Article | Clasico Et Derby | vendredi 9 décembre 2011 à 03:15  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Samedi, 22 heures, le monde se focalise sur un seul endroit, Madrid, pour une seule chose, le clasico. Un Clasico déjà décisif pour la suite de la saison. Focus sur le Superbowl du football.

 

 

El Clásico, puissante rivalité entre deux régions, deux Institutions, deux football, qui luttent pour la suprématie Nationale.

Le 7ème volet de la Guerre des Étoiles, une partie d'anthologie pour nous emmener au septième ciel où quelques merveilles du Monde illumineront l'antre de Bernabeu.

Entre chef d'oeuvre et bataille épique, tensions et actions magiques, plongeons dans cet univers divisé en deux, ce match classique. 

 

Historique des confrontations

 

Saison 2010 -2011 : Football, bagarres, tensions, génie, un retour aux sources du Clasico

La saison 2010-2011 restera sans doute marquée dans l’Histoire du football. Durant cette année, on a pu assister à pas moins de 5 clasicos dont une série incroyable de 4 en l’espace de 18 jours, qui ont tenus en haleine tous amateurs de football.
Ces matchs étaient les duels de tous les superlatifs : les deux meilleurs joueurs du monde face à face, deux des coachs les plus charismatiques et les plus admirés de la planète football, onze joueurs champions du monde en Afrique du Sud, et surtout deux des équipes les plus impressionnantes de cette saison européenne 2010-2011.

 

29 novembre 2010 : Oh c'est du grand Art !

 

La première confrontation de la saison restera indéniablement dans les annales de tous culés, et de l'histoire du football. Il s’agit en effet de la fameuse ‘Manita’.

Avant la rencontre, le Real faisait la course en tête en championnat et restait invaincu en Liga et en Ligue des Champions. 1 point les séparait alors de la Pep Team. L’équipe de Mourinho se déplaçait alors au Camp Nou avec une confiance pleine comme en témoigne la déclaration de Cristiano Ronaldo : « Ce Madrid est complètement différent de celui de la saison passée, nous n’avons perdu aucun match en Ligue ni en champions. Nous sommes dans un très bonne période, je crois que nous gagnerons. L’équipe a mûri, il n’y a pas de meilleur jour pour se déplacer au Camp Nou ».

Mais les catalans étaient dans une forme monstre, en témoigne la confiance et la certitude de Guardiola avant la rencontre : « C'est une équipe spectaculaire. Elle l'a été par le passé et le sera encore à l'avenir. Cette année, nous avons un petit avantage, car personne ne pense que nous allons gagner le match 5-0 avant même de l'avoir joué...»

L’entame de match était parfaite pour les catalans : l’organisation tactique barcelonaise ne donne aucun répit au Real. Alves joue ailier droit et presse comme jamais Marcelo. Derrière Abidal, Piqué et Puyol maitrisent les relances courtes et récupèrent tout face à Benzema et Ronaldo impuissants et déjà abattus. Mais c’est dans le cœur du jeu que tout se passe, et que tout va trop vite. Les séquences de conservation de balle de la Pep Team sont époustouflantes. Jeu court, renversements, maitrise du tempo, tout y est. Pedro et Messi se baladent entre les lignes tandis qu’Iniesta et Xavi régalent. Busquets est divinement bien placé. Seul Villa demeure isolé dans son couloir gauche sacrifiant sa participation au jeu pour permettre d’ouvrir le bloc madrilène.

Vingt minutes ont suffit pour faire plier les troupes de Mourinho. Un jeu de passes sensationnel parti de Valdes a permis à Xavi d’ouvrir le score avec un contrôle acrobatique sur une offrande d’Iniesta (1-0, 10’). Quelques minutes plus tard, au moment où le Real semble enfin commencer son match, le Barça décide d’enfoncer le clou. À la suite d’une action de près d’une minute et de 21 passes sous les olé du public, le Barça met la Mou Team KO : Villa, récompensé de son isolement et bien servi par Xavi, dépose un Ramos apathique pour centrer fort ; Casillas se troue et Pedro, toujours aussi précieux dans le jeu, retrouve ses instincts de tueur pour mettre une seconde perle au collier du tableau d’affichage (2-0, 18’).


