Article | Autres Anciens | jeudi 4 janvier 2007 à 01:20  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

De VICTOR MUNOZ sur Pep Guardiola.

GuardiolaCela fait quelques mois, exactement depuis le 16 avril dernier, qu’on a fêté les 20 ans de notre première rencontre. C’était au Camp Nou, dans une des nuits les plus joyeuses de nos vies, pour moi assurément et je suis convaincu que pour lui aussi. Je venais de marquer un penalty décisif qui terminait notre remontée contre Goteborg et qui nous qualifiait pour la triste finale de Seville et Pep, un des jeunes du club était là en tant que ramasseur de balle, a couru pour m’embrasser. C’est cette image que j’ai gravée dans ma mémoire, qui pour beaucoup ne relève même pas de l’anecdote, montre très bien ce qui a permis à Guardiola, en marge de ses indéniables qualités, d’être ce qu’il a été : sa passion pour le football et le Barça.

Pour bien faire quelque chose, et bien le faire pendant tant d’années, il faut que ça te plaise. Et le football a toujours rendu fou Guardiola. C’est pour cette raison qu’il a été un crack et pour cette raison le football devrait le retrouver rapidement. Pep ne l’a jamais eu facile. Il a joué au Camp Nou très jeune à seulement 20 ans, et ce n’est pas la même chose de jouer latéral ou ailier que de jouer en tant qu’organisateur d’un onze d’étoiles. Et après il a du lutter contre les critiques qui l’ont poursuivi tout le long de sa carrière. Notamment contre ceux qui disaient qu’il ne pouvait jouer qu’au Barça et dans le système de Cruyff. Moi j’ai toujours défendu le contraire : à son époque je ne me rappelle pas un seul footballeur avec son compromis, sa personnalité, sa passion et son talent. C’est dire, il aurait joué n’importe où. Il aurait moins brillé ? Peut-être. Mais il aurait joué, c’est sur.

Je ne vais pas perdre une seule seconde en parlant des qualités de Pep, basées sur sa capacité d’anticiper les décisions et de les exécuter à la perfection. Ni sur sa capacité à diriger et à guider une équipe. Son importance dans l’histoire blaugrana ne se réduit pas seulement à ses onze années dans l’équipe première. Il nous a laissé un Xavi, un Iniesta, un Arteta, un Cesc … et un style de football intelligent, rapide à une ou deux touches et talentueux qui définira le Barça à vie, indépendamment des entraîneurs qui arrivent. Cruyff a importé la figure du « 4 » et des ailiers, mais sans un Guardiola cette figure ne serait pas si forte aujourd’hui.

Il est possible que l’enfant de Santpedor, un joueur d’équipe qui a toujours mis en avant le succès de l’équipe à celui des invidualités, ôte toute importance à cette initiative de MD, et qui a été vu comme un succès. Moi oui je lui en donne. Etre élu par les « culés » le meilleur milieu de terrain de l’histoire blaugrana devant des figures importantes comme Maradona, Laudrup, Deco, Kubala, Schuster, Neeskens ou Suárez est extraordinaire. Les gens t’aiment Pep. Félicitations.

 

 


Source: www.elmundodeportivo.es

Posté par Sasuke
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