En Une | Puyol | samedi 28 avril 2007 à 22:08
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Il a le respect des socios et du vestiaire pour sa rapidité à corriger les erreurs, pour son sens du compromis, son humilité et son bon sens.
La saison 2006-07 restera comme la campagne que le Barça aurait pu convertir pour devenir immortel mais le club est resté sur un prestation moyenne. Aussi, parce que quand le Camp Nou brulait par les quatre côtés par faute des divergences internes et de l'irrégularité, Carles Puyol a fait une démonstration de ce qu'est un capitaine outre les terrains de jeu et a éteint l'incendie et a arraché le compromis de tous pour penser jusqu'au 30 juin à l'unique chose qui est importante : Le Barça
En réalité, le capitaine a transmis au vestiaire ses qualités sur le terrain de jeu. Une rapidité de réflexes pour corriger les erreurs, la générosité envers ses compagnons pour les tirer vers le haut, un compromis avec le club, une discrétion et une humilité pour fuir les premiers plans et le sens commun de choisir le plus approprié pour l'intérêt supérieur su club.
Ces vertus sont celles qui l'ont amené à gagner le respect du vestiaire, du degré, du muguet et les pupitres de presse. Ajoutons à cela un rendement exceptionnel ainsi que des statistiques à la hauteur du brassard qu'il porte.
Il y a une image que personne ne devrait oublier et qui définira pour toujours qui est Puyol. Le 23 octobre 2002, lors du Barça-Lokomotiv de la Champions League au Camp Nou.
Dans la minute 65 James Obiorah, joueur Nigérian de l'équipe russe, se trouve en face d'une défense blaugrana complètement dégarnie. Quelques minutes auparavant, il avait écrasé un tir sur la barre et cette fois, Robert Bonano et Frank de Boer ont été éliminés, plus rien ne s'interpose entre lui et le but. Plus Rien ?
Dans le temps dans lequel Obiorah a armé son tir, un gamin chevelu de 24 ans est intervenu avec autorité. Il s'agit de Puyol. Le stade pense que Carles essayera d'arrêter l'attaquant avec les mains pour donner lieu à un pénalty et l'expulsion... Et voilà qu'il en ressort qu'il évite le but avec le coeur.
Toute l'histoire entre le capitaine et le club est similaire. Une remise maximale, un professionnalisme maximal. Quand Frank Rijkaard a pris les rennes de l'équipe, Puyol était déjà un joueur indiscutable, l'exemple à suivre pour les jeunes de la cantera.
Pendant ces années de succès, il s'est converti en l'un des symboles les plus forts de l'actuel Barça. Si Ronaldinho représente la magie, Puyol représente lui l'amour des couleurs blaugranas depuis l'enfance et la pleine identification avec ce qu'elles peuvent projetter comme image.
Son secret pour un tel rendement dans tous les matchs ? Pour lui il n'y a pas de différences entre un entrainement et une rencontre.
Rijkaard a essayé 25 défenses différentes dans les 51 matchs officiels. Le capitaine a manqué seulement quatre d'entre elles.
La plus sollicitée a été la ligne Zambrotta-Puyol-Márquez Gio, dans neuf occasions, suivie par l'Oleguer-Puyol-Thuram et la Belletti-Márquez-Puyol-Gio, utilisées dans quatre rencontres chacune.
Puyol pourra se vanter devant ses petits-enfants avoir subi 2 fractures du visage lors de matchs joués pour le Barça. Dans les campagnes 2002-03 et 2003-04, le défenseur barcelonista a souffert de 2 graves lésions avec enfoncement de la pommette. Carles, loin d'être intimidé, a dû être freiné par les médecins pour ne pas réapparaitre prématurément et dans les deux cas il a fini par porter des masques protecteurs sur mesure pour qu'il puisse s'entrainer et jouer.
Source: Sport
Posté par zinjou
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