13/12/05 : Ces 50 dernières années, le football a énormément changé. Beaucoup trop. Il est à chaque fois plus physique et les équipes optent pour des approches plus conservatrices. Mais heureusement pour tous les 'culés', leur équipe vient d'égaler le record de victoires consécutives du club avec la même philosophie que celle des joueurs de la saison 55/56 qui sont entrés dans l'histoire du club après avoir enchaîné onze victoires pour la première fois. Le 1-3-2-5 de l’époque (le populaire système WM) s'est transformé en un 1-4-3-3, mais le Barça continue à jouer d’une manière effrontée à l'attaque, avec cinq hommes offensifs : Tejada, Villaverde, Kubala, Suárez y Manchon en 1956 et Deco, Xavi, Messi, Eto’o et Ronaldinho actuellement.
"Actuellement le jeu n'a rien voir avec celui de notre époque, mais le Barça en effet ressemble au notre. Ils sont très offensifs, ils jouent ensemble et ils parviennent d’une surface à l’autre en faisant de petites passes, des bonnes passes et en se soutenant énormément", commente Josep Seguer, qui se divertit énormément avec l'équipe actuelle : "Pour toute les Barcelonais c’est un plaisir de voir les rencontres". L'ancien défenseur, qui compare Ronaldinho et Eto’o avec Suarez et Kubala pour leur capacité à résoudre les rencontres, est convaincu que celle-ci sera l’une des saisons avec le plus de succès de l'histoire. "Ils gagneront la Liga à coup sûr. La Champions est beaucoup plus compliquée, mais ils ont tout pour la remporter", affirme-t-il.
Eduard Manchón, qui jouait ailier gauche, ne rate pas non plus les rencontres du Barça de Rijkaard. "Cela fait plaisir de les voir jouer. Je suis convaincu que samedi prochain ils battront notre record, qu’il le maintiendront bien haut et qu’il sera très compliqué qu'une autre équipe puisse dépasser la marque qu’ils atteindront", prédit-t-il. Manchón considère qu'une autre des qualités avec laquelle coïncident ce Barça et celui d’il y a un demi-siècle est la profondeur de l’effectif : "A mon époque certains remplaçants étaient aussi bons et même meilleurs que les titulaires. A présent, c’est la même chose. Un tel peut faire une composition et un autre une autre différente avec 3 ou 4 changements. C'est un très bon effectif et quand il y a des absences, l’équipe ne les accuse pas".
Biosca, comme Manchón, espère une victoire azulgrana au Ramón de Carranza. "Malheureusement jusqu’à présent notre record n’a pas été battu, j’espère que cette fois-ci ce sera le cas. C’est ce que nous voulons pour notre équipe, car c’est une question d’équipe et non pas personnelle", souligne le défenseur central de ce Barça, qui remarque que "cette série a davantage de mérite, peut être que c’est plus difficile à présent car l’on joue mieux que jamais, on court plus que jamais, il y a davantage de préparation n’importe quelle distraction se paye très chère". Biosca a évité de se prononcer sur ce qu'il se passerait si les deux équipes du Barça se feraient face : "les temps sont complètement différents, mais dans les deux équipes il y avait et il y a beaucoup de classe".
1955-56
Voici le onze de départ (sur cette photo avec les soigneurs Claudio et Angel Mur) qui a battu l’Espanyol à Les Corts en rencontre de Liga sur le score minimal, avec un but de Villaverde. Ce jour-là les titulaires furent Ramallets, Seguer, Biosca, Gracia, Bosch, Segarra, Mandi, Villaverde, Kubala, Suarez et Manchón. Avec Frank Platko sur le banc, furent également les protagonistes de ces onze victoires Goicolea, Castañer, Hanke, Brugué, Navarro, Flotats, Tejada, Sampedro et Areta II.