Array Real Madrid 1-2 FC Barcelone : KO - FC Barcelona Clan

En Une | Clasico Et Derby | jeudi 19 janvier 2012 à 12:23  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

La Pep Team s'impose 2-1 à Bernabeu pour ce quart de finale aller. Une rencontre pleine de maîtrise, sans avoir été étincelant, les blaugranas prennent une sérieuse option pour la suite. Feliç aniversari Pep !

Les faits et le jeu

C'est reparti pour un clasico, le 4ème de la saison, le 9ème depuis novembre 2010, ce choc des titans programmé initialement 2 fois par saison devient une habitude désormais.

Placer dans un mois de janvier chargé, ce clasico arrive à un moment de la saison où la gestion d'effectif est importante, en vue des échéances prochaines, comme la Ligue des Champions.

Pour Guardiola, il s'agit avant tout d'un clasico. Peu importe l'enjeu, seule la victoire importe. Alors, l'enfant de Santpedor aligne le onze de gala : Pinto est aux buts, car c'est sa compétition. La défense, du classique avec Alves, Piqué, Puyol et Abidal. On retrouve un trio composé de Busquets, Xavi et Fàbregas. Iniesta est aligné à gauche, Alexis Sanchez et Messi complètent le trident offensif.

 

Le Real Madrid connait un petit coup de fatigue depuis la rentrée, pour ne pas définitivement frire ses joueurs, l'entraineur madrilène opère à un mini turn over.

Casillas est dans les buts. La défense est quant à elle surprenante : Altintop est aligné côté droit, Sergio Ramos dans l'axe, accompagné d'un revenant, Ricardo Carvalho! L'ancien international portugais était absent depuis plusieurs mois, en raison de douleurs au dos, il fait son retour pour ce clasico. Coentrao est préféré à Marcelo.
Au milieu, le technicien portugais remet au goût du jour le trivote, c'est à dire un milieu composé de 3 milieux défensifs. Les heureux élus sont Lassana Diarra, X.Alonso et Pepe.
En attaque, le trio est composé de Cristiano Ronaldo, Higuain et Karim Benzema.

Une composition "intériste" selon As.

Les intentions sont claires pour le Real Madrid : jouer en contre, marquer rapidement, et défendre.

 

Le match débute et très vite les catalans monopolisent le cuir.
Les locaux restent dans leur moitié de terrain, aucun pressing n'est réalisé. Les merengues attendent l'adversaire, dans leur camp, afin de mieux les contrer et profiter des espaces.

La possession reste stérile, les madrilènes sortent peu à peu et le plan de l'entraineur madrilène va s'avérer être payant.

Benzema amorce un contre, de son camp, il sert en profondeur Cristiano Ronaldo qui accélère côté gauche. Ce dernier fixe Piqué, va sur son pied gauche et arme son tir, ça passe entre les jambes d'un Pinto aux fraises, et à 1-0 pour le Real Madrid après 11 minutes de jeu seulement.

Sur la première incursion merengue, le Real frappe fort. L'attaquant portugais, décrié ces derniers temps par ses propres supporters, remet les pendules à l'heure.

 

Mais cette ouverture du score ne met pas les visiteurs en panique, au contraire, Xavi & Co repartent vers l'avant, sans se soucier du tableau d'affichage.

La domination barcelonaise commence à se mettre en place, les madrilènes, attentistes, sont disposés à vouloir jouer de la sorte, à domicile.

Iniesta met à contribution Casillas, mais le capitaine madrilène détourne le ballon en corner (14').
Sur une ouverture somptueuse de Fàbregas, Alexis Sanchez, entre les défenseurs centraux place une tête qui lobe Casillas... Le ballon heurte l'équerre, première alerte pour San Iker (16').

Dès lors, les madrilènes commencent à tomber dans leurs travers, Pepe, pour avoir marcher sur Busquets, écope d'un carton jaune. Quelques minutes plus tard, Pepe encore lui, accentue un geste involontaire de Piqué, l'arbitre du soir, pris par la simulation, averti l'espagnol.

 

Les catalans campent toujours dans le camp adverse, mais gare aux contres ! Mais Abidal veille au grain, en interceptant une passe de Cristiano Ronaldo, dans un deux contre un qui aurait pu être fatal pour les culés.

Messi est peu en vue depuis le début de la rencontre, en partie à cause d'une triplette défensive proche et dure sur l'homme. Il arrive néanmoins à se démarquer, lancé coté gauche, le triple ballon d'or frappe mais Casillas claque en corner (26').


 

Les hommes de Pep dominent territorialement, mais la chance ne tourne pas. Nous sommes à la demie heure de jeu, et une attaque/défense est mise en place.

À la suite d'un jeu magnifique triangle, Sanchez, dans la surface remet en une à Iniesta. Mais ce dernier contrôle mal le ballon et sa frappe est trop enlevée. Ce fut une occasion en or pour égaliser (30').

