Article | Laporta | samedi 19 juin 2004 à 15:07
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• Laporta et sa direction fêtent d’une manière satisfaisante l’anniversaire de leur victoire aux élections
• "La première année a été celle de la prudence, à présent doit venir celle de l’efficacité. Le Barça a besoin de titres", assure le président
Il y a un an, Joan Laporta levait les bras au Miniestadi, fêtant sa victoire aux élections. Il devenait le nouveau président du Barça. Dès lors, le club a beaucoup changé. Mais les titres ne parviennent toujours pas au Camp Nou.
1 – Le cercle vertueux a mis du temps à arriver
Incorporer de grands joueurs, développer les recettes et remporter des titres étaient les 3 piliers du cercle vertueux, le thème le plus utilisé par Laporta dans la campagne. Curieusement, Beckham, le moteur théorique de ce cercle a signé au Réal Madrid. Le projet a démarré au ralenti et s’est même bloqué car l’équipe allait de mal en pire. La réaction au milieu de saison a permis de récupérer l’espoir. "Nous faisons les choses correctement, avec prudence, responsabilité et maturité", a affirmé cette semaine Laporta.
2 - Ronaldinho, le moteur du changement
Beckham devait venir, mais Ronaldinho est arrivé. Le Brésilien a été le réel moteur du changement, se convertissant comme le symbole de la direction de Laporta. Il a été de plus, élu meilleur joueur de la Liga, dépassant tous les galactiques, ce qui a entraîné une amélioration urgente de son contrat pour éviter toute fugue. Ronaldinho est l’image de marque du Barça. La meilleure publicité possible. Un joueur différent, jeune (24 ans), qui vend de la joie et qui donne du spectacle.
3 – Augmentation du prix des abonnements et déficit zéro
Lorsque Laporta est entré dans le club, il a découvert lors de l’exercice bouclé par Gaspart et Reyna une perte de 71,3 millions d’euros. Pour équilibrer les comptes, la direction a augmenté les abonnements entre 20 et 40 %, chose qu’il n’avait pas annoncé durant la campagne. Il a ensuite baissé la masse salariale de l’effectif de 20%. Tout cela pour atteindre le 30 juin le ‘déficit zéro’, une promesse électorale.
4 – La lutte contre les violents
La vie de Laporta a énormément changé en un an. Il ne se promène jamais seul. Il est chaque jour protégé par 2 gardes du corps car il a entrepris une bataille pour expulser les supporters violents du Camp Nou. La politique de tolérance zéro a amené le président à être victime d’un complot, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire, avec l’objectif, selon certaines sources, de provoquer son départ. L’harcèlement envers Laporta est même parvenu aux portes de sa demeure avec des menaces peintes devant sa porte –il a également du changer de domicile-, bien qu’il ne se soit pas rendu.
5 – Les hauts et les bas de Rijkaard
La venue de Frank Rijkaard, qui a signé un contrat de 2 ans et 2 autres en options, n’a pas été décidée à l’unanimité. Rosell a toujours misé sur Scolari –il le fait toujours-, la première option de Begiristain était Koeman et il y a eu des contacts ratés avec Hiddink. Laporta croyait lui en Rijkaard, une recommandation de Cruyff, mais en décembre la continuité de l’entraîneur était mise en danger. Un secteur de la direction était partisan de le destituer. "Nous avons eu le courage de prendre des décisions compliquées comme donner notre confiance à Rijkaard. Il a su diriger le vestiaire", a également affirmé cette semaine le président. La spectaculaire seconde partie a renforcé l’hollandais, bien qu’au sein du club, il y en ait encore qui doute de ses capacités.
6 – La publicité, une ressource dans les airs
La publicité sur le maillot était une ressource prioritaire pour la nouvelle direction, décidée à mettre un terme à cet historique tabou face à l’impossibilité de renoncer à une ressource comprise entre 10 et 12 millions d’euros. L’assemblée des socios compromissaires a donné majoritairement son soutien (91%) à la direction pour qu’elle puisse disposer librement de cette option. Mais en 12 mois, ce sponsor n’a pas été trouvé malgré le fait d’avoir réduit les sommes demandées initialement. A présent, le club n’a plus autant d’urgence pour ce thème et se pose la question de renoncer à ce revenu, s’il n’est pas indispensable, pour préserver l’un des signes d’identité du Barça.
7 - 120.000 socios au coté du grand défi
Après une agressive campagne de captation de socios dénommée ‘El gran repte’, le Barça a déjà atteint le chiffre de 120.000 socios. C’est un record historique, mais la direction ne veut pas que ce projet s’éteigne comme tant d’autres. Pour le moment, elle a réussi à inclure dans les carnets, une photographie et tente d’activer d’autres campagnes pour que le Camp Nou soit plein, chose qui n’a pas été réalisée cette saison. Pas même avec Ronaldinho.
8 – 3 titres ont été remportés grâce aux sections sportives
Les 3 titres de la première année de Laporta proviennent des sections. Le handball a remporté une Coupe du Roi, le basket la Liga et le hockey sur patins a remporté la Coup des Champions et est qualifié pour la finale de la Liga. "Les sections ont très bien fonctionné", a souligné le président. Mais la nomination de Valero Rivera comme directeur général des sections a provoqué des tensions au Palau et ses compétences peuvent être réduites.
9 - "Nous n’allons pas gaspiller l’argent"
"Nous avons édifié les bases d’une équipe compétitive. Nous n’allons pas nous précipiter et gaspiller l’argent. Nous allons trouver l’équilibre pour l’équipe",", a commenté Laporta. Mais les venues n’arrivent toujours pas et certaines, comme celle du Français David Trezeguet, se sont échappées. "Nous manions diverses alternatives valides et prometteuses", a ajouté le président sans être préoccupé par ces problèmes de confection du nouvel effectif.
10 - "L’espoir est revenu au club"
A l’heure du bilan, Laporta était heureux. "L’espoir est revenu au club, aux Barcelonais. Nous pouvons être satisfait du modèle de gestion. La première année a été celle de la prudence, à présent doit venir celui de l’efficacité, qui se traduit en titres. Le club en a besoin", a assuré le président. Laporta sait que l’espoir suffit pour la première année, considéré comme une année de transition, mais il assume que le Barça a besoin de remporter un titre, que ce soit la Liga, la Coupe ou la Champions League.
El Periodico
Posté par marco93fcb
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