La 2eme mi-temps fut du même refrain ! Une possession de balle catalane outrageuse et un Messi, à la baguette offrant deux passes décisives à Villa qui réalise un doublé en l’espace de 3 minutes (55’ et 58’). 4 à 0 à l’heure de jeu ! Le Camp Nou exulte ! Et un 5eme but en signe « d’humiliation » avec Jeffren dans le temps additionnel et une expulsion (Sergio Ramos qui réalise un « attentat » sur Messi). Barcelone cinq, Madrid zéro. Comme en janvier 1994 avec le triplé de Romario. Le public à l’unisson de Piqué peut lever les cinq doigts vers le ciel.

 

16 avril 2011 : Un grand pas vers le titre

Le second clasico de la saison est pour le compte de la 32ème journée de Liga. Il s’agit alors du premier acte d’une longue série de 4 matchs en 18 jours ! Ce match était considéré comme le moins important des 4 tant la liga était déjà pliée. En effet, le FC Barcelone distançait son rival madrilène de 8 points. On pouvait penser que ce premier round n’était qu’un tour de chauffe avant la finale de la Coupe du Roi, et, ce fut le cas sur le terrain.

Le début de match était conforme aux attentes du papier : un Madrid ultra attentiste face à un Barça ronronnant. Il aura fallu attendre la fin du premier quart d’heure pour voir la première occasion du match via un coup franc tiré par le numéro 7 du Real, bien capté par Valdes. Aussitôt les visiteurs répliquent avec une tentative manquée de lob de Messi sur Casillas suite à une ouverture lumineuse d’Iniesta qui venait conclure une séquence de deux minutes et 47 passes. Match nul au tableau d’affichage et au niveau des occasions à la mi-temps. La seconde période débuta comme la première, avec ce même refus du jeu de Madrid, pourtant à domicile, et cette même absence de risque et d’initiative de la part du Barça, trop heureux visiblement de se voir laisser la possibilité de faire des petites passes à 50 mètres de la zone de vérité.

Le Real poursuit son plan de jeu : d’abord bien défendre et ensuite on verra. A la 50’, on a enfin quelque chose à se mettre sous la dent avec un coup franc splendide de Ronaldo sur la base extérieure du poteau de Valdes. Dans la foulée, suite à une passe anodine de Busquets pour Villa, ce dernier se fait déséquilibrer dans la surface par Raul Albiol, l’arbitre indique le point de penalty et exclu par la même occasion le défenseur madrilène. Double peine pour le Real qui voit son entraineur rire jaune, lui qui, a encore la semaine précédant la rencontre annonçait que ses équipes finissaient souvent à dix face au Barça. Messi se chargea du penalty et le transforma (1-0). Le Barça s’offrait alors une voie royale pour le titre. Le reste du match était marqué par quelques offensives timides du Barça (par l’intermédiaire de Xavi et Villa) jusqu’à la 81’ où l’on assista à l’égalisation madrilène sur un pénalty généreux que transformait Cristiano Ronaldo. Le score en resta là, comme prévu, ce match a permis de poser les bases pour les prochaines échéances. Le Barça conserva ses 8 points d’avance et le titre se tenait à bout de bras pour l’équipe catalane.

 

20 avril 2011 : La fiesta a la plaza de Cibeles

Trois jours plus tard, les 2 équipes se sont affrontées au Mestalla mais cette fois-ci pour la finale de la Copa del Rey. Un terrain neutre pour un titre cette fois-ci. Une coupe du roi « vitale » pour l’équipe madrilène qui n’a plus gagné face au Barça depuis 2008.


 


Dès le début de la rencontre, les blaugranas peinent à poser leur jeu dans une première période dominée par le Real. Et il s’en faut de peu que les merengues regagnent les vestiaires avec un but d’avance si Pepe n’avait pas déposé sa tête sur le poteau de Pinto (43’). En seconde période, les hommes de Mourinho marquent le pas physiquement (émoussés après un pressing tout terrain en première mi temps) et laissent aux catalans la maîtrise du ballon. Malgré le bloc blanc, les barcelonais parviennent à se procurer des occasions nettes (dont un but refusé pour hors jeu) par le biais d’Iniesta, Pedro et Messi. Mais San Iker était en état de grâce ce soir là. 0-0 était le score au bout des 90 minutes du temps réglementaire, on se dirige alors en prolongation.