Rien d'alarmant ne se passe par la suite, l'arbitre renvoie les 22 acteurs aux vestiaires. Le Real mène 1-0, sur sa seule occasion. Tandis que le Barça domine mais manque de réalisme. Les madrilènes attendent volontairement l'adversaire, à l'italienne, tout en jouant à la limite.

 

Le second acte reprend, aucun changement, tant au niveau des joueurs qu'au scénario de la partie. Les champions d'Europe reprennent leur domination, convaincu que l'ouverture va finir par se trouver.

Quelques minutes plus tard, un corner est à mettre à l'actif du Barça, Xavi s'y colle. Un centre bas, mais tendu et Puyol surgit aux 6 mètres, d'une tête plongeante, le capitaine catalan égalise, 1-1, les efforts sont récompensés par ce but plein de détermination.
À noter une certaine passivité madrilène (mention à Pepe) sur ce coup de pied arrêté, un point fort pourtant des merengues.

 

Tout est à refaire pour le Real, qui pensait pouvoir contenir les assauts catalans.

Les locaux sortent peu à peu de leur nid, mais la domination est toujours barcelonaise. Fàbregas pique le ballon par dessus la défense pour Iniesta, qui reprend de volée, son tir est contré par Ramos et le ballon heurte la barre transversale (54'). Les culés n'étaient pas loin de reprendre l'avantage.

Les madrilènes ressortent, timidement. Altintop se retrouve côté droit, centre au second poteau pour Benzema, l'ancien lyonnais reprend de la tête mais le ballon ne touche que le poteau de Pinto (57').
C'était la première incursion madrilène de la seconde période, la deuxième du match, seulement.

Le naturel revient au galop, les fautes inutiles et les coups bas refont donc surface. Les madrilènes sont dominés, alors ils commencent à perdre patience. Coentrao est averti, Xabi Alonso frôle toujours la limite et Pepe, l'homme dur, s'improvise pleurnicheur pour un coup imaginaire.

 

Un nul avec un but encaissé à domicile n'est pas une bonne opération pour le Real, alors Mourinho procède à un double changement, plus offensif. Out le trivote avec Lassana Diarra qui cède sa place pour Özil. Higuain, transparent tout au long de la partie cède sa place à Callejon, pour amener de la vitesse, et du pressing.

Coup franc sifflé pour les catalans, Xavi dépose le ballon sur la tête de Busquets, mais ce dernier, place sa tête au dessus (70').

Le nouveau dispositif madrilène, plus offensif, ne change rien à la physionomie de la rencontre. Les barcelonais sont comme à la maison, et la domination est toujours à l'actif des champions du Monde.

Les catalans font tourner le ballon, Messi hérite du cuir plein axe. L'argentin temporise, voit Abidal faire un appel en contournant la défense. La Pulga, d'une passe somptueuse trouve l'international français dans la surface, après un contrôle de la poitrine, King Abi glisse le ballon au fonds des filets, 2-1 pour le Barça, à un quart d'heure de la fin.

Mérité pour les azulgranas, dominateurs tout au long de la rencontre. Abidal marque là son premier but de la saison, son premier dans un clasico. Asi, si eu te pego time.

 

Plus rien à se mettre sous la dent niveau occasions franches. Après quelques changements pour amener de la fraîcheur et conserver le score, l'arbitre Mr Muñiz Fernandez siffle la fin de la rencontre. Une victoire 2-1 pour les barcelonais, un score flatteur pour le rival madrilène tant l'adversaire du soir a maitrisé la partie, avec notamment 73% de possession de balle, à Bernabeu.

Sans avoir été exceptionnel, la Pep Team a encore prouvé qu'on devait compter sur elle pour les grands rendez-vous, avec un mental d'acier, et surtout, la certitude que la victoire arrivera. Peu importe quand, mais 90 minutes pour gagner semblent largement suffisant pour la Dream Team version Guardiola.

 

Le seul point noir de la rencontre est la bassesse madrilène. Outre les choix surprenants, mais qui peuvent être compréhensifs compte tenu du calendrier, l'attitude de certains merengues aura été déplorable.
Une mention à Xabi Alonso, Fabio Coentrao... Mais la palme d'or revient à Pepe. Provocateur, simulateur, boucher, ce soir l'international portugais a montré l'étendue de son intelligence, proche du néant.

Mais le plus important reste la performance catalane, qui, une fois de plus, montre sa suprématie face à son éternel rival.
Un clasico reste un clasico, peu importe l'enjeu, seule la victoire importe. Une victoire pareille va remettre le moral de l'équipe au top, dans cette période où tout peut se jouer.

 

 


Les joueurs

 

Pinto : 6

Au chômage technique durant quasiment toute la rencontre. Il a sa part de responsabilité sur le but, en étant un temps en retard, les jambes écartées. Il a néanmoins rassuré par son jeu au pied qui a été parfait.

