Article | Cyclisme | lundi 6 décembre 2004 à 19:54  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Après un mois tendu, l'élite Javier Benitez peut enfin savourer la joie d'obtenir un contrat professionnel pour 2005. Le coureur de Canals courrera pour la formation Relax-Fuenlabrada (NB en compagnie des catalans Josep Jufre, Raul Garcia et Xavier Florencio).

Le recrutement de Javi Benitez par Relax a été rocambolesque :
"Au début cela semblait clair mais après il y a eu des complications. J'ai passé de tristes jours en pensant qu'encore une fois tout allait s'écrouler, mais Suarez Cueva a parié sur moi et je m'en suis sorti. J'espère ne pas le décevoir."

Benitez était une priorité dans les plans de José Maria Perez depuis une discussion pendant la Vuelta , mais le départ de l'équipe de Perez et l'arrivée de Suarez Cueva à la direction a impliqué une période d'incertitude :
"Si le Barça devenait continental, je pouvais courir avec eux mais mon intention était de passer professionnel avec Relax parce que c'est une équipe qui disputera la Vuelta. Je voudrais remercier les gens du Barça pour le bien qu'ils m'ont apporté et spécialement Mauri (Directeur sportif), Domenec Carbonell et Antonio Pineda(adjoints), qui ont donné une bonne image de moi devant les directeurs sportifs professionnels."

Une saison des plus atypiques

La saison 2004 n'a pas été une saison normale pour Benitez :
"Au début de l'année, j'ai demandé à Juan Campos de m'aider a chercher une équipe et il m'a fait changer de préparation et de calendrier. Les autres années je me limitais à courir en Espagne et à obtenir des victoires, mais il était clair que ce n'était pas suffisant. Au lieu de la quantité, nous avons recherché la qualité et nous sommes allés voir au Portugal en courant des courses professionnelles qui étaient ouvertes aux équipes élite portuguaises."

La saison de Benitez a commencé avec une victoire, lors du GP Inauguracio :
"Je ne me sentais pas bien parce que d'habitude je n'avais aucun mal a suivre le peloton, mais l'équipe m'a aidé et l'avantage d'être un sprinteur, c'est que tu peux gagner une course sans être au maximum."

Sur le calendrier de Benitez, il y avait deux dates marquées en rouge : le Grand prix Abimota et le Grand prix Minho :
"A Abimota, il y avait un haut niveau et Pedro Soeiro (professionnel portuguais) était au sommet de sa forme, puisqu'après il a couru une autre course qu'il a gagné devant des coureurs de Milaneza ou La Pecol. Dans cette course, j'ai remporté une étape, fini second dans deux autres et sixième dans une autre dans laquelle nous avons manqué les cinq échappés de très peu. Je ne me serais jamais imaginé me sentir aussi bien et après avoir couru avec la sélection espagnole en Castille et Leon ; j'ai pu atteindre mon sommet de forme."

A Minho, il a répété l'expérience et la victoire :
"A Minho, la course était plus dure et je savais que la seule chance d'arriver au sprint était dans la dernière étape. Nous sommes arrivés au sprint et j'ai gagné. Pour moi ça a été une joie immense parce que j'avais du renoncer à courir en Espagne pour préparer ces courses au Portugal."

L'option portuguaise

Les victoires en courant au Portugal lui ont permis de se faire un nom dans le pays voisin :
"Je sais qu'en 2005 j'aurai pu courir au Portugal parce que j'y suis allé deux fois et j'ai gagné dans les deux courses et je voulais passer professionnel aussi bien en Espagne qu'à l'étranger. Si je n'avais pas eu ce contrat chez Relax, j'aurais beaucoup réfléchi entre partir au Portugal ou rester au FC Barcelone s'il était devenu continental. Mais j'aurai sûrement choisi le Barça"

En dehors de ses victoires au Portugal, Benitez n'a pas négligé le calendrier national :
"Je me suis apporté une étape dans la Vuelta de Tenerife et deux autres à la Vuelta de Leon, ou j'ai fini huitième au général. Cela a été mon meilleur classement dans un tour important. Je passe bien la moyenne montagne, mais les étapes très dures m'étranglent et avec les années j'ai compris que cela ne vaut pas la peine de souffrir pour une 20eme place au général. A Tenerife, par exemple, je ne suis pas arrivé en grande forme et presque tous les jours je me suis consacré a travailler pour l'équipe et après j'ai pensé à la dernière étape qui était plus plate et qui me convenait. Et ce jour j'ai gagné grâce aux forces épargnées et au travail de l'équipe. Un sprinteur sans les bons compagnons n'est personne, j'ai toujours été très bien appuyé".

Questionné sur ses possibilités dans le circuit professionnel, Benitez explique :
"On ne sait jamais. Je dois y aller et essayer, mais j'ai par contre la certitude que je veux être dans les sprints. J'essaierai de m'améliorer en montagne pour arriver aussi avec les meilleurs dans des groupes de 30/40, mais il est clair que mon terrain doit être les sprints"

Benitez ne veut pas conclure l'entretien sans laisser écrites ses reconnaissances :
"Derrière moi, il y a beaucoup de gens qui m'appuient. Parfois il m'est arrivé de perdre mes espoirs, surtout ces deux dernières années, et ce sont eux qui m'ont poussé. Qui ? Principalement mes parents et ma fiancée Cristina. Mais je ne veux pas oublier non plus des gens comme Salvador Sanchis ou Pepe Marti, mon préparateur physique.
Ainsi que les dirigeants : les personnes du Barça, Diego Milan, Garzon ou Juan Gonzalez. De chacun d'eux, j'ai appris et j'en ai un bon souvenir"


Source : todociclismo.com

Posté par Eyolfur
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