 


Finalement, en plein milieu des prolongations, Marcelo et Di Maria complotent à gauche et l'argentin est lancé sur l’aile. Son centre redressé offre un duel aérien entre Adriano et Cristiano Ronaldo, que l'ancien mancunien remporte aisément (0-1, 105’). Victoire du Real Madrid en prolongation qui va faire passer l’exclusion de Di Maria (120’) pour une petite anecdote.
Un rien aurait pu faire basculer le match en faveur des barcelonais, mais cette victoire en Coupe du Roi pour le Real relance totalement la Maison Blanche avant d’affronter une nouvelle fois leur ennemi juré dans un match à double tour pour la Ligue des Champions cette fois-ci.


27 avril 2011 : ¿ Por qué?

Retour à Bernabeu pour cette fois-ci, une demi-finale aller de la Champion's League. La confiance règne dans le camp madrilène, après leur victoire en finale de Coupe du Roi. Et une fois n’est pas coutume, le clasico a commencé bien avant le coup d’envoi, en coulisses entre les deux coachs. La tension est alors palpable au coup d’envoi.

 

En première période, les coups pleuvent et les occasions se font rares : Villa lèche le poteau de Casillas, C.Ronaldo et Özil butent sur Valdes, qui réalise un double arrêt réflexe de grande classe. C’est tout ce qu’on a pu se mettre sous la dent. Le constat à la mi-temps était donc celui d’une grande neutralisation comme lors des deux précédents matches avec un Real refusant le jeu, et, un Barça prudent et relativement conservateur dans son utilisation du cuir. À la pause, Arbeloa et Pinto relâchent la pression et en viennent aux mains : le gardien remplaçant du Barça reçoit un rouge direct alors qu’il n’est pas entré sur le terrain.

 


Au retour des vestiaires, on observe encore et toujours l’engagement physique des 2 équipes et de l’anti-jeu : Mascherano et S.Ramos prennent leur biscotte. À l’heure de jeu, Pepe, emporté par sa fougue non contenue et son manque de discernement allait ensuite au contact avec Alves avec une semelle très dangereuse sur Alves : l’arbitre n’hésite pas et sort le rouge, sous la bronca de Bernabeu. José Mourinho explose et fulmine contre l’arbitre.


Les merengues en infériorité numérique, le Barça en profitait sans se montrer très impressionnant. Comme l'indique la tête manquée de Pedro à la suite d’une parade de Casillas sur une frappe enroulée de Villa (68’). Cependant, le Real va finir par craquer. Afellay côté droit dépose Marcelo, centre au premier poteau, où, Messi plonge entre les défenseurs pour tromper le portier madrilène (0-1, 76'). Dix minutes plus tard, Busquets laisse la Pulga prendre le cuir à hauteur du rond central. Le meilleur joueur du monde court, élimine 4 défenseurs et bat Casillas du pied droit : Messiesque (0-2, 87').
« Dégouté par la vie » et surtout, par le festival de Messi, le Real n’arrivait plus à rien et l’arbitre pouvait siffler la fin du match sur ce score de 2-0 qui offre à Barcelone la voie royale vers la finale de Wembley.

 

3 mai 2011 : ¡ Porque vamos a Wembley!

Dernier acte de ce fou printemps des clasicos avec le match retour de la demi-finale de la Ligue des Champions. Après avoir gagné 0-2 sur la pelouse de son ennemi juré, l’équipe de Pep ne devait plus que gérer son avance, 90 minutes les séparait alors de la finale de Wembley.

 


Le Barça a rapidement pris le jeu à son compte malgré que le Real ait affiché de bonnes intentions. Cependant, personne ne se livre et, rien ne se passe concrètement dans le jeu, si ce n'est des séquences de conservations de balles barcelonaise. De plus, le Real a pu compter sur un Iker Casillas des grands soirs pour repousser tous les assauts catalans de la première mi-temps.

