En Une | Club | mardi 18 janvier 2011 à 20:22
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Voici selon Sports Illustrated la meilleure équipe du FC Barcelone pendant la période 2000-2010
Gardien de but: Victor Valdès

Valdès a gagné trois fois le trophée Zamora depuis ses débuts avec Barcelone en Novembre 2002, autant que la plupart des grands gardiens évoluant en Espagne depuis le début du siècle. Le problème à ce fait particulier est aussi inévitable que simple: le Zamora, est attribué à l’homme qui a concédé le moins de but par match joué, c’est en fait une récompense pour la meilleure défense, pas pour le meilleur gardien – et n’importe quel vieil idiot serait capable de jouer dans les buts barcelonais. Mais ceci n’est qu’une part de la vérité. Car on peut dire que le syndrome du gardien brésilien a certainement joué en sa défaveur, minimisant son importance. Après tout, tout le monde veut que leur gardien soit un sauveur, mais on ne peut sauver que ce que qui peuvent l’être…
Valdès, Zamora en 2004-2005, a effacé tout les doutes quant à son talent (il a énormément amélioré son jeu aux pieds, là où il était parfois désastreux.) Et même si l’énorme possession de balle du Barça limite le nombre d’occasions de l’opposition – par exemple dans les six derniers matchs du Barça avant le derby catalan, l’équipe n’a concédé que neuf occasions de buts à l’adversaire--, la question ne se limite pas qu’à une affaire de défense.
Puissance, concentration, placement, intelligence de jeu et rapidité, Valdès a aussi joué son rôle dans les belles prestations barcelonaises, avec des arrêts cruciaux à des moments importants. La saison dernière il méritait sans aucun doute le Zamora. Sa dernière convocation en sélection hispanique pour la Coupe du Monde était un acte juste et non charitable de la part de Del Bosque.
Arrière Droit: Juliano Belleti

Soyons honnête avec nous même, Dani Alvès est certainement le meilleur arrière droit qui ait joué à Barcelone ces 10 dernières années – et probablement des 20 dernières années. Mais il n’a rejoint le Barça qu’il y a deux saisons, et même s’il est devenu un joueur vital dans l’équipe aux six titres, il n’a malheureusement pas participé à la finale de Rome.
De par le fait, celui qui se glisse devant lui (de manière injuste peut-être) n’est personne d’autres que Belletti, qui était au club de 2004 à 2007 et qui gagna deux Liga et une Ligue des Champions. Le même nombre de récompense que Alvès (qui a de plus gagné une Coupe du Roi et un championnat du monde des clubs), seulement avec une énorme différence: Belletti n’a peut-être inscrit qu’un seul but avec barcelone, mais ce fut le but de la victoire en finale de Ligue des Champions. Frank Rijkaard avait peur que ses faiblesses défensives n’étaient pas adéquates à l’équipe – et c’est ce qui a fatalement entraîné l’équipe vers sa chute. Barcelone l’a tout d’abord remplacé par Oleguer (ndlr. Le pire joueurs du Barça des 20 dernières années) puis par Zambrota, ce ne fut pas le principal facteur du déclin du club, mais c’était sans aucun doute une cause de la décadence. Sans Beletti, Barcelone n’avait pas de largeur de jeu, ce qui rendait l’équipe beaucoup plus prévisible et plus exposée aux schémas tactiques adverses, rien que ça.
Défenseur central : Carles Puyol

Le capitaine, homme des grottes de Barcelone, en jouant avec son cœur sur le terrain (et ses cheveux dans les yeux). Il a subi une énorme perte de forme durant la saison 2007-2008 – due notamment à une combinaison d’une faiblesse tactique et un coup de moins bien physique, et il se sentait soudainement sous les phares des projecteurs et avait le sentiment qu’il devait protéger la méforme des autres. Puyol avait donc tendance à s’aventurer hors de la défense pour gagner des tacles et des duels aériens qu’il ne pouvait malheureusement pas gagné. La bonne nouvelle étaante que Pep Guardiola l’a aidé à éradiqué ces fautes tactiques. De plus, physiquement en bonne forme, en étant d’un sérieux exemplaire lors de ses préparations, Puyol retrouva une forme physique qui lui permet de revenir au premier plan. En fait, il est devenu encore plus monstrueux qu’avant. Il semblait complètement cuit il y a deux saisons, mais est redevenu l’indispensable et indiscutable capitaine que l’on a toujours connu.
Puyol ne laissa plus jamais sa garde baissée, une concentration comiquement intense. Il suffit de demander à son camarade Gerard Piqué, qui passe les matchs à se faire hurler dessus. Ou à Edmilson, qui pendant une partie se fit sérieusement sermonner par Puyol à cause d’une petite erreur… jusqu’à ce que Valdès intervienne pour calmer le capitaine et lui rappeler qu’il menait déjà 3-0… Puyol a déjà plus de 350 matchs de championnat à son compteur, quatre titres de champions, deux Ligues des Champions, un titre de champion d’Europe des Nations et une Coupe du Monde.
Défenseur central: Gérard Piqué

