En Une | Clasico Et Derby | vendredi 20 avril 2012 à 01:20  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Plus qu'un match, plus qu'une rivalité, ce clasico est une finale. Les barcelonais doivent gagner pour encore espérer remporter la Liga. Un match tout aussi important pour la suite de la saison, cette ligne droite où les deux clubs sont encore en lice pour la Ligue des Champions.

El Clasico, le monde se divise en deux pour ce match à sensation.
El Clasico, deux institutions, deux écoles, deux pensées, où les joueurs entreront sur la pelouse pour défendre leurs convictions.
El Clasico, des allures de finale, les gladiateurs entreront dans l'arène, une guerre entre amis qui ne se connaissent plus lorsqu'ils entrent en compétition.
Le Barça reçoit le Real Madrid, pour un classique, qui décidera de la suite pour les deux équipes.

Pour plonger dans l'ambiance du Superbowl du ballon rond, revenons sur ce qui s'est passé lors du match aller.


 


Real Madrid 1-3 FC Barcelone : La victoire du Maître


C’était en décembre dernier pour le compte de la 15ème journée que s’était joué le dernier clasico de la Liga. Les hommes de Pep Guardiola se déplaçaient au Santiago Bernabeu pour un match qu’ils se devaient de gagner. Le club catalan était alors distancé de 9 points. La faute à un parcours à l’extérieur jusque-là indigne du rang des champions d’Espagne et d’Europe avec 8 buts marqués pour 7 buts encaissés. Le Barça peinait donc en déplacement. Ce match pouvait être le détonateur pour les hommes du Maître.

Pour ce duel au sommet, Guardiola alignait une formation inédite mais assise sur du très classique. À savoir, la défense type à quatre Alves-Puyol-Piqué-Abidal, et le milieu à trois Busquets-Xavi-Fàbregas. Le changement par rapport à la saison passée était devant avec la mise sur le banc de Pedro, et surtout de David Villa, au profit des deux recrues phares de l’été, Cesc Fabregas et Alexis Sanchez, lesquels accompagnaient l’incontournable Leo Messi. L’organisation de départ reste le 4-3-3 classique, avec un trio Messi, Alexis Sanchez et Iniesta en attaque. L'argentin se décalant légèrement sur le côté droit, Iniesta à gauche, et l'international chilien dans l'axe. Côté Real Madrid, José Mourinho alignait quasiment la même équipe que celle qui avait pris une manita l’an passé, avec en tout cas le même quatuor offensif, composé d’Özil, Ronaldo, Di Maria et Benzema, soutenu par un duo Xabi Alonso/Lassana Diarra (préféré à Khedira), et, une défense à quatre, composée de Marcelo, Ramos, Pepe, et Coentrao en arrière droit.



Au coup d’envoi, les madrilènes pressaient haut dès les premières relances catalanss. Une idée de jeu récompensée puisqu’il a fallu pas moins de 20 secondes pour que les hommes de Mourinho ouvrent la marque. Sur l’engagement barcelonais, le ballon redescendait jusqu’à Valdes, lequel après un échange avec Puyol se trouait complétement dans sa passe à Abidal. Cette bourde profitait à Di Maria, mais celui-ci se montrait maladroit, sa passe pour Benzema étant contrée par Busquets bien placé. Dans la foulée Özil reprenait de volée sans grande conviction, et le ballon dévié (par Busquets, encore) arrivait dans les pieds de Benzema qui profitait de l’alignement désastreux et assez incompréhensible de Piqué pour ne pas être hors-jeu et exécutait tranquillement le premier fautif (Valdes), d’une reprise à bout portant imparable. 20 secondes de jeu, et 1-0 pour le Real avec ce but express, le plus rapide de l’histoire des clasicos.