Au retour des vestiaires, le Real montre un visage conquérant et y croient ! Surtout qu’ils ont réussis à marqué par l’intermédiaire d’Higuain, mais le but avait été refusé (ou le coup de sifflet avait retentit avant que le ballon ne soit au fond des filer) pour une faute sur Mascherano, qui était en passe de rattraper l’argentin, mais C. Ronaldo fauche involontairement l'ancien capitaine de la sélection albiceleste. Ce but refusé est comme un avertissement, tout peut aller vite, et les madrilènes sont beaucoup plus tranchants qu'en première mi temps. Le Barça a du mal à replonger dans le match, mais les culés reprennent petit à petit leurs esprits. C’est alors qu’Iniesta fait admirer sa science de la passe en glissant le cuir dans une forêt de jambes pour Pedro, qui enchaîne un contrôle-frappe qui laisse Casillas de marbre (1-0, 54’). Le Barça anéanti les derniers espoirs madrilènes ! L’égalisation de Marcelo dix minutes plus tard (1-1, 65’) n’entretiendra pas le suspens d’autant plus que les madrilènes se montrent de plus en plus brouillons avec le ballon. Le coup de sifflé finale retentit, les blaugranas valident leurs ticket pour Wembley, stade où Pep Guardiola a pu soulever la première C1 du club.

 

 

 

Saison 2011-2012 : Fin de l'hégémonie catalane ?

La deuxième saison des clubs entrainés par Mourinho sont généralement meilleurs que la première année. La Supercoupe d'Espagne fut équilibrée entre les deux rivaux, et, le Real est leader.
Tels sont les raisons d'optimisme pour les merengues, qui sentent que le vent peut tourner.

 

14 août 2011 : Le hold up

 
La saison de la Liga redémarrait (déjà) par un clasico pour le compte de la Supercoupe d’Espagne entre le vainqueur de la Coupe du Roi et le Champion d'Espagne.
 
C’était un match qui permettait de jauger le niveau de l’équipe madrilène qui prétendait avoir progressé par rapport à la saison dernière. Ayant gagné la totalité de leur match de préparation, le Real arrivait plus que jamais confiant et préparé pour ce match. Tandis que les blaugranas affichaient un état de méforme et ne s'étaient guère préparés correctement pour ce match (Guardiola devait faire sans Puyol et Afellay, blessés. Xavi, Piqué et Busquets étaient incertains, sans oublier que Messi, Mascherano et Alexis Sanchez n'avait repris l'entrainement que depuis 1 semaine !).
 
 
Malgré cela, les catalans sont allés obtenir un bon match nul. Ce sont pourtant les galactiques 2.0 qui ouvrent le score par Mezut Özil : sur l’aile droite, Benzema est lancé, avant de remettre entre trois défenseurs pour l’allemand, qui n’a plus qu’à poser le plat du pied (1-0, 13’). Le match, constellé de nombreuses fautes et de nombreux contacts rugueux, à l’image d’un Pepe déjà bouillant, vire au génie après la demi-heure de jeu quand David Villa, reçoit le ballon à l’angle gauche de la surface de réparation, se décale sur un pas sur son pied droit, et envoie un enroulé pleine lucarne (1-1, 35’). Bernabeu est assomé, le kop barcelonais explose d’euphorie.
Juste avant la pause, Messi a le ballon dans l’entrejeu, voit Pepe perdre ses appuis, et met les gaz : plus personne ne le reverra, si ce n’est Casillas, impuissant face au plat du pied de l’Argentin (1-2, 45’). Dominés dans l'ensemble de la première période, les hommes de Pep ont fait preuve d'un froid réalisme. Mais dès le retour des vestiaires, les merengues parviennent à égaliser par Xabi Alonso, à l’affût au second ballon sur corner (2-2, 53’). La suite du match, c’est 2 penaltys non sifflés dans chaque camp. Le Real et le Barça se séparent sur un score nul 2-2.
 
 

17 août 2011 : Nuit de folie au Camp Nou

La semaine qui suit, c’est déjà le retour où l’on a pu assister à de la sueur, du sang, des larmes. Voilà le cocktail explosif du match retour de la Supercoupe d’Espagne. Dans une ambiance électrique et électrisée, les deux équipes se sont livrées un véritable duel dantesque.
 