Lorsque Piqué était un gamin, l’entraîneur de Barcelone de l’époque Louis Van Gaal fut invité à dîner à la maison de son grand-père. Le grand-père, qui était un directeur du club, lui présenta fièrement le petit Gérard: un enfant qui allait jouer pour son club. Van Gaal marcha vers lui… le poussa en arrière. S’imposant devant le petit Piqué lui cria: « Tu es trop faible pour être un défenseur de Barcelone. »
Qui sait, si ce n’était pas pour son séjour à Manchester United, Van Gaal n’aurait peut-être pas tort. Mais aujourd’hui, Piqué n’est pas juste assez fort pour porter les couleurs du Barça mais il est aussi le plus grand prétendant au titre de futur capitaine et est aussi devenu une grande idole, qui est certainement devenu le meilleur défenseur central d’Europe. Piqué, plus qu’à l’aise balle aux pieds, et le premier maillon de tout les mouvements de Barcelone, ce qui permet à l’équipe d’inviter les adversaires à faire leur pressing tout en s’échappant à ce dernier. La finale de la Coupe du Roi en 2009 en est l’exemple le plus classique, Piqué recevant une passe de Valdès sur la ligne de but pour attirer l’adversaire. Et il y a bien sûr sa qualité de finition qui n’est plus à redémontrer, le sixième but du fameux 2-6 de Bernabeu où Piqué initie et conclut brillamment une action de 55 mètres.
En seulement deux années à Barcelone, il a gagné tout ce qu’il pouvait gagné, en incluant la coupe du Monde. (Et si deux ans ne semblent pas être assez pour le choisir – et pour d’autres éventuelles positions – posez-vous cette question: Qui d’autre peut le remplacer? Marquez? De Boer? Nan…)
Arrière gauche: Giovanni Van Bronckhorst

Gio n’était pas du tout arrière gauche lorsqu’il avait rejoint le Barça mais il donnait une bonne impression à ce poste. Rapide, propre et pas mauvais défensivement, il donna à Barcelone un équilibre et une certaine présence offensive entre 2003 et 2007. Il n’a pas beaucoup marqué mais son but victorieux à la 94è minute face au Bétis avait permis à Barcelone de faire un énorme pas en avant vers le titre de champion lors de la saison 2004-2005. Ce fut l’un des deux championnats que Gio remporta avec le club. Et il a aussi remporté une Ligue des Champions. Il est arrivé en tant que milieu, en prêt venu d’Arsenal puis il a rejoint Barcelone pour de bon pour un montant de 2 millions d’euros. Une aubaine.
Milieu: Xavi

En reprenant les termes de Louis Van Gaal et d’Alex Ferguson, Xavi n’a perdu qu’une seule fois le ballon… quelque part vers 1996. Xavi est le passeur ultime, l’homme qui n’est pas simplement bien meilleur que tout les autres joueurs mais qui par son jeu rend ses coéquipiers bien meilleurs que les autres. A chaque fois qu’il touche le ballon, il n’a qu’une seule pensée dans son esprit: redonner le ballon. Lors du match contre Levante, il a effectué plus de passes à lui tout seul (156!) que toute l’équipe de Levante.
Xavi est l’idéologue de la meilleure équipe de l’histoire de Barcelone – et aussi de la meilleure équipe d’Espagne. En ne comptant que les deux dernières années il a gagné un EURO, la Coupe du Monde, la Liga BBVA, la coupe du Roi et la Ligue des Champions. Le joueur de Barcelone le plus capé de l’histoire (il a débuté en équipe première en Octobre 1998) est le meilleur milieu de terrain que le football espagnol a jamais produit.
Milieu: Andrès Iniesta

« Andrès ne se teint pas les cheveux, il ne porte pas de piercings et ne possède pas de tatouages », ainsi le décrit Pep Guardiola. Xavi ajouta : « Andrès a tout – à part l’appui des médias. » Pendant quelques années, les plaintes étaient que le fait qu’il soit trop normal fasse que les gens ne lui donnèrent que peu de crédit; maintenant, cette caractéristique est devenue un point fort. Non seulement il est brillant – et parfois surprenant – mais tout le monde l’adore encore plus parce qu’il a l’air si normal. Si aimable, si humble. Tout mince, à la couleur pâle, un peu chauve, mais un génie sans pareil avec une conduite de balle véloce. « Se baladant » à travers un exercice d’entraînement l’autre jour au Mini Estadi, il déplaça la balle à une telle vitesse d’un pied à l’autre qu’il laissa la foule bouche bée. Si les espagnols avait pu choisir un homme pour marquer le but de la victoire en Coupe du Monde, ils l’auraient choisi lui. Iniesta, de son côté, a simplement attendu que la balle lui parvienne avant de choisir où la placer.
Milieu: Deco