Plombés par cette entame cauchemardesque, les catalans peinaient à développer une circulation de balle fluide. On assistait alors à des séquences de perte de balle inhabituelle du coté blaugrana, mais ces derniers persévèrent dans leur idée, risquée, mais la dictature du jeu prendra toujours le dessus. Le Barça est timide offensivement, jusqu’à ce que Messi, sur une récupération dans les pieds d’un Sergio Ramos en pleine glissade, se rappelait au mauvais souvenir du Bernabeu en étant tout proche d’égaliser d’un plat du pied gauche magnifiquement détourné en corner par Casillas.
Le quart d’heure de jeu arrivant, Guardiola décidait de chambouler son schéma tactique en demandant à Alves de monter d’un cran. Le 4-3-3 se transformait en 4-4-1-1, avec Busquets en véritable libéro à l’ancienne, mi défenseur central, mi pivot défensif. Au milieu Fàbregas, habitué à jouer les faux avants-centres, se retrouvait au niveau de Xavi dans l’axe avec Alves à sa droite et Iniesta à sa gauche tandis que Messi se positionnait juste devant, avec Sanchez tout seul en 9. Une défense à quatre, avec un duel Ronaldo-Puyol, où le capitaine est passé arrière droit, laissant l'axe à Busquets, et un milieu quasiment à six, puisque le récupérateur catalan retrouvait sa place d'origine en phase offensive. Tel était le nouveau plan mis en place par Guardiola pour reprendre pied dans ce match. En face les madrilènes restaient dans sa configuration en 4-2-3-1 avec un gros travail défensif de Benzema Di Maria et Özil.

 


Petit à petit, le Barça sortait la tête de l’eau mais cependant à la 25’, Cristiano Ronaldo manqua la balle de break. Magnifiquement servi par Benzema, le Portugais manqua complètement sa frappe en ouvrant trop son pied, malgré une situation idéale à l’entrée de la surface. Cette grosse alerte ne paniquait pas les champions d'Espagne, mais signalait l’urgence d’une égalisation. Retour au score qui finit par arriver à la 30’ sur une accélération plein axe de Messi qui fixait quatre merengues avant de servir Alexis Sanchez dans la profondeur ; lequel devançant Pepe et Coentrao s’en allait croiser sa frappe et battre Casillas (1-1, 30’). Cette égalisation sonna comme une libération pour les culés et la maitrise collective catalane commençait être de plus en plus criante avec une ligne de récupération plus haute qu’en début de match et globalement un jeu se déroulant dans la moitié de terrain madrilène.


Ensuite, Guardiola procède à un autre changement tactique, avec un retour au 4-3-3, mais complètement différent du coup d'envoi. En effet, la défense restant la même, le milieu est occupé par un Xavi retrouvant un poste de récupérateur, accompagné de Fàbregas et Iniesta. Sanchez occupe le flanc gauche, Alves se montre plus offensif à droite, et Messi reste dans l'axe. Plus rien à signaler pour le reste de la mi-temps. Monsieur Borbalán envoya les 2 équipes au vestiaire sur le score de 1-1.



Au retour des vestiaires, les organisations et les joueurs ne changeaient pas. De même que la physionomie avec un FC Barcelone globalement dominateur mais pas souverain. Ce qui ne changeait pas non plus, c’est le non match de Cristiano Ronaldo, lequel après avoir manqué le but du 2-0 en première mi-temps gaspillait coup sur coup deux coups franc bien placés (50’). A la 53ème minute lorsqu’à la suite d’une longue séquence offensive des catalans, le ballon revenait sur Xavi qui reprenait de volée à l’instinct un ballon que Marcelo lui aussi à l’instinct déviait hors de portée d’Iker Casillas, impuissant. Ce deuxième but éminemment chanceux de la part des barcelonais (1-2, 53’) portait un coup très dur au Real.

Les catalans donnent autant le tournis à l'adversaire que Guardiola à son homologue. Après avoir changé sa stratégie tactique en première période, en pensant égaliser tout en stoppant les éventuelles attaques adverses, le technicien catalan revoit ses plans et ordonne à ses joueurs de passer en 3-4-3, avec un Busquets légèrement plus haut derrière le trio Xavi, Iniesta Fàbregas. Le reste en change pas.
Malgré que les locaux peinaient, ils se voyaient offrir une occasion en or de revenir dans le match. Mais Cristiano Ronaldo, oublié par la défense, manquait inexplicablement le cadre sur sa tête (65’). Une minute après le raté de la star portugaise, Iniesta amorçait un contre poursuivi par Messi qui décalait Alves dont le centre impeccable trouvait au second poteau la tête plongeante de Fàbregas. Silence à Madrid, le Barça mène 3-1 ! Dans la foulée du but, les culés se sont offerts plusieurs offensives intéressantes mais mal ajustées, notamment un trois contre trois mal géré par Alves (72’) et une tête de Xavi juste à côté sur un nouveau centre d’Alves (75’).

