
Le Barça affronte la dernière phase de la Liga en maintenant intacte son ambition pour rééditer le titre, bien que certains résultats récents et surtout la manière dont ils se sont produits aient suscité une inquiétude légitime dans le secteur traditionnellement sceptique du public blaugrana. Nombreux sont ceux, principalement du côté des connaisseurs des mérites de la Dream Team, qui reconnaissent l'influence des "cadeaux" externes lors des titres de la décennie des années 90 (NDT : Tenerife battant par deux fois le Real Madrid dans la dernière journée, le Deportivo ratant un penalty à la dernière minute de la Liga 93-94). Mais à coup sûr les supporters avec plus de mémoire se souviennent de nombreux cadeaux d'un club qui, il ne faut pas l'oublier, n'a remporté que 2 Ligas entre 1960 et 1985. Par chance pour les nouvelles générations de "culers", gagner a été une saine habitude ces derniers temps, bien qu'en d'autres temps, se sont échappées assez de Ligas bien menées à cause d'erreurs impardonnables des onze blaugrana de l'époque.
1945-46
Ce fût en pleine post guerre et cet échec restera dans l'histoire comme le premier cadeau du Barça dans le tournoi de la régularité. L'équipe bluagrana a offert au Sevilla FC le seul titre de son histoire dans la dernière journée et pour comble, au stade de Les Corts. Le 31 mars 1946 une victoire donnait le titre au FC Barcelone mais très vite, on a pu constater que ce ne serait pas une journée glorieuse pour les blaugrana. A la 7', Juan Araujo a avancé les Andalous au score, bien que José Bravo ait redonné l'espoir au Barça à 27 minutes de la fin. Le gardien sevillista Busto a achevé la rencontre en héros en permettant grâce à des grands arrêts qui ont permis au trophée de prendre la route de l'Andalousie avec un seul point de différence.
1946-47
L'année suivante, le Barça a vécu un autre dénouement malheureux. Dans l'antépénultième journée, la 24ème, il a battu à Les Corts le Real Madrid (3-2) et tout semblait prêt pur fêter le titre. Le club était à égalité avec l'Athletic au sommet du classement. Une défaite inespérée à Gijon (3-1) et une autre encore plus surprenante à domicile face à Sabadell a donné le titre à Valence, qui a été historiquement le grand bénéficiaire des cadeaux des culés.
1956-57
Le FC Barcelone affrontait les 4 dernières journées comme leader, mais une défaite à San Mamès face à l'Athletic (3-1) a condamné les "culers" et a permis aux 'Lions' de Bilbao d'atteindre définitivement le sommet du classement.
1970-71

L'une des scènes des plus tragiques. Tragique car l'Atlético et le FC Barcelone ont dilapidé leurs chances pour remporter le titre en se répartissant les points (1-1) dans la rencontre disputée à la dernière journée. La victoire de l'une des deux équipes leur aurait donné le titre, étant donné que Valence, dirigé par Alfredo Di Stéfano, perdait à Sarria face à l'Espanyol (1-0). Le 'X' du Manzanares a sauvé les 'chés' valenciens, qui ont chipé le titre au FC Barcelone au goal average.
1971-72
Un autre chemin de croix culé, cette fois-ci à Cordoue. Dans l'avant dernière journée de Liga, une victoire aurait donné la place de leader aux blaugranas. Au stade de l'Arcangel un penalty transformé par Fermin a coupé les ailes à un Barça qui a finalement détruit son rêve dans cette Liga en tombant au Camp Nou face à Malaga (0-1). Le Real Madrid s'est proclamé champion.
1981-82
Il s'agit probablement de l'échec le plus retentissant des "culers" de tous les temps en Liga. Il ne manquait que 6 journées pour boucler le tournoi et le Barça était leader avec 5 points d'avance sur le second au classement, alors que les victoires valaient encore 2 points et non pas 3. Et bien la Real Sociedad n'a même pas eu besoin de la dernière journée pour fêter son second titre consécutif après que l'équipe d'Udo Lattek ait perdu consécutivement face à Valence (3-0), Espanyol (1-3), Osasuna (3-2), ait fait match nul au Camp Nou face à l'Athletic (2-2), soit tombé à Madrid face au Real et boucle cette série néfaste avec un 2-2 face au Betis.
1996-97
C'était l'année de Ronaldo, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur fut ses 34 buts. Le pire, qu'il soit parti trop tôt. Il est parti disputer la Copa América à la 34ème journée, juste avant de voyager à Alicante. Au stade Rico Pérez un Barça sans Ronaldo a naufragé (2-1) devant un Herculès déjà relégué en seconde division qui de plus à l'aller, avait remonté un 2-0 pour s'imposer 2-3 au Camp Nou. Le Barça le plus réalisateur de l'histoire (102 buts) est resté à 2 points du Real Madrid... de Fabio Capello. Il faut juste attendre que ce ne soit qu'une passagère coïncidence. Tout le monde est prévenu.

Source: Mundo Deportivo