En Une | Champion's League | vendredi 21 octobre 2016 à 17:36  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Pour une deuxième fois en deux ans, Pep Guardiola se replaçait sur le banc du Camp Nou, côté visiteurs. À la tête de Manchester City cette fois-ci, et pour un match de groupe nettement moins tendu que cette demi-finale de 2015, c'est face à un FC Barcelone toujours en rodage que l'entraîneur catalan a présenté son équipe mancunienne toujours en chantier.

Le Camp Nou est plein à craquer, des miliiers sont venus assister à un grand match de football entre deux équipes joueuses, offensives. Près de 100 000 personnes au stade, pour voir le retour de Pep Guardiola au Camp Nou, en ce match de la phase de groupes entre le FC Barcelone et Manchester City.

Pour une deuxième fois en deux ans, le Catalan débarque au Camp Nou, cette fois à la tête de sa nouvelle équipe ; Manchester City. Auteurs d'un début de saison spectaculaire avec 10 victoires consécutives, les Citizens se présentent cependant au Camp Nou dans une forme moins impériale et avec quelques doutes. Aucune victoire depuis ce match nul au Celtic Park, une absence de Kevin De Bruyne pour blessure qui a pesée sur le jeu de l'équipe, et surtout un Manchester City encore en phase d'apprentissage, qui a peut-être conscience que ce match face à l'ogre catalan est encore une étape trop haute pour l'équipe. Guardiola répond au challenge et fait jouer ses meilleurs joueurs, dans une compo plutôt offensive. Aguero sur le banc comme au dernier match, c'est De Bruyne qui s'installe dans l'axe, accompagné de Nolito et Sterling sur les côtés, avec Silva et Gundogan au milieu. Derrière, c'est Zabaleta qui occupe le côté droit avec Kolarov pour pendant à gauche. Dans l'axe, la paire Otamendi-Stones, et dans les filets, Claudio Bravo. 

De son côté, Luis Enrique la joue plus simple. Hormis Mascherano qu'il installe au poste d'arrière droit pour palier à l'absence d'un Sergi Roberto hors du groupe pour blessure, l'entraîneur du FC Barcelone peut compter sur tous ses meilleurs éléments. Alba, qui a reçu le feu vert médical la veille est titularisé à son poste d'arrière gauche, dans une ligne défensive de quatre joueurs, avec le Jefe, Piqué et la recrue Umtiti dans l'axe. Au milieu et en attaque, les joueurs du onze de gala sont alignés, dont Messi,titularisé pour la première fois depuis sa blessure aux adducteurs contractée face aux Colchoneros.

C'est bien le 4-3-3 qui est en place. L'équipe peut, par moments, basculer en 3-4-3 au milieu plat, avec Rakitic qui se décale à droite pour palier à la participation offensive relativement faible de Mascherano, pendant que le latéral gauche s'avance d'un cran.

 

Les faits et le jeu

 

Le match commence, doucement. Les blaugranas sont les premiers à mettre le pied sur le cuir, qu'ils font circuler doucement, très doucement, trop doucement. Assez vite, en moins de 5 minutes, les Citizens qui n'ont pas reculés face au bloc barcelonais reprennent le cuir et font goûter aux hôtes un peu de leur propre médecine. Les Skyblues ne sont pas très tranchants, mais les circuits de passes sont bons et le ballon bouge assez vite, sur toute la largeur. 
Les catalans peinent sur deux plans en début de match : au pressing et à la sortie de balle. Les joueurs sont souvent à contre-temps et le pressing se retrouve décousu. L'impression du début de match est même que Manchster City arrivera à priver les Blaugranas du ballon sur de longues séquences. Quand les joueurs de Luis Enrique arrivent à reprendre le cuir, c'est les sorties de balles qui sont difficiles. City ne renie pas ses principes et garde une position haute sur le terrain, même à la perte de balle. Leur pressing étouffe les centraux barcelonais et la nouveauté du poste pour Mascherano fait que les solutions de passe à droite pour ter Stegen ou Piqué sont beaucoup moins intéressantes que d'habitude. Les Citizens en ont conscience et l'essentiel de leur pressing se fait à gauche, sur le côté de Neymar et Iniesta. Sur une sortie de balle côté gauche, les hommes de Guardiola pressent bien et récupèrent le ballon des pieds de Jordi Alba sur un tacle. Ce dernier se blesse, et demande à sortir. Lucas Digne le remplace. Avec cette entrée, le côté gauche privé de Jordi Alba devient moins utilisé par le FC Barcelone et l'équipe cherche à basculer côté droit. Avec un Messi qui s'adapte à la situation en quittant l'axe pour revenir à droite, les options de relance deviennent plus variées pour l'équipe qui trouve en Neymar et l'Argentin deux solutions des deux côtés. 