Le Barça conserva le score jusqu’au coup de sifflet final. Victoire 1-3 des blaugranas. Après avoir été malmené dès la première minute, les catalans sont revenus dans la partie pour ne plus lâcher la domination sur son rival. Un match, où Pep Guardiola a étalé tout son savoir faire tactique, en ayant fait joué ses hommes dans 4 dispositions différentes, là où son homologue n'a jamais pu trouvé la solutions aux problèmes causés par le Maître catalan.

 

 

Forme des 2 équipes

 
A l'approche de ce clasico, le Barça est peut-être dans sa meilleure forme d'une saison ponctuée par d'irrégularité au niveau des performances mais également des résultats.

Défensivement, le Barça connaît une bonne période, Puyol et Piqué sont revenus à leurs meilleur niveau, Adriano arrive enfin à enchaîner et Mascherano reste toujours aussi régulier dans l'excellence.

C'est offensivement en revanche, que le Barça est quelque peu à la peine. L'animation offensive est bien moins efficace et les décalages peinent toujours autant à naître... Bien qu'au niveau individuel, Pedro est en passe de retrouver son zénith alors qu'Iniesta et Xavi sont relativement frais à défaut d'être en grande forme.



Le duo de recrues que sont Cesc Fàbregas et Alexis Sanchez, n'est pas très inspiré en ce moment. Entre pêcher dans la finition et approximations techniques (Alexis) ou tactiques (Cesc), il s'agira pour eux de montrer de quoi ils sont capables, eux qui avaient marquer les 2 tiers des buts catalans à l'aller pour rappel.

Mais comment parler de la forme du collectif Barça sans parler de celle de l'individualité Messi... Joueur unique qui tient cette saison l'essentiel de l'animation offensive sur son dos, la Pulga n'est pas très en verve, lui qui sort d'un match sans but contre de tenaces blues de Chelsea et d'une mi-temps très moyenne contre Levante.

 

 
Pour le Real Madrid c’est légèrement différent. Le club de la capitale a fait preuve d’une régularité digne d’un métronome tout au long de la saison, mais depuis un mois le jeu semble s’être déréglé et cela s’en ressent dans les résultats.

Offensivement les merengues ont des certitudes. Un jeu direct, rapide et efficace, à l’image de joueurs comme Benzema, Higuain et bien sur Cristiano Ronaldo. La force de frappe madrilène est probablement ce qui se fait de mieux en ce moment en Europe. Quelques soient les joueurs alignés, Mourinho peut compter sur un niveau d’efficacité maintenu.

Malheureusement pour eux, la défense n’est pas à la hauteur.
Les madrilènes peinent défensivement à tenir un résultat, le match de Champion's League face au Bayern Munich est là pour en attester. Les latéraux notamment son très souvent pris à défaut par les attaquants adverses (Arbeloa, Coentrao ou, dans une moindre mesure, Marcelo). L’axe de la défense semble encore en jambe, Pepe ne montrant pas de signe de fatigue malgré une longue saison pour le défenseur portugais.



Mais dans les clasicos, et encore plus dans ceux de l’ère Pep Team, la bataille se jouera au milieu.
Et là, les madrilènes sont en grande difficulté ces derniers temps, avec des joueurs complètement carbonisés : Xabi Alonso en tête.
Or pour affronter un Barça version Guardiola, il faut être en pleine possession de ses moyens physiques tant les blaugranas font courir le cuir et donc les kilomètres s’enchainent pour un milieu souvent cantonné dans un rôle de marathonien.

Pour finir, le Barça pourra s’appuyer sur son individualité Messi qui répond toujours présent dans les gros matchs, en sera-t-il de même pour les madrilènes et leur Cristiano Ronaldo tellement transparent dans ses Clasicos, au nombre de 11 déjà ? La question reste posée...
Espérons que Leo Messi retrouve de sa superbe face aux blancos, Alexis et Cesc leurs réalisme face aux buts, que le duo magique Xavi et Iniesta fassent parler leurs créativités au milieu de terrain et qu'enfin, le secteur défensif garde sa sérénité.

 

Convoqués

Aucuns suspendus pour le choc du week end. Les deux entraineurs compteront sur la majorité des effectifs.

