Chronique | Clasico Et Derby | vendredi 16 avril 2010 à 03:27
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Guardiola unit le FC Barcelone sous une idéologie qui fonctionne à toute épreuve. Madrid n'avait pas d’autres réponses que la résignation…

Les victoires les plus mémorables du FC Barcelone à Chamartin (quartier du stade Santiago Bernabéu) ont toujours eu un nom jusqu'à l'arrivée de Guardiola au Camp Nou. Le 0-5 de 1974 a été signé par Cruyff puis le 0-3 de 2005 par Ronaldinho, celui qui fut acclamé par toute la foule merengue présente ce soir là. Une réalité opposée à la philosophie d’un club, qui a depuis toujours eu une idée collective définie.
L'histoire des blaugrana a principalement été symbolisée par les performances des meilleurs joueurs et/ou l'intervention d’entraîneurs les plus importants. Barcelone a souvent été l'équipe d’abord d'un auteur et ce même dans les moments les plus célèbres de son histoire, l’équipe du « Barça de les Cinc Copes» et celle de la «Dream Team», sont liées à jamais à Ladislao Kubala et à Johan Cruyff.
Les temps ont changé avec Guardiola, puisque autant Messi est mis en évidence comme le meilleur joueur du monde et l'homme déséquilibrant qui fait la différence, autant il est important de signaler que "La Pulga" a grandi à La Masia, la maison qui a abrité également Guardiola et 7 des 11 joueurs de l'équipe titulaire samedi dernier.
Guardiola et Messi sont des produits de la même usine et la même idée, des héritiers du football total des années 70 et jeu Ajaccien de Cruyff : Guardiola est aujourd’hui en mesure de donner une identité propre et unique au Barcelonisme, puisque nul n'a pu interpréter la philosophie de l'entraîneur néerlandais et compris son idéologie mieux que lui. Messi joue lui pour faire la différence. Le samedi, il l’a accompli avec son équipe, en marquant un but, et en surclassant individuellement Cristiano Ronaldo à qui il a été opposé par la presse.
L’équipe de Barcelone est aussi transparente qu’orthodoxe dans son jeu. Les attaquants sont là pour marquer des buts -Messi et Pedro ont marqués-, les milieux de terrain sont là pour créer –personne n’a la vision de jeu de Xavi-, les défenseurs sont là pour défendre –Piqué et Milito n’ont donné aucune occasion aux attaquants du real et le capitaine Puyol à accepté sans rechigne à jouer latéral- et enfin le gardien est là pour arrêter des buts -et Valdes était intraitable ce soir-.
Les différents acteurs se sont scrupuleusement acquittés des exigences de leur poste et l'équipe a travaillé avec la précision d'une montre suisse. Le mérite de Guardiola est d'avoir un plan pour gérer l'équipe et l’orienter à jouer au service d’une cause commune. Le signe le plus révélateur pour comprendre que l'égoïsme est interdit est l’évolution de Pedro au dépend de Henry. L’originaire de Tenerife inculque parfaitement l'idéologie de Guardiola : méticuleux, organisé et obsédé par la perfection.
L'esprit d'auto-amélioration des blaugranas, vainqueur de 6 titres/6 l'an dernier, était opposé à la démission de Madrid sur le terrain et au renoncement des supporters madrilènes dans les gradins du Bernabeu… pas même un mouchoir.
Madrid avait remporté la bataille de la propagande avant le 10 de ce mois. Cependant, ce soir, quand la bataille du terrain a commencé, Madrid est tombé à genoux contre une grande équipe qui a su géré son match avec sagesse et sans lamentations des absences de joueurs clés comme Ibrahimovic. Une équipe qui est resté confiante en sa philosophie.
La sérénité blaugrana était opposée à l'anxiété blanche. Florentino Perez et Ronaldo ont perdus avec le même visage de défaite que le Barça avait connu à l'époque de Nuñez, Maradona et Schuster. Le football n'est pas en vente. Nul ne le sait mieux que Guardiola, symbole des valeurs du Barcelonisme.
La Liga dépend déjà d'un Barça qui se fait aimer pour son respect à l'essence du football comme un sport d'équipe.
Source: EL PAÍS
Posté par Mehdi
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