Article | Eto'o | jeudi 24 mai 2007 à 20:45  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Dans une interview accordée à Marca, il a dit avoir des 'propositions' et que l'une d'entre elle est en Espagne et il a souligné que son meilleur ami au vestiaire est l'outiller...

 

Samuel Eto’o et le président du Real Madrid, Ramon Calderon

L’interview publiée hier par le quotidien Marca a de nouveau montré ce Samuel Eto'o provocateur, irrespectueux envers ceux qui ne le félicitent pas constamment et submergé dans une vie où il voit des fantômes partout. Et pour comble, dans cette interview il a montré un manque de respect envers les couleurs qu’il porte, juste au moment où l’équipe azulgrana joue la Liga, entre autre, face au Real Madrid.

Lui, qui présume d’être Barcelonais partout où il va, n’a pas nié que le club blanc pourrait être sa future destination, car comme il l’a dit “les propositions ne me manquent pas”. Questionné si ces propositions étaient “alléchantes”, Samuel a répondu par cette question. “Si je veux quitter le Barça et que je veux rester en Espagne, crois-tu que je ne peux pas y rester ?”, a-t-il affirmé. La question suivante a été plus directe. “Mais en Espagne, je ne peux qu’aller dans 2 équipes, parmi elles le Real Madrid...” Encore une fois une réponse par une question : “Et pourquoi je n’irais pas dans une de ces équipes ?”.

Ce n’était pas le seul sujet à polémique traité par Eto'o. La revue a été ample. Le Camerounais a laissé des phrases concernant le vestiaire telles que “aujourd’hui, avec celui que j’ai le plus d’affinités c’est l’outiller”, bien qu’il ait nié qu’il y ait une division au sein du vestiaire. Il a également fait référence aux fameuses et polémiques déclarations de Vilafranca : “Je ne me suis pas levé un jour et suis devenu fou. Je sors d’une blessure de 6 mois et je retrouve tout ce qu’il y avait là bas”. “Qu’ils ne mentent pas aux gens en disant que le problème sont les déclarations d’Eto'o à Vilafranca. Il faut plutôt se demander comment sont venues ces déclarations”, a-t-il ajouté.

De plus, le joueur africain croit que “il faut écarter les gens qui foutent la merde dans le vestiaire. Depuis le premier jour ils ont voulu monter Ronaldinho contre Eto'o”. Au sujet de sa relation avec le président, il a commenté que “les gens me frappent parce que je défends Laporta, car avec lui ils ne peuvent pas”. Une référence pour Rijkaard ne pouvait pas manquer, dont il a dit “il ne peut rien me reprocher, je cours toujours. Je sais que s’il y a un problème, il me le dira en face. S’il croit que je ne dois pas faire partie de l’effectif, il me le dira”.

Hier, le Camerounais s’est rectifié sur tout durant la conférence de presse offerte la matinée. Par rapport à l’outiller, il a commenté que “lorsque je dis que celui avec qui je discute le plus c’est avec lui, c’est parce que je suis ami avec lui. Pour moi il a autant d’importance que Deco, Ronaldinho ou Valdès. Celui qui pense mal, va sortir cette phrase de son contexte”. Et il s’est référé aux commentaires au sujet de la merde dans le vestiaire. “Il faut virer tout ceux qui foutent la merde dans le vestiaire. Après la rencontre face au Betis, on ne peut pas dire que mon coéquipier Deco fasse un geste. J’ai également baissé la tête et je n’ai pas parlé. Ils se cachent derrière le mot ‘entourage’ pour ne pas dire qui dit telle chose. Nous devons jeter ces personnes”.


“Si je deviens un problème, je pars”

Finalement, il a commenté la possibilité de partir. “Tu penses que je peux faire un coup de pute à Laporta ? Avant de lui faire ça, je préfère partir. Je ne peux pas me mettre entre les deux, je les aime tous les deux. Si un jour je deviens un problème pour le FC Barcelone, je partirai. Je ne veux pas être un problème ni pour l’entraîneur ni pour le président”.