Côté Barça, Guardiola a récupéré Piqué et Alves depuis le week end dernier, et Ibrahim Afellay a reçu le feu vert médical. Les canteranos Oier, Bartra, Muniesa, Tello accompagnent le groupe aux entrainements et aux matchs.
La seule véritable incertitude réside chez Alexis Sanchez. Suite à un tampon gratuit de Terry lors de la demie finale contre Chelsea, l'international chilien a des douleurs musculaires. On en saura plus dans la journée de vendredi.

 

Pour les merengues, tout le monde est opérationnel. L'entraineur madrilène peut compté sur le retour en forme de Di Maria, qui a beaucoup manqué aux merengues. Xabi Alonso revient de suspension. Tout le monde est opérationnel pour faire le voyage en terre catalane.

 

Focus sur le match

Il n'est pas réellement nécessaire d'aborder l'aspect tactique de la Pep Team, les blaugranas n'ont qu'un seul objectif : gagner. Quatre points les séparent de l'adversaire du jour, et les catalans doivent l'emporter pour espérer garder leur Liga.

Malgré la défaite à Stanford Bridge mercredi, les champions d'Europe restent optimistes pour les évènements suivants. En effet, le Barça a dominé les anglais, se procurant d'énormes occasions, la sensation que le travail a été fait. Mais les catalans ont été victime d'un manque de réalisme flagrant, mais aussi d'une réussite qui leur a fait beaucoup défaut en première partie de saison.

Malgré cette défaite en Champion's League, malgré les 4 points que les barcelonais doivent remonter, les champions d'Espagne paraissent en meilleur forme physiquement et mentalement. La Pep Team reste sur une série de onze victoires consécutives en championnat, et ils comptent bien aller chercher la douzième samedi soir.

Peu importe comment jouera le Real Madrid, que ce soit le schéma classique (4-2-3-1) ou le 4-3-3 avec le "trivote" (3 milieux récupérateurs), les blaugranas devront jouer, imposer l'intensité et le rythme de la rencontre. Une finale les attends, ils sont dans l'obligation de sortir le grand jeu pour pouvoir mettre à mal la machine madrilène.

La clé du match se situera au milieu, entre la maestria technique catalane et le harcèlement madrilène qui subira beaucoup les passes, et feront tout pour se projet en contre, leur première arme. Un autre aspect important n'est pas à négliger pour la bande à Puyol, l'état d'esprit du match. Il n'est pas sans savoir que les madrilènes, à défaut d'imposer leur jeu, imposeront un certain impact physique, très, trop exagéré, au point de vouloir faire sortir les catalans du match. Les culés ne devront pas tomber dans ce piège, surtout dans la situation où le score est en leur faveur. La rencontre peut vite se dégrader par les attaques adverses et il faudra garder tout son énergie afin de se focaliser sur le jeu, en espérant que l'arbitre sera à la hauteur du rendez vous.

 

 

Pour Guardiola, quelques interrogations sur le choix des joueurs subsistent tout de même. Qui utiliser en défense ? Comment aborder l'attaque ? Plusieurs options s'affichent, selon la forme du moment notamment, et l'enfant de Santpedor sera confronté à un véritable casse tête.


Les premières décisions se situent en défense. Le Maître dispose de 5 défenseurs, si Alves est sur de débuter à droite, le doute existe entre Piqué, Mascherano, Puyol et Adriano. Soit Guardiola continue sur sa lancée, et opte pour la même défense qu'à Chelsea (Alves, Mascherano, Puyol, Adriano). Ce qui voudra dire qu'il compte sur ses joueurs pour attaquer à outrance, afin d'ouvrir le score et de maitriser la rencontre le plus rapidement possible. Ou bien, l'entraineur catalan opte pour un choix plus défense, en alignant Alves, Piqué, Mascherano et Puyol à gauche. La grinta, la hargne, et le mental d'El Capità restant primordial pour les clasicos.

Si le milieu de terrain retrouvera son trio magique habituel (Busquets, Xavi et Iniesta), les questions se situent pour le trio offensif. Entre Fàbregas avec le choix de la possession, de la  supériorité technique et de la réflexion offensive qui se tend vers l'axe du jeu, et Pedro (ou Alexis Sanchez) pour un choix d'étirement de la défense adverse avec de vrais ailiers, d'un jeu plus classique et quadrillé, le suspens restera jusqu'à l'annonce des onze.

