En Espagne, certains croient que ce n’est plus comme avant depuis l’entrée en vigueur de l’euro. C’est possible. La différence entre cette éqoque et la réalité actuelle est palpable dans de nombreux aspects quotidiens (le panier de courses, les loyers, etc.), et le football n’y a pas échappé. La cantera du FC Barcelone est un exemple de ce changement : en 1999, lorsque le départ de Gérard Lopez à Valence picotait encore, les jeunes de la filiale avaient un contrat professionnel de 3 ans, prolongeables pour 4 de plus, en échange de 16 millions de pesetas annuelles (quelques 95.000 euros), droits d’images inclus. La clause libératoire s’établissait à 500 millions de pesetas (3 millions d’euros).
Bojan Krkic, 17 ans, avec une licence du Barça B, a un contrat dont la clause libératoire est de 60 millions d’euros, le triple de celle qui prétend éviter la spoliation de l’autre perle de la cantera, Giovani Dos Santos, des mains d’un autre club, soit 20 millions d’euros (NDT : pour rappel, le reste de la presse sportive parle d’une clause libératoire pour Giovani Dos Santos de 30 millions d’euros).
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Bojan, après avoir obtenu le Ballon de Bronze au Mondial des moins de 17 ans disputé en Corée du Sud, s’est réincorporé cette semaine aux entraînements de la première équipe du Barça. Il a encore une licence avec la filiale, qui joue en troisième division, mais l’attaquant catalan sera sous les ordres de Frank Rijkaard au moins jusqu’au marché hivernal.
Pour que le Barça puisse prêter Bojan à partir de janvier il devra éviter de l’aligner dans plus de 5 rencontres officielles, la limite pour qu’un canterano puisse jouer dans une autre équipe la même saison. Cette série, sans aucun doute, est la plus mauvaise nouvelle pour Bojan.
La limite salariale qu’a voulu mettre en place Laporta est un échec
A peine arrivé à la présidence, Joan Laporta a chargé le vice-président Ferran Soriano d’établir un système de rémunération pour les canteranos, avec la consigne de fixer une limite salariale. L’intérêt d’Arsenal pour Cesc Fabregas a été le détonateur de cette politique ; la direction souhaitait éviter qu’il devienne un cas comme celui de Nano Macedo, que les gunners avaient approché en 1999 et, pour éviter son départ, le club lui a fait un contrat de 700.000 euros annuels. La possibilité que les jeunes promesses d’alors évitent de réclamer à la moindre proposition, a impulsé la mesure de Laporta, qui a échoué en quelques années : il n’y a qu’à voir les 600.000 euros annuels que touche Giovani dos Santos, un débutant en première division.
Source: AS