Article | Iniesta | mardi 31 août 2004 à 21:00  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Andrés Iniesta, qui hier s’est incorporé aux espoirs, se voit utile pour le nouveau projet de Frank Rijkaard et n’a pas de doutes quant à ses possibilités…









Andrés Iniesta n'a pas eu beaucoup de temps pour dormir dans la nuit de dimanche. À peine cinq heures l'ont séparé de son arrivée de Santander à son départ vers Madrid où l’attend la concentration de la sélection espagnole.

Sans pratiquement pas de temps pour digérer la première victoire barcelonaise, Iniesta regarde plus vers l'avenir plutôt que son brillant récent passé où il a décidé la rencontre amicale à Cardiff et où il a fait incliner le Joan Gamper du côté local. "Tout cela me réjouit énormément, mais c’est déjà passé, par conséquent je préfère regarder là où nous devons aller à présent".

Iniesta utilise très peu de fois la première personne du singulier ; il abuse plutôt du pluriel. "Les victoires ou les échecs, ne correspondent jamais au travail d'un seul joueur mais d’une équipe". Pour cela, les trois points d'El Sardinero sont issus du "travail de tous". Lui poser le concept de l'homme décisif, comme il a pu le lire dans de nombreux médias hier, l'incommode. "Décisifs nous le sommes tous et ce n'est pas un cliché. Aussi décisif est celui qui défend, tout celui qui attaque ou qui marque".

Simple et élégant tant dedans qu'en dehors du terrain, ce gamin de Fuentealbilla est ainsi se défaisant d’éloges sur ses coéquipiers, mais qui se réfugie dans une théorique timidité pour se réserver des silences très précieux. "Que des joueurs de la qualité de Ronaldinho ou Eto'o parlent de moi est une grande fierté. La même que jouer à leur côté comme avec le reste de l’effectif".

Iniesta est de ceux qui pensent ce qu'il dit et il le fait aussi rapidement que lorsqu’il donne, du premier coup, n’importe quel ballon. Sa rentrée au Sardinero a révolutionné le score nul. "Le plus important est que nous gagnons et que la mauvaise série de ce stade se soit terminée. A présent, la sélection". C’est vrai, à présent c’est le tour de l'Espagne bien qu'une prochaine fois on recommencera à débattre et à se demander pourquoi le plus jeune joueur de l’effectif ne peut pas être titulaire dans un Barça rempli de stars. "Je me vois toujours comme titulaire dans mon équipe. Pour ma part, je jouerai toutes les rencontres, mais il y a un entraîneur, Rijkaard, qui décide et des coéquipiers d’une grande qualité qui veulent la même chose que moi".

En tout cas, même si quelqu'un recommence à lui citer le mot prêt, Iniesta ne s'offense pas. "Je veux triompher au Barça. C’est mon équipe. Il n'y a pas d’autres d'options bien que je "doive le démontrer à chaque fois".


Peña, Sergio Garcia et Cesc, les autres 'azulgrana'
Carlos González Peña, Sergio Garcia et Cesc Fabregas composent la représentation, avec des racines barcelonaises, de la sélection espagnole espoirs. Peña, indiscutable sur le côté gauche de l'Espagne, démontre lors de chaque rencontre que sa progression est de la même manière que Cesc à Arsenal où sa place de titulaire est insultante. La présence de l’attaquant de Levante, Sergio Garcia, qui partage sa chambre avec Andrés Iniesta, arrive à point au jeune joueur de Nou Barris pour lui remonter le moral puisque Schuster l'a un peu oublié.


Source : Mundo Deportivo

Posté par marco93fcb
Article lu 1478 fois