 



Mais le Barça possède deux forces, deux avantages par rapport à l'adversaire  : la polyvalence des joueurs et l'intelligence tactique de ces derniers. Comme démontré pendant le match aller, la victoire au Bernabeu se situe sur ces deux points, qui ont été essentiels pour gagner dans la capitale. Plusieurs des joueurs de Guardiola possèdent cette polyvalence qui leur permet de s'adapter face aux situations (le pressing adverse, les attaques directes, la défense regroupée) et au contexte (être mené au score, aller chercher la victoire) de la partie. Et l'intelligence tactique ne vient uniquement de l'entraineur catalan qui a su poussé ses joueurs à réfléchir et à véritablement apprendre le football, comme le dit si bien Javier Mascherano, qui a affirmé avoir réappris le football en arrivant à Barcelone l'été dernier.

 

 
Le Real Madrid est une équipe qu'on ne présente plus. Que ce soit les joueurs ou les supporters, nous savons tous à peu près comment jouent les merengues et quels sont ses points forts.
Mais cela n'empêche pas de nous y intéresser de plus près.
Cette équipe a l'occasion de battre le record historique de buts en une saison de Liga samedi (107 buts). Mais est-ce pour autant une équipe offensive ? Elle ne le sera sans doute pas énormément samedi soir au Camp Nou étant donné que le nul serait un bon résultat pour les madrilènes.
D'autant plus qu'après leur défaite (méritée) contre le Bayern et leurs 3 matchs nuls en championnat lors des dernières journées, quelques doutes sont soulevés au sein de la maison blanche.



Faut-il jouer avec 3 milieux défensifs contre le Barça (Xabi Alonso, Khedira et Lass/Sahin) et sacrifier un joueur offensif ? Lequel de Coentrao et Marcelo est le moins mauvais défensivement ? Comment ne pas subir autant qu'à Munich? Ce sont des questions que doit se poser José Mourinho.
A première vue, l'option du "trivote" parait très envisageable. C'est avec ce schéma que les joueurs du Real Madrid ont gagnés la Copa del Rey contre le Barça, mais aussi avec ce schéma qu'ils ont perdus en Ligue des Champions 0-2 il y a un an, au Bernabeu. Ce système pourrait permettre aux madrilènes d'avoir une meilleure assise défensive, de mieux contenir le milieu blaugrana, et de mettre un joueur au marquage de Messi.
Mais cela pourrait aussi favoriser les catalans, libérer un peu plus les défenseurs, jouer plus haut sur le terrain, permettre au Barça de garder encore plus le ballon que prévu. Et surtout, dans le cas ou le "trivote" est le système choisi, ils se priveront d'un très bon joueur, que ce soit Özil ou Di Maria. C'est donc une arme à double tranchant.



L'autre incertitude concerne le poste d'arrière gauche. Cette saison, Mourinho a toujours préféré aligner Coentrao lors des matchs importants où le Real Madrid devait avant tout bien défendre, le technicien portugais considérant l'ancien benfiquista comme étant plus sûr défensivement que Marcelo. Mais le match de Munich a sûrement du changé le point de vue du coach madrilène. Coentrao est en tous cas très critiqué au sein de la presse ibérique. Les médias ont aussi relevés une statistique intéressante : sur les 5 défaites du Real Madrid cette saison (contre le Barça (en Supercoupe, Liga et Copa), Levante et Munich) Fabio Coentrao a été titularisé à chaque fois. Marcelo risque donc de débuter à gauche de la défense. Le brésilien, a défaut d'être un grand défenseur, est un joueur très menaçant offensivement et très habile balle au pied.

La défaite du Barça a sûrement dû donner des idées au Real Madrid pour contrer le FC Barcelone et réussir le hold-up parfait. Mais la défaite du rival madrilène à l'Allianz Arena, bien plus logique et plus flagrante, a prouvé, si on avait encore besoin de preuves, que si les catalans jouent comme ils savent le faire samedi soir, ils gagneront.

 

 

 

Alors, maintenant, place au clasico. Place à cet évènement planétaire, qui marquera l'Histoire du football de son empreinte.
En ce samedi 21 avril, le monde se focalise sur un seul endroit le Camp Nou, pour un seul match, le Clasico. Pour une finale, pour la suprématie, pour l'honneur... Pour le football.

 

 

Article rédigé par :

Abselinho, Taser, Barcamundial, Ihabinho et Tele Santana.


Posté par Tele-santana
Article lu 16964 fois