Vers le premier quart d'heure, Messi reçoit le ballon côté droit. Le génie blaugrana se retrouve à l'arrêt face à Kolarov. Il manque d'appuis devant lui, et perd son duel face au Serbe. Ce dernier récupère le ballon mais le perd très vite sur un superbe jaillissement de Javier Mascherano qui redonne le ballon à Messi. Lancé, le numéro 10 repique dans l'axe et trouve Iniesta qui fait l'appel oblique dans la surface. Don Andres arrive à remettre le ballon au point de penalty, mais il ne trouve personne. Sur une erreur monumentale de la défense citizen, avec Fernandinho qui glisse au moment de reprendre le cuir et les autres défenseurs qui sont décontenancés, Messi arrive à reprendre la balle avant d'aller éliminer Bravo pour inscrire le premier but du match.

Un but à l'image de la rencontre. Jusque là, le match déçoit par ses imprécisions techniques, son manque d'intensité et les erreurs d'innattention des joueurs. Le FC Barcelone mène au score, mais il ne s'était pas crée une seule occasion franche avant ce but, et il peinait à poser le pied sur le ballon. Du côté de l'adversaire, les intentions sont bonnes mais on sent toujours une équipe inexpérimentée. Les stars sont là et les équipes sont joueuses, mais le spectacle déçoit.

L'occasion qui suit vient encore d'un cafouillage. Sur une belle action de Messi qui passe un petit-pont à Gundogan avant d'envoyer le ballon à Neymar côté gauche, le Brésilien remet à Messi dans l'axe, mais les défenseurs coupent la passe, et le ballon se dirige vers la ligne, en corner. Opportuniste, c'est l'Uruguayen cette fois qui jaillit à gauche entre trois défenseurs mancuniens pour frapper le ballon, sans toutefois trouver le cadre. Les blaugranas retrouvent des couleurs et l'équipe anglaise semble mentalement touchée par ce but encaissé. L'équipe continue à jouer haut et les intentions ne changent pas, mais les joueurs mettent moins d'intensité et le bloc est moins compact. Sur une sortie de balle du Barca, l'espace entre la défense citizen et son milieu est très grand et le pressing sur le porteur de balle est laxiste. Umtiti en profite pour chercher Neymar sur un long ballon qui occasione un 3vs4 de la MSN. Cela dit, le ballon est trop loin pour l'attaquant brésilien et c'est Bravo qui le récupère, à la limite de sa surface, avant de redonner le ballon à son milieu avec ses pieds. 

Rapidement et dans la même zone, les Catalans obtiennent une faute et Messi tire le coup de pied arrêté. Il trouve Rakitic, seul au point de penalty, mais le Croate n'ajuste pas bien sa tête et le ballon passe assez loin du cadre. 

Manchester City se réveille enfin, après un long KO de 15 minutes suite au but de Messi. Les joueurs reprennent des couleurs et les soucis posés par leur plan de jeu reviennent déranger les Blaugranas. Toujours très hauts et étouffants au pressing, les occasions ne se multiplient pas mais une grande tension entre les deux équipe s'installe. On sent que la moindre erreur pourrait être fatale. Sur un joli travail de De Bruyne côté gauche avec Sterling, l'Anglais envoi son coéquipier dans la profondeur. Le Belge trompe Digne dans son dos et se retrouve sur son pied gauche à la limite de la surface. Face à l'absence d'option, il opte pour un centre au premier poteau, intercepté par ter Stegen. Quelques minutes plus tard, c'est Gundogan qui s'illustre en échappant au pressing de Busquets, Iniesta et Mascherano pour lancer David Silva dans l'axe, face au défenseurs centraux. Accompagné de Nolito côté droit, le Canarien prend cependant trop de temps avant de donner son ballon, et le numéro 9 de Manchester City n'arrive pas à obtenir mieux qu'un corner sur un arrêt du gardien allemand. Le FC Barcelone a totalement perdu son momentum, les attaquants ne viennent pas épauler leurs milieux dans les sorties de balles et le positionnement haut et l'organisation des Anglais empêchent les hommes de Luis Enrique de trouver des solutions propres vers l'avant. Silva tire le corner au sol et donne le ballon, une nouvelle fois, à son compatriote. Nolito se défait brillament d'un pressing barcelonais encore une fois trop mou, avant de donner le cuir à Gundogan. Ce dernier s'infiltre entre les lignes catalanes et se retrouve à l'entrée de la surface en 1vs1 avec Piqué gêné par une blessure. Sur une très jolie croqueta, l'Allemand trompe son adversaire avant d'enrouler une belle frappe du droit. Ter Stegen, dans un grand soir, s'impose et montre qu'il est bien un des seuls catalans de la soirée vraiment au niveau. Impérial, le blond dégoute les Skyblues sur chacune des occasions qu'ils arrivent à obtenir au Camp Nou.

