Article | Camp Nou | mardi 6 mai 2008 à 01:15  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

La pauvre affluence du public a empêché de voir plus d'intensité dans les protestations, mais ceux qui sont venus au Camp Nou ont clairement montré leur ras de bol...

Protesta
Même l'hymne n'a pas pu couvrir les sifflets qu'on entendait au Camp Nou dès la sortie des joueurs sur le terrain et à l'arrivée de Joan Laporta dans la tribune présidentielle. Peu de public, mais très bruyant. Les supporters n'ont pas pardonné l'équipe et n'ont pas non plus oublié que c'est la deuxième saison blanche de suite. Les sifflets étaient de ceux qui sont venus au stade, mais, s'il faut chercher la véritable réaction des socios, c'est l'indifférence. L'indifférence de ceux qui sont restés chez eux, qui hier représentaient la majeure partie des supporters.




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Cela a été la réaction des culés. C'est tout. L'équipe a rapidement marqué 3 buts qui ont servi de calmant pour le mal de tête du stade. Plus que les buts, c'est une triste équipe de Valence qui fût le meilleur remède blaugrana. L'équipe 'ché' a réussi ce que personne n'attendait : que le Camp Nou oublie vite l'élimination à Old Trafford. Il y avait également quelques pancartes, la majeure partie pour demander des maillots aux joueurs, une mode qui s'étend sur tous les terrains. Joan Laporta, a qui le public indiquait le chemin de la politique et le départ du club ("Laporta, dedica't a la politica ja" ; "Laporta, consacre toi tout de suite à la politique"), a été l'objectif de plusieurs pancartes qui étaient accrochées. On pouvait aussi lire "Laporta adios. Bienvenido Sandro" ("Au revoir Laporta. Bienvenue Sandro Rosell"). Avant le match, dès le début de l'échauffement, il y avait déjà des sifflets, mais mélangés avec quelques applaudissements. Très peu de public, trop peu pour se faire une véritable opinion. Tellement peu de public que, depuis la zone tribuna, on pouvait lire le 'Més que un club' inscrit sur la tribune lateral.
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Pendant le match, les supporters se sont réjouis des buts et de la défense en carton des valencianistas. A 10 minutes de la fin du match, le chant unanime "Barça sí, Laporta no" a fait changer de bord l'ambiance du stade. Le président fût la cible de pratiquement toutes les protestations. Même si les joueurs furent sifflés juste avant le coup d'envoi, pendant les 90 minutes, les socios ont respecté les joueurs. Mais ne les ont pas encouragé. Du 'Barça, Barça' qui résonnait contre Manchester tout le long du match, on est passé à un silence de cathédrale. Juste le bruit des pipas était la preuve qu'il y avait des gens dans le stade. Et les buts, bien sur. Le match a été l'exemple parfait pour montrer que c'est l'équipe qui doit réchauffer le public. Surtout après le 4-0, l'équipe a pris du plaisir, ce qui a fait que le public parte du match en étant heureux. Triste de ne pas avoir gagné de titres cette année, mais content d'avoir assisté à un beau spectacle. L'adresse de Henry, de Messi, les 2 buts de Bojan et chacune des actions d'attaque ont réveillé un public endormi, qui est arrivé prêt à siffler, mais qui a finalement remercié l'équipe d'avoir pris ce match au sérieux. A 3 journées de la fin, en plus de la deuxième place, quasi impossible, la seule chose que joue le Barça sont les 3 points de chaque match, même s'ils ne servent à rien. Le "mucho en juego" (beaucoup en jeu) qu'annonçait la revue du club avant le match n'a touché personne. Encore moins ceux qui sont restés chez eux. Mais, au moins, l'équipe a répondu avec des buts. L'unique protestation aux joueurs pendant le match a été lors du changement de Eto'o. Beaucoup de supporters se sont souvenus des déclarations du camerounais, qui assurait que s'il ne gagnait aucun titre, il partirait, c'est pour ça que beaucoup de personnes l'ont sifflé. Beaucoup l'ont également applaudi. Division d'opinions. Celui qui ne créé aucun doute dans le public, c'est Bojan. Dès sa rentrée, il a eu le droit à une ovation, à laquelle le joueur a répondu avec 2 buts, qui se sont ajoutés aux 4 précédents. 6 buts ont suffi pour que le Camp Nou oublie, au moins pendant 90 minutes, les 2 années blanches de l'équipe. Une goleada comme celle là contre Valence, que Rijkaard n'avait jamais réussi à battre à domicile, redonne du baume au coeur pour un public qui n'oublie pas.


Source: SPORT

Posté par catalan_barcelonista
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