 

Alves : 7

Grosse présence aux avants postes, le latéral brésilien n'a malheureusement pas été autant sollicité qu'à l'accoutumée dans la profondeur. Quelques espaces laissés à Cristiano Ronaldo, mais il a, pour la majeure partie du match réussi à tenir son côté. Il a, par ailleurs, confirmé ses talents de danseur.

 

Piqué : 7

Un temps en retard sur le but madrilène, ça sera le seul reproche de la soirée. Défensivement Shakiro n'a rien eu à faire, et les relances ont été propres, comme à son habitude.

 

Puyol : 8

Il motive, engueule et replace ses camarades. Il guide les siens en égalisant d'une tête rageuse, le chef de la bande a été impérial ce soir. La dernière défaite du Barça, avec Puyol sur le terrain remonte à mai 2010 et la demie finale aller de la Champion's League (3-1 contre l'Inter). Depuis, El Capità montre à ses coéquipiers qu'il est interdit de perdre.

 

Abidal : 8

Jamais inquiété en défense, Abidal aura fermé à double tour son côté gauche. Jusqu'à dégoûter Cristiano Ronaldo, passé sur son couloir en seconde période. Il marque aussi le but de la victoire avec un enchainement qui ferait rougir certains attaquants. Son deuxième but sous la tunique barcelonaise, ça méritait bien une petite chorégraphie. 

 

Busquets : 9

L'homme du match, ou, en tout cas, le patron du milieu. Le rond central, c'est à lui, et personne n'y touche. Il fait partie des meilleurs récupérateurs de la planète, si ce n'est le meilleur. Il est aussi le joueur le plus intelligent que l'on puisse voir sur une pelouse. Conservation, placement, feinte de corps (qui peut être dangereux pour la santé de l'adversaire), le champion du monde espagnol a étalé son talent, sa classe et sa maturité. Une maturité acquise dès le plus jeune âge, et il n'a que 23 ans.

 

Xavi : 7.5

El Maestro a su être précieux à la diction du jeu. Sans être étincelant il a parfois écœuré le pressing madrilène avec une conservation de balle dont lui seul a le secret.
La possession, c'est lui.
Remplacé par Thiago à quelques minutes du coup de sifflet finale. Le nouvel entrant s'est contenté de gérer la passe à dix.

 

Iniesta : 7

Positionné à gauche ce soir, le Manchego s'est procuré de belles occasions de buts. Malheureusement il a laissé la finition au vestiaire. Don Andrès n'a pas été transcendant comme à son habitude, mais les larmes ont tout de même coulées.

 

Messi : 7

Quasi invisible en première mi-temps où le trivote madrilène a eu raison de lui. À chaque prise de balle, un merengue le suivait comme son ombre. Et forcément, l'argentin a subi quelques fautes et coups bas. Comme son aîné Maradona en 1982 contre l'Italie, un plan anti-Messi a clairement été mis en place. Alors, la Pulga s'efface de la zone de vérité, pour participer à la construction, toujours en monopolisant l'attention de l'adversaire. Au final, il offre le but de la victoire à Abidal sur une passe lumineuse. 

 

Fàbregas : 7

L'ancien gunner jouait aux côtés de Xavi dans l’entre-jeu. Il a offert quelques caviars qui n'ont pas été concrétisés. Plus discret que son compère du milieu, son rôle apporte tout de même beaucoup plus de variantes et permet à ses coéquipiers de ne pas être esseulés face un gros pressing. Remplacé par Adriano (82') qui a aidé dans la possession et le pressing.

 

A.Sanchez : 8

Infatigable, l'international chilien a sorti une grande prestation. Placé seul en pointe, Alexis se sera démené partout pour gêner la défense, gêner les relances et rentrer dans le tas sans aucune crainte. Comme lors du clasico en championnat, ce fut l'un de ses matchs les plus aboutis sous ses nouvelles couleurs. Remplacé par Cuenca à la fin du temps réglementaire, pour le plaisir.

 

 

 

Fiche technique

 

Real Madrid : Casillas; Altintop, Sergio Ramos, Carvalho, Coentrao; Pepe (Granero, m.80), Xabi Alonso, Lass (Özil, m.66); Higuaín (Callejón, m.66), Cristiano Ronaldo et Benzema.

FC Barcelone : Pinto; Álves, Piqué, Puyol, Abidal; Busquets, Xavi (Thiago, m.86), Iniesta; Cesc (Cuenca, m.88), Messi et Alexis (Adriano, m.82).

Buts : 1-0, m.11: Cristiano. 1-1, m.49: Puyol. 1-2, m.76: Abidal.
 
Arbitre : Muñíz Fernández 
 
Avertissements : Pepe (m.17), Coentrao (m.60), Callejón (m.68) et Carvalho (m.87) pour le Real Madrid. Piqué (m.20), Busquets (m.55) et Puyol (m.79) pour le FC Barcelone.

83 500 spectateurs.


Posté par Tele-santana
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