Chronique | Club | dimanche 16 août 2009 à 17:57
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Alors que la nouvelle saison débute ce soir avec le match aller de la super coupe d'Espagne, suite et fin de notre Top 20 de l'année 2008-2009 basé sur la moyenne des notes attribuées par les rédacteurs du FCB Clan.
1) Iniesta : 6,67
2) Messi : 6,58
3) Xavi : 6,54
4) Touré : 6,31
5) Alves : 6,28
6) Henry : 6,17
7) Piqué : 6,11
8) Eto’o : 6,04
C’est le déclin tranquille pour le capitaine. Il n’est plus le monstre défensif qu’il a pu être il y a quelques années (apogée de 2003 à 2006) quand il portait quasiment à lui tout seul la stabilité défensive de l’équipe. Le poids des ans commence à se faire sentir. Moins rapide, moins explosif, Carles a montré des signes de faiblesse presque inédits cette saison au point que son statut de titulaire indiscutable a été attaqué avec l’émergence de Piqué. C’est d’ailleurs depuis le banc de touche que Puyol a regardé la première heure de jeu de la demi-finale aller de C1 contre Chelsea, Marquez et Piqué lui étant préférés. Une vraie révolution.
Néanmoins, Puyol en a encore sous le pied. Trimballé à tous les postes de la défense pour palier les blessures et les suspensions de ses coéquipiers, il reste un défenseur de tout premier plan qui a su tenir son rang en étant à chaque fois présent dans les grands rendez-vous, notamment les deux clasico ou la finale de la C1 où il fut éblouissant en remplaçant de Dani Alves, suspendu.
A 31 ans, le capitaine blaugrana est sur le chemin du déclin, à n’en pas douter, mais si la route est droite, la pente demeure faible. La fin n’est pas pour tout de suite.
Il a connu une nouvelle saison avec une semaine noire. Fin février il se troue contre l’Espanyol en offrant un but à De La Pena, puis contre Lyon en jugeant mal la trajectoire ultra vicieuse d’un coup franc de Juninho. Il n’en faut pas plus pour rallumer le débat sur les capacités du portier catalan à garder la cage de la « meilleure équipe d’Europe », d’autant plus que cette équipe traverse une période difficile avec ensuite la défaite à Calderon et la qualification à l’arrachée à Majorque en Copa. Sort délicat que celui d’un gardien, qui sur un ou deux matches peut remettre en cause toutes ses performances d’une saison ou presque. Car avant cette semaine noire, il y eut un déplacement au Betis où sans ses deux sauvetages en deuxième mi-temps, personne n’aurait retenu le nom de Eto’o comme messie. Il y eut aussi ce clasico aller où là encore, Eto’o n’a pu être le héros (après un penalty manqué, on ne se refait pas Samuel) que grâce à une sortie décisive de Victor Valdes dans les pieds de Drenthe parti dans le dos de Alves.
Par la suite il y aura les deux matches pleins contre Chelsea, la finale impeccable à Rome et une invincibilité de plus de 650 minutes en Liga pour faire retomber la fureur du débat. Valdes n’est peut-être pas le meilleur gardien du monde. Mais dans l’histoire du Barça, il n’est pas loin d’être le numéro 1. Cette saison, il n’a eu une note inférieure à la moyenne qu’à 6 reprises. Peu de joueurs de champ peuvent en dirent autant. L’herbe est toujours plus verte dans le jardin du voisin, on y trouve des Reina, des Cech, des Julio Cesar, et surtout des Casillas, la référence ultime, tous censés être irréprochables, tout le temps, partout. La réalité est souvent éloignée de cette jolie fable. Et au final, c’est bien en suivant la maxime voltairienne que le Barça a décroché son triplé : en cultivant son jardin.
Après deux saison très médiocres, le Mexicain a joliment redressé la barre sans pour autant retrouver pleinement son meilleur niveau, celui de 2006, qui en avait fait l’une des premières références mondiales défensives. Surtout le Mexicain a globalement échappé à son péché mignon : les blessures musculaires à répétition et ce malgré quelques petites alertes. Hélas il a manqué toute la fin de saison en mai après s’être blessé au genou contre Chelsea. Au club depuis 2003, il fait parti des cadres de l’équipe à 30 ans.
La vraie révélation de l’année, si l’on estime que Piqué a quand même plusieurs saisons de haut niveau derrière lui. Guardiola est allé le pêcher dans l’équipe réserve, et lui a fait confiance d’entrée au poste de pivot, au point de reléguer au moins au début de l’automne Touré sur le banc. Epatant jusqu’à la trêve hivernale, avec une entrée remarquée lors du Clasico, Busquets a connu une année 2009 plus délicate. Lui qui n’avait jamais déçu a semblé dans de nombreux matches ne pas être à la hauteur de l’événement, notamment en demi-finale de C1 à Chelsea. Néanmoins, c’est par une performance impeccable en finale à Rome qu’il a conclu sa saison : de l’équipe B à une place de titulaire en finale de C1, tout cela à seulement 21 ans, cela donne le vertige. Devra confirmer.
