Ronald Koeman pose avec le logo du Centenaire de Mundo Deportivo au nouveau Da Luz de Lisbonne, où il triomphe avec Benfica
29/01/06 : Comme le 20 mai 1992, mardi sera un grand jour. Ronald Koeman reviendra à Barcelone qui le vénère pour se joindre expressément à la célébration du Centenaire de Mundo Deportivo. Le 'Tintin' du football dont le coup de pied dans cette magique 111' de la finale de la Ligue des Champions devant la Sampdoria l'a converti en le 'héros de Wembley' ne pouvait pas manquer cette grande fête du second journal sportif le plus ancien d'Europe et le doyen de la presse sportive espagnole.
MD fête ses 100 ans et Koeman sera présent au Palais des Congrès de Catalogne dans un Gala en partenariat avec Repsol YPF. Don Felipe de Borbon et Doña Letizia Ortiz, les Princes d'Espagne, présideront un acte qui répondra aux 'Cent ans d'émotions' que communiquent les pages de MD depuis le 1 février 1906.
Cette une prémonitoire
Koeman n'a pas hésité un seul instant lorsqu'il a été invité au Gala du Centenaire. Le Néerlandais est tout spécialement content de revenir à Barcelone non seulement pour se retrouver à nouveau avec nombre de ses coéquipiers de la Dream Team mais aussi parce qu'il a été le joueur choisi par ce journal pour la première une de la nouvelle parution en couleur qui est née le 3 mars 1992. Le FC Barcelone était déjà concentré à Kiev pour faire face au Dynamo en pleine poule de Ligue des Champions. "Nous irons à Wembley", avait promis Ronald. Les buts de Hristo Stoichkov et de Julio Salinas ont signé le 0-2 pour les azulgrana, qui allaient être incontrôlables jusqu'à la finale à Londres. Rarement la une a été si prémonitoire. Qui sait si sa présence à Barcelone à trois semaines de l'explosive éliminatoire continentale devant Chelsea apportera la même chance à un public qui rêve éveillé de conquérir la seconde Champions League à Paris le 17 mai.
Un rêve essentiellement azulgrana
Après avoir appris avec Louis van Gaal au Barça, il a débuté comme entraineur au Vitesse, il a restitué l'espoir à l'Ajax et cette saison il est disposé à être la révélation de la Champions League avec Benfica. Il a déjà éliminé Manchester United dans la dernière journée et en huitièmes de finale l'attend Liverpool de Rafa Benítez, défenseur du titre. Joan Laporta et Txiki Begiristain se sont fixés sur lui après les élections de 2003 mais alors il était sous contrat avec l'Ajax. Peut-être qu'après la fin de l'époque triomphale de Frank Rijkaard au Camp Nou s'accomplira le souhait de Ronald et de revenir à Barcelone avec son conjoint Bartina et ses enfants Debbie, Tim et Ronald Jr. Qu'arrive ou non ce moment, le Barcelonisme l'aura toujours dans son coeur. Mardi, dans le Gala du Centenaire de Mundo Deportivo, Koeman aura peut être une petite larme. Parce que le sport, le football et le Barça provoquent ces émotions et MD continuera à les transmettre à nos lecteurs pour encore de nombreuses années.
Source : Mundo Deportivo
Le seul coup franc travaillée par la Dream Team
Stoichkov a remué le ballon, Bakero l'a arrêté et Koeman a tiré. L'histoire avait commencé 24 heures auparavant
29/01/06 : Ce fût la première et la dernière. Jamais auparavant, depuis que Johan Cruyff revenait comme entraineur en 1988, le Barça n'avait travaillé le lancement des coups francs. Parfois, Ronald Koeman restait après les entraînements, surtout les jours précédent une rencontre importante, pour bombarder Zubizarreta. "Je marquerai demain", disait-il généralement à Zubi, et le gardien savait que son coéquipier accomplissait toujours sa promesse. C'étaient des tirs directs, sans aucune préparation. Jusqu'à ce 10 mai 1992, au mythique stade londonien de Wembley, Hristo Stoichkov avait exercé d'entraineur improvisé dans une décision qui finirait par changer l'histoire du club.
Cruyff avait déjà considéré achevée la session de préparation préalable à la rencontre face à la Sampdoria, la troisième finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions après les pénibles défaites contre Benfica (1961) et le Steaua (1986). Le Bulgare avait repris le ballon qui avait été laissé mort, il l'a posé près de la surface et avec Koeman par là il a demandé à son grand ami Bakero de s'approcher. Hristo l'a remué, stoppé par José Mari, Ronald a tiré et l'entraînement s'est terminé.
24 heures après, le destin a voulu que les trois cracks azulgrana se retrouvent à nouveau presque dans le même emplacement. A la 111' de la finale, après que l'arbitre allemand Aron Schmidhuber ait sanctionné les Italiens avec une faute rigoureuse commise par Invernizzi sur un 'autre' héros, Eusebio. Le Néerlandais savait que celle-ci serait la dernière grande occasion, qui devait entrer de n'importe quelle manière pour éviter que les 'culés' se souviennent de Séville. Comme la veille, Stoichkov a placé à nouveau le ballon, Bakero à ses côtés et Koeman à quelques mètres. Hristo a remué le ballon, arrêté par José Mari, Ronald a tiré et le Barça, grâce à ce 'golazo', a conquis sa première et unique Ligue des Champions.
Koeman n'a pas pu se reposer. Après les festivités pour célébrer le titre, il a essayé, mais ce fut impossible. Toutes les dix minutes son esprit réveillait Ronald en reproduisant le lancement et la folie qui s'est déliée lorsqu'il a marqué. À côté de sa femme, Bartina, qui n'avait pas pu non plus dormir, a revécu plus de vingt fois cette minute qui a changé l'histoire du Barça.
Ensuite, ils ont cartonné 0-6 à Valladolid, 0-4 l'Espanyol et ont enchaîné leur seconde Liga grâce au 2-0 devant l'Athletic et l'inoubliable 3-2 de Tenerife-Real Madrid. Les joueurs de Cruyff se sont fatigués de collectionner les titres et Robson et Van Gaal ont suivi cette dynamique gagnante. A présent, les azulgrana sont une référence avec leur football attrayant avec lequel Koeman, Guardiola, Laudrup, Bakero, Stoichkov et Cie ont séduit le monde entier. Si le Barça est à nouveau le numéro un c'est en partie, grâce au 'golazo' de Ronald.
Traduction :