 

Fort de son match nul à l’extérieur au match aller, les catalans démarrent pied au plancher avec Iniesta qui ouvre magistralement le score d’une petite pichenette par-dessus Casillas sur une superbe ouverture de Messi dans le dos de la défense (1-0, 15’). Le Real colle au train et remet les compteurs à égalité, comme au match aller : à l’entrée de la surface, Benzema frappe et Cristiano Ronaldo dévie dans le but (1-1, 20’).
Une nouvelle fois de plus, le génie de Messi fait basculer la rencontre juste avant la pause : un une-deux avec Gérard Piqué, qui lui remet le ballon d’une superbe talonnade, le ballon d'or se retrouve seul face à San Iker, qu’il ajuste d’une balle piquée (2-1, 45’).
Le seconde période prend alors une tout autre tournure : les déchets techniques et l’anti-jeu s’installent. Le match va viré carrément au suspens hitchcockien quand à dix minutes de la fin, Benzema profite d’un corner mal dégagé et d’un cafouillage pour égaliser d’une frappe en pivot (2-2, 81’).
Mais cinq minutes plus tard, sur un centre d’Adriano, Messi place une volée couchée entre les défenseurs madrilènes et envoie les blaugranas au paradis (3-2, 87’).
 
 

Le match vire alors à la tragédie. Marcelo découpe Fàbregas sur le bord de la touche, récoltant un rouge logique. Les deux équipes se ruent alors l’une sur l’autre dans une bagarre générale, Özil et Villa échangent des amabilités, récoltant eux aussi un carton rouge. Sans oublier le fameux doigt dans l’œil de l'entraineur madrilène sur Tito Vilanova, l'adjoint de Guardiola. Fin du match, l’un des clasicos le plus intenses, le plus disputé, le haut niveau était au rendez-vous. Et surtout, un génie a scellé le sort de cette double confrontation.
 
 
 

Forme, forces et faiblesses des 2 équipes


 
Même si une fois de plus le FC Barcelone et le Real Madrid dominent la Liga - et on serait tenté de dire l’Europe - la forme physique, l’état de fraicheur des deux équipes ne sont pas les mêmes.

Real Madrid :


Le club de la capitale vient de finir sa campagne de poule de Champion's League en réalisant 6 victoires en autant de matchs. Le Real Madrid rejoint ainsi le Milan AC (92/93), le PSG (94/95), le Spartak Moscou (95/96) et le FC Barcelone (02/03), seuls clubs à avoir engrangé 18 points en 6 matchs.
Autre record, le club de Florentino Perez vient de réaliser sa 15ème victoire consécutive toutes compétions confondues, lors du match face à l’Ajax, c’est la plus longue série de victoires pour le Real Madrid.
Ces quelques chiffres montrent bien à quel point à l’heure actuelle, le Real Madrid tourne bien.

L’attaque madrilène est sans conteste son point fort en cette saison 2011/2012. Le club possède la meilleure attaque de Liga et se trouve à seulement une longueur du FC Barcelone en Champion's League. La rotation Benzema/Higuain fonctionne à merveille, Di Maria semble avoir franchit un pallier supplémentaire et, Cristiano Ronaldo, semble enfin avoir compris qu’une lutte pour le titre de pichichi avec Messi ne suffirait pas pour être le Ballon d’Or (confirmation en début janvier).
Quant à la défense, elle est solide et rugueuse. La paire S.Ramos/Pepe fonctionne plutôt bien, l’espagnol remplaçant très bien un Carvalho blessé. Le point faible de cette défense, ceux sont ses ailes ! Arbeloa est souvent dépassé quand le rythme du match est trop élevé (dans un clasico ça risque d’être le cas) et dans une moindre mesure Marcelo également. Le brésilien est capable de se projeter vers l’avant à merveille et d’apporter le surnombre, mais il est très limité quand il s’agit de défendre, ce que l’on a souvent vu lors des clasicos.

 

 
 

FC Barcelone :


Le club catalan est lui beaucoup critiqué ces temps ci. En effet beaucoup d’observateurs et non des moindres (Capello pour ne citer que lui) pensent déceler les signes avant-coureurs d’une fin d’ère, rien que cela!
Il faut se l’avouer, au jour d’aujourd’hui le FC Barcelone n’est pas donné favori, au contraire. Et ce n’est pas sans rappeler les avis émis la veille du clasico du 29 novembre 2010.
Pour autant, on voit difficilement comment ce qui s’est déjà produit pourrait se réitérer, mais ne surtout pas penser que les blaugranas sont morts.

