans, car à 51 ans il a vécu l’inauguration du Camp Nou. Parmi les nombreux cadeaux, un maillot du Barça avec le numéro 100 et son nom floqué au dos lui a été offert.
Josep Toscas est né à Manresa, mais ses parents se sont installés au quartier barcelonais de Gracia quand il n’avait que 2 mois. Plus tard ils ont établi leur résidence à Sant Adria de Besos, où la famille a ouvert un bar où il y a résidé jusqu’à ses 30 ans. Josep travaillait alors à la Bourse de Barcelone.
L’amer expérience de la Guerre Civile a connu son point culminant avec la bataille de l’Ebre, où il a lutté du côté des républicains, et la fuite vers la France, où il a été interné dans le camp de concentration d’Argelès. Là-bas il a connu tous types de privations jusqu’à qu’il ait pu rejoindre Marseille. Il a obtenu un sauve-conduit pour émigrer au Mexique mais, à travers de tierces personnes, un ami à lui de Barcelone l’a localisé et lui a proposé un travail au Maroc, à Tanger où il s’y est marié il y a 66 ans. Après avoir toujours travaillé à l’étranger, en 1973 il a pu retourner en Espagne, bien que sa vie professionnelle et familiale était loin de là.
“Mon rêve était de fêter ici, au Camp Nou, mes 100 ans. La seule chose que je regrette est de ne pas avoir pu faire plus pour le Barça. Mais mon exil fut très dur et j’ai du organiser ma vie loin de Barcelone et de la Catalogne. Je n’ai pas pu revenir avant de nombreuses années, bien que j’ai toujours exercé de Catalan et de barcelonista et j’ai toujours porté le Barça dans mon cœur”, a affirmé un Josep Toscas ému, dont la fille Mayte a fait en sorte que son père puisse accomplir son rêve.
“Lorsque nous avons gagné la Champions League à Wembley j’ai pensé que je pouvais mourir en paix. J’étais présent à la finale de Berne en 1961 et j’ai vraiment souffert de cette défaite. Je crois que le Barça est au sommet du football mondial et qu’il fait l’envie des autres clubs. Nous, les barcelonistas, pouvons être fiers”, a-t-il fermement affirmé.
Toscas se souvient parfaitement des footballeurs de sa jeunesse, les Torralba, Sancho, Carulla, Plattko, Alcantara, Samitier, etc. Et également du terrain de la rue Industria et de l’inauguration de Les Corts contre l’équipe écossaise de Saint Mirren. Et de Joan Gamper. “C'était une époque très agitée avec des changements continus au sein de la présidence. Mais également avec de nombreux succès sportifs”, se rappelle-t-il. Il n’y a pas assisté, dit-il, mais il nous a également parlé de la fermeture de Les Corts en 1925, lorsque l’hymne national a été sifflé en plaine dictature de Primo de Rivera.
Et la première Liga, celle de 1929. “Nous n’avons été leaders qu’une journée, la dernière et en plus nous étions à un moment à 5 points du Real Madrid”, dit-il avec une lucidité mentale extraordinaire qui lui permet de focaliser des faits et des situations. Il avait déjà 90 ans lorsqu’il a assisté à sa dernière rencontre au Camp Nou. Ce fut un Barça-Real Madrid remporté par l’équipe de Robson face à celle de Capello 1-0. Mais il ne rate aucune rencontre à la télévision. Samedi soir, il a vu la première rencontre du Barça après avoir fêté ses 100 ans.
Le secret de sa longévité ? “Je prends soin de moi, je fais un peu d’exercice chaque jour et je respire profondément plus de 100 fois par jour. Mais je ne me prive pas non plus d’un cigare ou d’une coupe de cognac après le repas. A mon âge voir ce Barça me remplit d’orgueil. Etre ici est un privilège. Ce fut mon meilleur anniversaire”, disait ‘Papitu’ tandis qu’il admirait la tribune présidentielle du Camp Nou, au milieu des félicitations.
Source: Mundo Deportivo
Posté par marco93fcb
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