 

Source : Sport

[Mundo Deportivo] Il voit des ennemis partout


Eto'o a essuyé en salle de presse les critiques : “Tu cherches la polémique”, a dit celui qui a vu de l’embrouille dans ses paroles et il l’a accusé de manquer “de respect” à ceux qui considéraient ses paroles comme innoportunes…

Samuel Eto'o gesticule dans une conférence de presse très tendue 

Samuel Eto'o a souhaité faire face hier en salle de presse du Camp Nou pour tenter de retirer de l’importance à l’interview concédée à Marca. Rapidement, on s’est aperçu qu’il ne réussirait pas. Dès sa première réponse, et sans que cela ait un rapport, il a chargé contre ses ennemis que lui seul voit : “A Vilafranca tout a été une série de malentendus. Le plus déplorable est que nous avons tous parlé après de ce jour, mais il y a un journal qui n’aime pas tout ce que je fais”. Jordi Gracia, de RAC1, n’avait seulement comparé cette situation qu’avec celle de Vilafranca, mais le Camerounais en a profité pour lancer sa première attaque.

D’autres allaient suivre : “Il y a deux imbéciles, je me réfère à un quotidien et à un présentateur, qui ne veulent que me donner des coups. Chaque jour quand je me lève il y a un nouveau mensonge sur moi. On me frappe parce que je défends Laporta car ils ne peuvent pas le frapper”.

Ainsi, peu à peu, il a attiré l’attention. Au lieu de parler de ces déclarations (“ce ne sont pas des déclarations, c’est une interview”, a-t-il précisé en plusieurs occasions sans que personne ne puisse bien le comprendre), il s’est centré pour dénoncer une prétendue campagne contre lui de deux médias qu’il n’a pas souhaité nommer : “J’aimerais te donner les deux noms, mais j’ai du mal. Vous savez tous de qui je parle, mais ça ne sortira pas de ma bouche. Nous sommes des adultes. Je ne peux pas parler car sinon demain je vais être marron. Lorsque je suis arrivé ici, on a dit que j’appartenais au journal Sport et un autre joueur, à un autre journal, mais nous sommes des joueurs du Barça et l’information est à tout le monde”.

Ont également 'reçu' des commentaires, les représentants de médias qui ont osé lui faire face : “Pour moi tout est correct. Avant de commencer à créer une autre merde je viens ici, messieurs, et ici il n’y a rien. L’interview avec Marca s’est bien passée. J’ai vu les titres et ce sont des phrases raccourcies, mais ce ne sont pas des bombes. C’est une interview normale”. C’était son point de vue et il n’a pas admis d’autre vision journalistique de ses propos.

Lorsque Edu Polo, de la Cadena Ser, lui a commenté que certaines paroles pouvaient créer une polémique, Eto'o a levé la voix : “Edu, tu l’as lue ? Oui ? Alors tu es un journaliste qui cherche la polémique”.

Avec Victor Lozano, de Onda Cero, il est parvenu aux menaces en interprétant que le journaliste lui manquait de respect après l’avoir questionné au sujet de ces inopportunes manifestations à un moment où le Barça joue la Liga : “Toi tu as personnelement un problème. Règle-le. Ne cherches pas ce qu’il n’y a pas. Si tu me manques de respect, je te manquerai au respect”.

Dans sa recherche d’ennemis, Eto'o est parvenu à commenter que “si Séville ou le Real Madrid remportent la Liga, ils devront remercier l’aide en provenance de la presse de leur secteur”, insinuant que celle de Barcelone porte préjudice au Barça.

L’attaquant, qui a signalé que “je suis sûr et certain de rester au Barça”, n’a pas compris que MD ait publié dimanche, jour de la rencontre face à l’Atlético, un article sur un déjeuner entre Eto'o, Deco et Puyol, dénommé le 'Pacte du Melton' (NDT : nom du restaurant du déjeuner), car selon lui, cela a porté préjudice à l’équipe. Curieusement, ce fut une information très valorisée par tous les médias qui l’ont interprétée comme une manière de se souder.

Il a affirmé que “je suis motivé par les coups de bâton et, lorsqu’on me frappe, tu ne peux pas savoir l’envie que j’ai de marquer un but, juste pour les emmerder”. Et il a terminé par un nouveau défi : “Chaque fois qu’ils mentiront et qu’ils diront quelque chose de mal sur moi, je parlerai”.

 


Source: Mundo Deportivo

Posté par marco93fcb
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