La défense catalane est la meilleure de la Liga, avec seulement 7 buts encaissés en 15 matchs joués (soit une moyenne inférieure à 0.5 but/match). Quand on sait les risques que prennent les catalans dans le jeu, leur façon de se découvrir, c’est un véritable exploit d’encaisser aussi peu de buts! La philosophie de jeu de Guardiola prend tout son sens, plus on a la possession moins on s’expose.
Le petit bémol pour le collectif blaugrana, c’est son attaque qui n’est pas aussi performante que les années précédentes. La faute à plusieurs paramètres, tout d’abord la petite forme de Villa et Pedro pour diverses raison, mais aussi un nombre important de blessés. En effet, en ce début de saison l’équipe de Guardiola n’a pas été épargnée par les blessures à répétitions, ces facteurs ont joué sur le rendement de quelques joueurs un peu trop utilisés… c’est le cas de David Villa.


Sur ces constats, on peut dire que le Real semble se dégager comme le favori de cette confrontation. Mais, on sait que sur ce genre de match c’est loin de suffire, sans compter que le technicien catalan a tout de même fait tourner bien plus son effectif que le lusitanien, cela pourrait jouer sur ce match ou dans un avenir très proche.

 

Football champagne ou castration tactique ?

Au vue des duels écoulés durant l'année 2011, la question peut se poser.

Si nous connaissons les éternelles idées de Pep et sa bande, à savoir imposer son jeu n'importe où pour gagner, l'interrogation demeure sur les intentions de Mourinho, notamment et surtout à cause du contexte qui entoure la rencontre.

Le Real est leader, 3 points d'avance au compteur mais avec un match de retard. Il y a donc une avance fictive de 6 points.

Si le technicien portugais suit la logique de la gestion, tout en pensant sur le long terme, alors nul doute que son équipe pressera l'adversaire pour mieux partir en contre, à une vitesse folle, afin d'ouvrir le score rapidement et de fermer la boutique ensuite.

Pour se faire, le fameux "trivote" s'impose. Ce milieu composé de 3 récupérateurs que l'ancien entraineur de l'Inter a voulu aligné un certain 29 novembre 2010, mais la pression des dirigeants, la pression médiatique (et l'orgueil) ont pris le dessus.

Alors, Mourinho se servit de cette humiliation historique pour convaincre tout le monde qu'il fallait utiliser sa méthode pour battre ce Barça. L'occasion se présenta lors de la finale de la Coupe du Roi, après une première mi temps réussie, notamment par un pressing monstre et un marquage précis sur Messi, les merengues avaient baissés en intensité en seconde période, le match se jouant sur un ultime coup de poker, en prolongation.

Ce système est aussi une façon d'annihiler la possession catalane, de bloquer les espaces mais surtout d'empêcher les connexions Xavi/Iniesta/Messi, les trois lutins étant pris par les trois récupérateurs, mais le Special One a surement noté dans son calepin la variante qui pourrait répondre face au triple pivot : Cesc Fàbregas.

Si ce 4-3-3 basé sur une défense solide et un trident au milieu ultra compact, alors l'équipe probable sera composée ainsi :

Casillas - Arbeloa, Pepe, S.Ramos, Marcelo - X.Alonso, Lass, Khedira - Di Maria, Benzema, Cristiano Ronaldo.

 

Mais une nouvelle donne s'est installée entre la finale de la coupe du Roi et la rencontre phare de ce week end : la Supercoupe d'Espagne.

Malgré la défaite des merengues face à un Barça reprenant à peine les entrainements, le technicien portugais a pu constater que son équipe pouvait jouer au football face au rival catalan, et de très belle manière.

Sur les 180 minutes, les madrilènes se sont montrés joueurs, offensifs et nous avions pu assister à 2 rencontres de très haut niveau malgré l'enjeu peu prestigieux. Les deux rivaux ont donnés une leçon de la gagne où certains clubs devraient s'en inspirer.

