03/12/06 : Deux semaines et demi après avoir définitivement perdu la Liga à 6 journées de la fin, le Barça avait dans la poche, la Coupe des Coupes qui a été un soulagement pour un public maltraité par la malchance, le malheur et la bêtise. Avec Schuster à l'infirmerie à cause de Goikoetxea (un an et demi il complétait son œuvre avec Maradona), le Barça d'Udo Lattek avait jeté par terre la Liga, un an après une autre Liga qui s'est envolée à cause de la séquestration de Quini, et qui lui résistait depuis 1974. La finale au Camp Nou, qui devait être la cerise sur le gâteau d'une saison énorme, arrivait en revanche avec le témoin d'urgence allumé depuis des mois. Le Barça, sans punch, s'essoufflait. Mais, malgré tout, la finale de la Coupe des Coupes de 1982 a laissé de très beaux et épiques souvenirs pour l'histoire.
Le Camp Nou, qui un mois plus tard allait être le lieu de l'inauguration de la Coupe du Monde de 1982, offrait un aspect impeccable avec la récente inauguration du troisième gradin. S'il n'était pas complètement rempli, il en a fallu de peu. Pour Migueli ce fut une soirée spéciale. Udo Lattek a eu recours à sa capacité d'intimidation en défense après l'avoir placé toute une année sur le banc des remplaçants (ou dans les gradins). Carrasco allait entrer dans l'histoire grâce à son action, en retenant le ballon au point de corner dans les derniers instants de la finale. Et un joueur très aimé comme Simonsen (qui pendant deux saisons a formé un duo formidable et injustement oublié avec Bernd Schuster) disputait, sans le savoir, sa dernière rencontre officielle au Camp Nou.
Avec le cerveau de l'équipe, Schuster, à la maison à cause de Goiko et son poumon, Victor Muñoz, blessé dans la dernière ligne de la saison (il a raté la Coupe du Monde en Espagne alors qu'il était titulaire indiscutable au Barça et avec la sélection espagnole), le Barça a recouru à un milieu de terrain bagarreur, avec Moratalla comme milieu défensif avec 'Tente' Sanchez et 'Boqueron' Esteban sur les côtés. Ainsi donc, il s'agissait de courir plus que le Standard de Liège, à une époque où le football belge était à la mode en Europe. Derrière, Migueli a imposé sa loi devant l'euphorie du Camp Nou, qui récupérait son idole, et entre 'Tarzan' Migueli et le latéral Manolo ils ont gâché la soirée de Tahamata. La dynamite a été mise par Simonsen, Quini et Carrasco.
Les 'poids lourds' de ce Barça ont fait leur devoir et le Barça a réussi à surmonter le but initial de Vandermissen, qui faisait justice au meilleur placement des Belges. À coups de courage, le Barça a remonté le score. Le but de l'égalisation a été l'œuvre de 'Simonet' en reprenant avec astuce et de la tête à la dernière minute de la première mi-temps un centre de 'Boqueron' Esteban. Migueli était monté pour cette action et les défenseurs s'étaient occupés de lui, oubliant le Danois. Et le 2-1 a été l'œuvre de Quini reprenant une faute lancée par Simonsen tandis que le Standard mettait en place le mur. La télé n'a pas filmé ce 2-1. Jusqu'à la fin, le Barça a tenu avec l'aide d'un public acquis à sa cause et qui méritait cette deuxième Coupe des Coupes de son histoire.
La seule rencontre comme titulaire pour Migueli de toute l'année
Migueli a été titulaire après toute une saison laissé à l'écart, pour des raisons qui ne sont pas encore très claires aujourd'hui, mais sûrement extra sportives. Il a été sur le point de partir rejoindre les Cosmosde New York. Lattek a eu recours à lui et 'Tarzan' n'a pas déçu. Il n'a pas voulu se faire photographier avec les champions après la rencontre. Par la suite, il a encore disputé 6 saisons comme titulaire indiscutable.
Le dernier grand gala du formidable 'Simonet'
Allan Simonsen a vécu sa dernière grande nuit au Camp Nou devant le Standard, bien qu'il n'en n'était pas encore conscient. Cet été là, Maradona a été recruté et il fallait donc le départ d'un étranger. Le petit grand danois a marqué (de la tête !) pour ses adieux. Peu de cracks ont laissé autant de bons souvenirs humains comme 'Simonet'.
FC Barcelona, 2
Urruti ; Gerardo, Migueli, Alexanko, Manolo ; Sanchez, Moratalla, Esteban ; Simonsen, Quini, Carrasco
Standard de Liège, 1
Preud'Homme ; Gerets, Poel, Meeuws, Plessers ; Vandermissen, Daerden, Haan, Botteron ; Tahamata, Wendt
0-1, Vandermissen (7')
1-1, Simonsen (44')
2-1, Quini (63')
Arbitre : Eschweiler (Ale.). Cartons : Migueli (25'), Wendt (27'), Meeuws (30' et 85'), Haan (71'), Manolo (83'), Vandermissen (85'). Carton rouge pour Meeuws (85')
Source: Mundo Deportivo