Chronique | Cruyff | lundi 31 août 2009 à 20:11  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Après le triplé et l'éclosion du Barça de Guardiola, Johan Cruyff est prêt pour écrire à partir de lundi prochain sa chronique hebdomadaire en quatrième de couverture d'EL PERIÓDICO.

Chronique que vous retrouverez régulièrement sur le Clan.

L’ex-technicien y analysera, comme à son habitude,  la situation du club blaugrana, et ce tout le long d'une saison placée sous le signe des élections et  à l’issue de laquelle il faudra choisir le  successeur de Laporta, ainsi que l'évolution du championnat et du football européen.
Cruyff ne s’intéresse pas seulement qu’au football. Bien au contraire. Il sait parfois le laisser de côté. Il a été touché par la tragédie de la mort de Dani Jarque, le capitaine de l'Espanyol, puis il a été ensuite particulièrement émerveillé par le rayon Usain Bolt qui a cassé les limites de la vitesse humaine ainsi qu’il s’est montré fier de l’attitude du président de la Joventut Badalona, Jordi Villacampa, à propos du cas Ricky Rubio.

 

JARQUE
"Je suis fier de la réaction du  sport"

Quand Jarque est mort, l'Espanyol s'est écroulé. Mais il n'y a pas alors eu de maillots différents. Ni d’équipements différents. "Il y a des moments où je suis fier de faire partie du monde sportif", affirma Cruyff. "Tout le sport s’est réuni, a pensé à sa famille, à l'Espanyol, à tous. Ici, en Hollande, en Angleterre, dans tous les pays", commente l’ex-entraineur.
"Cela doit continuer d'être ainsi, nous sommes rivaux, mais une coexistence respectueuse et instruite est le  plus important. J'ai énormément apprécié toutes les réactions qui ont eu lieu à Barcelone".
"Nous vivons une époque de crise et si tu regardes, par contre, comment se comportent les deux grands partis politiques, tu te rends compte qu'ils ne suivent pas le chemin du sport. Au lieu d'aider les personnes qui en ont besoin, ils n'arrêtent pas de se battre entre eux. J'ai de la chance de ne pas être un politicien. Ils s’attaquent seulement entre eux et n'aident pas les autres. C’est la même chose pour les banques. Au lieu d'aider les gens, ils cherchent seulement à faire du bénéfice. J’ai, par exemple, eu un problème avec une agence, sans être directement impliqué, et son comportement a été honteux".

 

BOLT
"Il m’enchante, je lui tire mon chapeau"

Cruyff aime Bolt non seulement par sa façon de courir --personne au monde n'est plus  rapide que l'athlète jamaïquain-- mais également par la manière qu’il a de se  comporter dans les grandes compétitions. "Il m'enchante, je lui tire mon chapeau", dit l’ex-technicien. "Je le compare un peu à Moses. Si l'adversaire était lent, il l'était un peu moins. Si l'autre allait vite, il était un peu plus rapide. Et cela, toujours en souriant". Ce détail révèle, selon Cruyff, l’impressionnante force  mentale de Bolt. "Il est tout le temps en train de rigoler. Il te démontre qu'il ne faut pas avoir peur de la pression ou de la tension. Lui, il l'a, mais toujours en faisant des plaisanteries".
Un "exemple" par  l'homme le plus rapide du monde de comment devraient être tous les sportifs. "On doit  faire face aux compétitions de cette manière, même s’il est vrai qu'il y a toujours des talents qui ont une plus grande facilité que les autres. Mais Bolt réunit tous les talents. Il court plus vite que personne, il le fait en s'amusant et passe un grand message au reste des sportifs. Et, en plus, il prend énormément de plaisir".

 

VILLACAMPA
"Il s’est bien comporté dans le "cas" Ricky Rubio"

On ne sait toujours pas aujourd'hui où jouera Ricky Rubio, la jeune étoile de la Joventut. Il aurait pu aller en NBA, mais il ne l'a pas fait, tandis que Barça et Penya continuent à négocier le transfert le plus chère de l'histoire de l'ACB, chiffré à 3.7 millions d'euros. "J'aime comment s’est comporté Jordi Villacampa dans ce cas. Il l'a bien fait, comme se doit  d'être un cadre dirigeant", dit Cruyff en rappelant "les problèmes qu'a eus le joueur avec ses représentants. C'est un garçon très jeune, il a effectué une demande à son club et il devait trouver la meilleure solution pour tous".
C'est pourquoi, il considère "exemplaire" la réaction de Villacampa pour défendre la Joventut, en plus de lancer un message au reste des clubs et des joueurs qui pourraient à nouveau passer par une situation semblable. "Dans ce genre de cas, tu peux trouver une sortie : "Tu payes, tu pars là et ensuite tu restitues l'argent". Il ne faut pas coincer un enfant de 18 ans entre l'épée et la paroi. Il faut le gâter".

Source: El Periodico de Catalunya

Posté par GreGoL
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