Ce Real attrayant, c'est le Real que l'on voit depuis le début de la saison. Un collectif beaucoup plus fort et abouti que l'an dernier, accompagné d'un pressing étouffant, comme l'a pu constaté Manuel Preciado, l'entraineur de Gijon : "Ils se battent sur chaque ballon comme des gamins avec une faim de victoire terrible."

Des phases de jeu plus rapides, fluides. Les automatismes sont nettement plus visibles, il y a une réelle amélioration dans l'envie et l'effort pour le coéquipier chez les merengues.

 

Si Casillas, la légende du club, est toujours le premier à s'illustrer lors des clasicos, le gros plus se situe en défense, depuis la blessure de Carvalho, Sergio Ramos est passé dans l'axe. Et le champion du monde espagnol est devenu impérial aux côtés de Pepe, une assise défensive solide, couplée à un Marcelo omniprésent sur son flanc gauche. Le latéral brésilien est plus que jamais indiscutable à son poste, Coentrao, l'homme qui vaut 30 millions d'euros doit apprécier.

Xabi Alonso prend plus d'ampleur, en étant le cerveau du jeu madrilène, le basque est devenu l'homme de base du onze merengue.

Sans oublier l'argentin Di Maria, au sommet de son art, il est à l'heure actuel le meilleur passeur de la liga. Sa capacité à presser et défendre est infinie, en plus de sa finesse technique où il est capable de mettre en valeur, lui, et ses camarades.

Et Cristiano Ronaldo, qui n'en finit plus de marquer mais, qui ajoute une facette (une facette laissée à Manchester), l'altruisme. Le capitaine de la sélection portugaise est beaucoup moins individualiste, pensant au bien de son équipe lorsqu'un coéquipier est mieux positionné que lui.

 

Un Real capable de jouer et répondre à la maestria technique des blaugranas, cela peut donner un match dantesque, de très haut niveau.

La seule interrogation dans ce système se repose sur 2 postes. Celui du meneur de jeu, et de la pointe de l'attaque.
Il y a une concurrence féroce à chaque poste, mais elle est encore plus coriace à ces 2 niveaux.

En effet, Özil n'est plus aussi étincelant que la saison dernière. L'international allemand joue par intermittence, tandis que Kaka, le ballon d'or 2007, retrouve de très bonnes sensations.
Il se dit même côté Madrid que le club surveille les soirée nocturnes de la perle allemande, qui pourraient expliquer son irrégularité, comme un certain Guti il y a quelques années.

Et l'autre concurrence, la plus médiatique, concerne Higuain et Benzema. Les deux attaquants partagent le même temps de jeu, une fois Higuain, une fois l'ancien lyonnais, et ainsi de suite. Deux profils différents, le renard des surfaces et l'attaquant participant au jeu... Benzema est sorti à l'heure de jeu à Amsterdam mercredi, avantage au français ?

Dans ce 4-2-3-1, l'équipe probable serait :

Casillas - Lass, Pepe, S.Ramos, Marcelo - X.Alonso, Khedira - Di Maria, Özil, Cristiano Ronaldo - Benzema (ou Higuain).

 


En ce qui concerne le Barça, qui pourrait aujourd’hui prédire avec certitude, avec quelle composition débuteront les champions d'Espagne, et avec quel schéma tactique ? Personne.
Depuis le début de la saison, Pep Guardiola alterne entre le 3-4-3 et le 4-3-3. Chaque schéma tactique a montré certains avantages et certains inconvénients.

 
Le 3-4-3 a démontré qu’il était un schéma tactique qui offrait plus de possibilités en attaque. Plus de joueurs sont présents pour combiner, Messi est plus entouré, et le Barça a l’air d’être moins dépendant de ses buts depuis qu’il est encerclé par deux attaquants et souvent Fàbregas juste derrière lui, en plus de 3 autres milieux.
Cependant, ce même schéma a montré un manque de garanties inquiétant lors des grands matchs et/ou à l’extérieur. Que ce soit contre l’Athletic Bilbao (2-2), Valence (2-2) ou le Milan (2-3), le Barça a toujours encaissé deux buts et en a marqué au moins autant. Le 3-4-3 a cependant montré des résultats impressionnants au Camp Nou, comme contre Villarreal (5-0), Osasuna (8-0), Atlético Madrid (5-0), ou encore Levante (5-0).