Pinto au Barça, ce sera sans doute une seule image, celle de son coup de bluff génial contre Majorque en demi finale de Copa au moment d’un penalty des insulaires. « Hey le tireur ! Je vais plonger à gauche ». Pinto plonge à gauche ; repousse le ballon ; toujours 0-1 ; Messi marque ; 1-1 ; la qualification est dans la poche. Et les nuages qui s’amoncelaient au dessus de la tête des blaugrana se dissipent. La suite ce sera le triplé.
Au-delà de ce coup d’éclat, Pinto aura accompli sa tâche de gardien replaçant avec sérieux, avec des titularisations essentiellement lors des matches de Coupe du Roi (il n’a pas joué avant janvier, Jorquera lui étant préféré pour le dernier match de poule contre le Chaktar). Neuf notes seulement.
A 35 ans, le vétéran brésilien, au club depuis la saison 2004-2005, a su se rendre précieux en fin de saison avec l’accumulation des blessures et des suspensions. Très peu aligné en 2008, malgré la blessure d’Abidal, il a nettement plus joué en 2009, en renversant les réticences de Pep, lequel hésitera néanmoins jusqu’au bout à l’aligner à Rome, en gardant dans un coin de sa tête l’option Keita. Mais le fait est que Sylvinho n’a jamais déçu. Une seule note en dessous de la moyenne (4) en près de 20 participations, le Brésilien, sans être spécialement brillant, a joué pleinement son rôle de rustine. En fin de contrat, il a néanmoins logiquement été laissé libre par le club. Bye Bye Sylvinho.
Avec Bojan, une crainte commence à s’installer, celle de le voir enfermé dans son statut d’éternel espoir. Plus jeune buteur de l’histoire du club, le canterano, qui n’a pas encore 20 ans, peine à franchir l’étape supérieure et à s’affirmer en équipe première. Avec son physique limité, il ne semble pas capable de s’imposer comme une solution crédible en 9, tandis que sa relative lenteur et sa faiblesse dans le un contre un ne semblent pas lui offrir de grands débouchés sur une aile. Bref, il y a de l’inquiétude, même si le gamin a encore du temps devant lui. Jusque là il avait été hyper précoce. Espérons simplement qu’il ne soit que en train de prendre son temps, et pas de toucher du doigt ses limites.
Titulaire sur son flanc gauche, il a connu une fin de saison cauchemar en ratant les deux finales du fait de deux expulsions. Joueur paradoxal qu’Eric Abidal. Doté d’une vitesse et d’une accélération impressionnante, mais d’une palette technique et offensive proche du pathétique (notamment sa qualité de centre…), il parait inadapté au Barça tout en apportant un certain équilibre défensif en compensant la tendance de Alves à jouer quatrième attaquant. Au fond les principaux reproches que l’on doit lui faire concernent des points sur lesquels ses capacités naturelles devraient le faire exceller : les un-contre-un (aie aie aie) et le jeu aérien (problème de concentration et de placement).
Un des bides du mercato. Acheté cher pour son poste et sa réputation (15 millions), il n’a jamais réussi à convaincre. Rapide, il semble trop s’appuyer sur ce point fort d’où un placement souvent mauvais et des interventions trop kamikazes. De plus sa relance est franchement médiocre. Davantage un profil de latéral que de central, pourtant Pep ne l’a quasiment jamais fait jouer sur un côté. Encore jeune certes, mais aura-t-il un jour le niveau ? Prêté à la Juve pour la nouvelle saison.
Il commence à faire parti des meubles. Arrivé comme remplaçant de Larsson, il est depuis descendu d’un cran sans s’y montrer plus convaincant. Un match correct, puis trois transparents, c’est en gros le rendement de l’Islandais depuis qu’il est au Barça. Lent, emprunté, techniquement souvent brouillon malgré une certaine finesse, il apparaît en bout de cycle au Barça.
La grosse arnaque de l’été dernier. Joueur plus qu’intéressant à Arsenal, il affiché au Barça un niveau de jeu inepte. Pourtant il semblait avoir tout pour réussir : technique, vitesse, vision de jeu… Un échec assez inexplicable. Humilié en finale de C1 par Pep qui le laissera en tribune au profit de Muniesa, il a fini par faire ses valises. Retour à Stuttgart.
Sans doute la seule véritable injustice de ce top 20. Keita, avec un temps de jeu plus que confortable, a en effet gagné et conservé la confiance de Guardiola, qui en a fait son treizième homme (le douzième étant Piqué), et l’un des rares à jouer quasiment tous les matches, notamment en remplaçant un titulaire dans la dernière demi-heure. Ce n’est pas rien. Cette dernière place est toutefois la conséquence de ce temps de jeu important. Là où des Hleb ou des Gudjohnsen n’avaient que des bouts de matches et donc aucune note, Keita, lui, avait souvent une bonne heure de jeu et donc un 4… Avec un tiers de ses notes en dessous de la moyenne (dont 7 inférieures ou égales à 3,5 !), Keita a trop souvent affiché un niveau de jeu indigne d’un club comme le Barça. Pas assez technicien pour jouer relayeur (surtout avec sa fâcheuse tendance à finir chaque action avant-centre), il a été barré au poste de pivot par Touré ou Busquets. Quelques buts importants (Getafe, Villarreal) néanmoins dans cet océan de médiocrité.
Posté par javito
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