Deco rejoignit les rangs du Barça en tant que star de Porto l’équipe de José Mourinho vainqueur de la Ligue des Champions en 2004. Mais au lieu de choisir un rôle plus fantaisiste derrière les attaquants, il joua avec plus de retenu, à une position plus basse. De cette position, il dicta le tempo du jeu pendant trois années, peut-être même plus que ne l’a fait Xavi. Deco avait une manière propre à lui de se déplacer avec la balle – il l’a contrôlait toujours avec ses crampons plutôt qu’avec l’intérieur de son pied, mettant la balle sous on pied, la faisant rouler avec le dessous de son pieds. Et il semblait plus passer ses adversaires en sautant plutôt que de dribbler. Il avait une grande vision de jeu et une anticipation tactique incroyable. Lorsqu’il jouait bien, Barcelone jouait bien. Et son déclin, come celui de Ronaldinho, signa aussi le déclin de Barcelone. Malheureusement, son départ fut nécessaire à la renaissance de l’équipe. Mais son arrivée avait aussi était le synonyme d’une résurrection catalane. Deco gagna deux Liga et la Ligue des Champions entre 2004 et 2008, et fut élu meilleur milieu de terrain par l’UEFA en 2006.
Attaquant: Ronaldinho

Le déclin rapide de Ronaldinho, et le fait qu’il devint un énorme problème pour Barcelone (« énorme » étant bien le mot), ne change pas le fait qu’il fut pendant trois ou quatre ans absolument incroyable, effectuant des gestes venus d’ailleurs – une technique exorbitante, des dribbles, des passes décisives, des tirs de très loin et des missiles rentrant avec l’aide de la transversale. La passe du dos… pour l’amour de Dieu. S’il avait porté l’équipe du Brésil en Coupe du Monde comme il l’avait fait avec le Barça, nous serions peut-être en train de parler du meilleur joueur de tout les temps. Mais il ne l’a pas fait.
Il a, bien entendu, changé l’histoire de Barcelone – en revitalisant le club, lui donnant un coup de boost après trois années de disettes. Ronaldinho fut « mon » joueur de l’année par deux fois en 2004 et en 2006 (seul Léo Messi a réussi la même performance en cette décennie), et élu le joueur FIFA de l’année deux fois d’affilés, il remporta deux championnats et une Ligue des Champions, en marquant des buts à pratiquement tout les matchs. La plupart d’entre eux étant magnifiques. Il obtint même une standing ovation par les fans du Real de Madrid au Santiago Bernabeu. En 2003, le président fraîchement élu du Barça Joan Laporta essaya en vain de signer la star de Manchester David Beckham. Il a alors signé Ronaldinho à la place. Ça doit bien être le meilleur prix de consolation qu’on ait jamais pu voir.
Attaquant: Samuel Eto’o

Le buteur avec une grande gueule et un cœur encore plus grand. En plus d’un tempérament très fort. Passionné, dévoué, et ayant une obsession de la victoire, Eto’o était vorace et marqua un nombre faramineux de buts avec une constance indéfectible. En fait, durant ces dix dernières années, personne n’a marqué plu de buts que lui en Liga. De plus, toutes ses réalisations étaient d’une importance cruciale, les ouvertures de score et les buts de la victoire – pas seulement des buts qui viennent après que les autres aient martyrisé une pauvre équipe qui devient alors vulnérable aux réalisations les plus cocasses.
Il quitta Barcelone après avoir gagné le triplé… et en gagna un autre avec l’Inter l’année suivante. Eto’o fit trembler les filets des championnats plus de 150 fois, et même lorsqu’il ne réussissait pas à avoir de l’impact, il en possédait: il fut forfait pendant une grande partie des saisons 2006-2007 et 2007-2008 en étant blessé il marqua respectivement 11 buts en 19 matchs et 16 buts en 18 matchs. Le fait que ces saisons étaient des saisons où Barcelone sortit sans succès ne fut pas une coïncidence.
Eto’o remporta trois championnats, la Coupe du Roi et deux Ligues des Champions, et il marqua les premiers buts du Barça lors des deux finales de la Ligues des Champions. Ce n’était pas une simple question de but non plus – c’était aussi une question de pressing et d’intensité qu’il exerçait. Personne n’avait autant de volonté qu’Eto’o. Une chose qui a souvent été négligée par son public lors de son différend avec Ronaldinho qui fut très dommageable: c’est qu’Eto’o avait raison.
Attaquant: Lionel Messi

Un choix simple mais difficile à expliquer. Comment trouver les mots pour justifier le choix de Messi? Où peut-on trouver un superlatif qui n’a pas été encore employé? (Pas dans ces pages en tout cas.) L’homme dont les statistiques sont à peine humaine, celui qui peut tout faire – et « tout » est vraiment le mot à employer. In. Cro. Yable.
Entraîneur: Josep Guardiola

Bien sûr il y a eu Rijkaard, mais franchement Guardiola est le seul véritable candidat...
Source: Sports Illustrated
Posté par Kikujiro
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