Un autre constat qui pourrait être fait de ces statistiques : Guardiola aligne toujours son 3-4-3 lors des matchs les plus importants en championnat.
Le 4-3-3 a quant à lui la faveur des fans du Barça, qui, pour la majorité, considèrent ce système comme étant bien plus fiable défensivement, un système qui a fait ses preuves depuis 3 ans et qui devrait être maintenu.
Mais Pep aime prendre des risques. Il l’a dit et répété « Ne pas prendre de risque est la chose la plus risquée qui soit ».
Il a également justifié le 3-4-3 en début de saison de cette manière : « Il ne se passe pas un jour sans que je pense à une meilleur manière pour le Barça d’attaquer », et le 3-4-3 en est une.

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Mais à quel prix ? Tout le système défensif se retrouve menacé dès que la ligne des 3 défenseurs est étirée, le défenseur central gauche (généralement Abidal) se retrouve à couvrir la surface de réparation à lui seul si une attaque vient de la gauche de l’attaque adverse, et vice-versa avec le défenseur central droit. Avec des joueurs comme Di Maria, Ronaldo, Kaka ou Ozil et Benzema devant, cela pourrait couter cher au Barça.
Et ça, Pep Guardiola en est conscient. Cette semaine en conférence de presse, un journaliste lui a demandé si il pensait reconduire le 3-4-3 lors du clasico. Le Maître a répondu « C’est un système très très risqué. Pour qu’il fonctionne il faut que l’on domine le jeu outrageusement, et il est très dur de dominer contre le Real Madrid ». Mais est-ce que ce sera suffisant pour que le natif de Santpedor n’aligne pas le 3-4-3 qu’il a l’air de tant apprécier ?

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C’est pourquoi une autre solution, moins probable mais possible a fait son apparition. Sport.es a parlé il y a quelques jours d’un 3-5-2 que pourrait aligner Guardiola, avec 3 défenseurs centraux, aidés par Alves qui jouera un brin avancé. Ce système aurait l’avantage d’aligner Fàbregas derrière Messi et un autre attaquant, tout en gardant une bonne sérénité défensive puisque Dani Alves redescendra en phase défensive. Mais, étant donné que le Barça n’a pas joué avec ce schéma depuis très longtemps (Valence 0-1 Barça en deuxième partie de saison dernière), cela parait assez peu probable.

Et enfin, une autre possibilité s’offre à Pep Guardiola, celle d’élaborer une équipe capable de permuter en cours de match et de changer de tactique selon la physionomie et le score de la rencontre, comme lors de la victoire à San Siro face au Milan AC.

Au niveau des joueurs qui pourraient être alignés, 14 joueurs ont été mis au repos en vue du clasico.

Il s’agit de : Valdès, Alves, Piqué, Mascherano, Puyol, Abidal, Busquets, Keita, Xavi, Iniesta, Messi, Fabregas, Alexis Sanchez et Villa.
Gérard Piqué est le seul joueur de cette liste à avoir été sur la feuille de match contre le Bate Borisov. Il semblerait que les 11 titulaires font sans aucun doute partie de cette liste de 14 joueurs, donc 3 parmis eux seront sur le banc. Selon les dernières performances et les derniers turn-over du coach catalan, ces 3 joueurs pourraient être Piqué, Keita et Alexis Sanchez.

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Ce qui donnerait cette équipe :
Valdès, Alves, Mascherano, Puyol, Abidal, Busquets, Xavi, Iniesta, Fabregas, Villa et Messi. Le schéma restant à déterminer par Guardiola, dont les choix souvent surprenants mais efficaces se doivent de l’être à nouveau samedi soir : Le titre de meilleure équipe d’Espagne pourrait être en jeu.

 

 

En ce samedi 10 décembre, le monde se focalise sur un seul endroit le Santiago Bernabeu, pour un seul match, el Clàsico...

El Clásico, puissante rivalité entre deux régions, deux Institutions, deux football, qui luttent pour la suprématie Nationale.

Alors, allez-y Messieurs, faites de ce choc étoilé un instant mémorable !

Article rédigé par :
Abselinho, Ihabinho, M_Laudrup, Tele-Santana et Wacil.
Remerciement à Marko.


Posté par Tele-Santana
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