Article | Thuram | jeudi 14 septembre 2006 à 23:15
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La tranquillité du français apaise le tempérament du camerounais...
Samuel Eto’o a coutume d'appeler « frère » les gens en qui il a confiance. C’est le mot qu’il emploie lorsqu’on l’interroge sur un ex coéquipier de Majorque comme Albert Luque ou un ami comme Djibril Cissé, qui lui a rendu visite il y a quelques mois au Camp Nou. Il a également déclaré en quelques occasions que « j’aime Ronaldinho comme un frère ». Mais maintenant cela prend une tout autre dimension pour le camerounais avec la présence de Lilian Thuram dans le vestiaire blaugrana. « Qu’est ce que je vais dire de lui ? C’est mon frère » assura Eto’o quand on lui demanda, lors du stage au Danemark, son sentiment sur le recrutement du défenseur français.
Et effectivement, c’est ce qu’est Thuram pour Eto’o après un mois et demi de coexistence dans le vestiaire : un grand frère. Tous les deux parlent la même langue et aussi partagent de nombreux sentiments communs, comme l’amour de l’Afrique. Samuel est né et là-bas Lilian a ses racines, originaire de la Guadeloupe, dans les caraïbes françaises.
Le calme que transmet l’expérimenté défenseur français convient à merveille au camerounais au moment de canaliser son caractère au bénéfice de son talent. Eto’o joue avec son cœur. La majeure partie du temps en bien, mais malheureusement quelques fois en mal. La cohabitation avec Samuel lui permet certainement d'apprendre à gérer ses émotions.
Eto’o a commencé la saison en fanfare. Il a marqué trois buts en Liga en deux journées et au début de la Ligue des Champions contre le Levski il a fait deux passes décisives à Iniesta et Giuly et marqué un but après une très belle action personnelle. Avec son attitude sur la pelouse, engagé, pugnace et de qualité, il a fait oublier son excès de rage le jour où il a été remplacé par Gudjohnsen à la mi-temps. Cela s’est produit lors du match retour de la Supercoupe d’Espagne contre l’Español. Le camerounais a été si contrairé lors de son remplacement qu'il a rejoint directement les vestiaires et a quitté le Camp Nou après avoir pris une douche. C'est la raison pour laquelle il n'a pas été présent lors des célébrations du titre.
Samuel ne s’est pas bien comporté ce jour-là et ainsi il s’est fait remarquer par Rijkaard et ses coéquipiers. 48 heures après il marquait deux buts contre le Bayern lors du Gamper. Assurément que Thuram lui a parlé de ce qui s’était passé et lui a conseillé de s'exprimer sur le terrain.
Eto’o n’est pas l’unique bénéficiaire de la présence charismatique de Thuram. Un joueur avec un tel palmarès, champion du monde en 1998 et vice champion du monde en 2006, est une référence pour tous ses coéquipiers dans le vestiaire. Lui, avec ses faux airs de professeur, avec des lunettes assume son rôle sans lui donner trop d’importance.
On parle de Thuram comme d’un remplaçant de Larsson dans le cœur des supporters barcelonais, qui ne s’entichent pas de quelqu’un par hasard. Ils savent reconnaître le professionnalisme des anciens, de ces joueurs qui sont recrutés par le club pour apporter leur petit grain de sable. Mais le suédois, avec son caractère réservé, n’a pas percé si profondément dans le vestiaire, comme dans la hiérarchie.
Le cas Thuram sera différent. Il veut jouer, comme tout le monde, mais il est prêt à accepter un rôle secondaire, comme cela s’est produit à Vigo, où il fut remplacent avec Xavi. Tous les deux ont parlé longuement et également dans l’aéroport de retour à Barcelone. Et Xavi, le jour suivant interrogé sur son statut de remplaçant, fit le commentaire « il n'y a pas de problème ». « Si je chauffais le banc à coté d’un champion du monde ! ». Il n'y a pas de doute que Thuram n’est pas seulement le grand frère de Eto’o.
Source: www.elmundodeportivo.es
Posté par Sasuke
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