Article | Liga | jeudi 5 mai 2016 à 19:23  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Le sort de la Liga dépend des buts de l'avant-centre du Barça, des coups de tête du Gallois de Madrid ou de l'efficacité du technicien de l'Atlético.

Même s'ils ont les mêmes difficultés, les trois candidats au titre de la Liga entameront l'avant dernier match, chacun à sa manière.

Le Real comptera sur la constance de la Bale, un joueur qui, en absence de Cristiano et Benzema, se présente comme la solution lors de matchs comme celui de l'Anoeta, et c'est une bénédiction de la politique galactique de Florentino. 

L'Atlético s'en remet à Simeone, un technicien qui gère très bien les ressources du club et qui arrive à optimiser l'effectif qu'il a sous la main, malgré l'idée assumée et discutable de leur infériorité. Un Simeone toujours prompt à démontrer que la fin justifie les moyens.  

Et enfin le Barça admirable pour son style et son jeu collectif, mais qui en cette fin de saison, s'en remet aux buts de Suarez (Pichichi et candidat au Soulier d'Or) et à la patte gauche de Messi. 

Le classement n'est assuré pour aucun des trois candidats à deux jours de la fin du championnat. Le Barça, leader grâce au goal average, affrontera deux équipes qui se battent pour le maintien : l'Espanyol, libéré depuis sa victoire contre Séville, et Granada. Le calendrier de l'Atlético paraît plus simple : il affrontera Levante à l'extérieur et recevra le Celta. Pareil pour le Real, dont les futurs adversaires ne paraissent pas si inquiétants : Valence et le Deportivo. Pourtant les Blaugranas se battent plus contre eux-mêmes, contre leur succès et leur passé récent couronné du triplé, que contre leurs deux adversaires qui sont plus conditionnés par leurs ambitions d'arriver à la finale de la Ligue des Champions, le 28 mai prochain. 

Regagner la Liga

Jouer les demi-finales de la Ligue des Champions a exempté les Madridistas et les Colchoneros d'expliquer leurs choix en Liga. Les deux clubs ont joué contre la Real et le Rayo avec leurs remplaçants, quand le Barça a vaincu le Betis avec la même équipe qui a conquis Berlin la saison dernière. Il n'y a pas meilleure déclaration pour expliquer les conditions de cette fin de saison, que celle de Piqué: "Nous devons regagner cette Liga." Les Azulgranas jouent avec la pression d'avoir dilapidé les 12 points d'avance qu'ils avaient sur leurs adversaires, combinée à l'abattement qui a suivi leur élimination de la compétition européenne. La Liga donc leur paraît longue et les matchs s'étirent et il ne leur reste plus que compter sur leur meilleure arme, le trio que forme Messi, Suarez er Neymar.

Parfois, on a l'impression que le Barça joue effrayé et rouillé, résolu à ne pas prendre de buts, mais confiant en la magie du pied gauche de Messi et l'efficacité de Suarez. Neymar a notamment été décisif en début de saison quand Messi était absent... comme l'est maintenant Gareth Bale en l'absence de Benzema et Cristiano. La tête du Gallois ressemble à celle de Santillana. Le Real est revenu dans la course depuis que la BBC a cessé d'être un bloc hermétique et que Lucas ou Jesé ont pu eux aussi tirer au but. Les matchs des Madrilènes ont des pics et provoquent donc les meilleures et les pires sensations chez leurs supporters. Les matchs de l'Atlético aussi sont très vivants, avec un Simeone qui n'arrête pas de bouger sur la touche, à donner ses instructions jusqu'à la victoire comme cela s'est passé contre l'équipe de Paco Jémez. 

L'émotion à Madrid contraste avec l'immobilité de Barcelone. Le Barça joue de mauvaise grâce, convaincu de deux choses : le titre ils le gagneront ou le perdront selon l'état de la défense. Et l'équipe joue pour que Messi puisse faire des passes et que Suarez puisse marquer des buts. Mais cela est aussi légitime que Bale décide pour le Real et Simeone pour l'Atlético. La différence est que le Barça joue le tout pour le tout en Liga, pendant que ses rivaux pensent aussi à la Ligue des Champions.


Source: El Pais

Posté par Jade
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