Moins de cinq minutes plus tard, City obtient un nouveau corner, toujours rapidement tiré, au sol. C'est Nolito qui tire et il trouve un Gundogan laissé totalement libre par des les défenseurs, apathiques dans la surface. Audacieusement, le germano-turc essaye de tromper ter Stegen d'un lob au second poteau, mais le ballon est tiré trop fort et passe au-dessus de filets. Encore moins de cinq minutes plus tard, les Citizens se procurent un nouveau coup de pied arrêté, vers les 35 mètres. Silva enroule son ballon du gauche pour trouver Stones totalement seul au second poteau, mais la tête de l'anglais (qui avait trompé le marcage laxiste de Mathieu, entré en jeu à la place de PIque) échoue à quelque centimètres du poteau gauche de ter Stegen, qui était battu. 

Comme pour prouver qu'ils existent toujours avant le coup de sifflet, les blaugranas ont une ultime occasion sur le dégagement du gardien qui trouve Suarez dans l'axe. Le Pistolero remet proprement à  Messi, qui embarque Otamendi et Fernandinho avec lui avant de glisser le ballon à son numéro 9, plein axe. L'Uruguayen frappe mais Bravo s'impose. Tout de suite après, c'est Sterling qui s'illustre par une belle série de dribbles sur son côté, avant de centrer. Le ballon touche la main d'un Lucas Digne dépassé par l'action, mais l'arbitre n'accorde pas le penalty. 

L'arbitre siffle la fin de la première mi-temps.

Jusque là, le match est très difficile à cerner. Le sentiment est mitigé, la déception peut se lire sur tous les visages. Déception pour les culés parce que leur équipe, même si elle mène au score, ne montre pas un visage rassurant. Le pressing manque d'instensité, il est désorganisé, et les joueurs montrent des signes d'imprécision technique inhabituels. Mis à part Rakitic, Umtiti, Mascherano et ter Stegen, ils semblent tous ne jamais être entré dans le match. Paradoxalement, les supporters blaugranas, pourtant déçus de la prestation, peuvent s'estimer heureux de voir l'équipe mener au score. 

Du côté des visiteurs, il y a la déception d'avoir encaissé un but pareil alors que l'équipe montrait un bon visage. Sur certaines séquences, l'inéxpérience leur coûte cher, mais les intentions de jeu sont bonnes et l'équipe gêne vraiment le FC Barcelone dans son antre.

Au retour des vestiaires, Messi et Neymar remettent leurs anciennes paires de chaussures, mais les deux entraîneurs ne changent rien. Vite, City récupère le ballon des pieds barcelonais, et Zabaleta trouve un De Bruyne décidément bouillant dans le dos de Lucas Digne. Trop seul dans la surface pour trouver un coéquipier, le Belge tente une frappe en espérant tromper le gardien, mais ter Stegen arrête le ballon sans problème. Plus grand chose ne se produit pour quelques minutes, le Barca obtient un corner mais Umtiti ne trouve pas le cadre et les deux équipes sont toute les deux dans un temps faible. Le ballon circule, tantôt citizen, tantôt blaugrana, et les blocs sont plus ou moins en place mais un peu en retrait.

Sur une perte de balle de Zabaleta dans la moitié de terrain catalane, Digne dégage un ballon que Claudio Bravo intercepte hors de sa surface. Au moment de donner le ballon à son défenseur, le gardien chilien est surpris par Suarez qui avait suivi l'action, et qui récupère la balle. Suarez tente de le lobber et le chilien qui touche le ballon des mains hors de sa zone, écope d'un rouge logique. Les hommes de Guardiola se retrouvent à 10. Willy Caballero entre en jeu. 

En supériorité numérique, les individualités blaugranas se réveillent enfin. Le pressing adverse est nettement moins intense et ce deuxième coup de massue sur la tête des visiteurs, après leur erreur sur le premier but, ressemble à la goutte qui fait déborder le vase. Courageux après le premier but malchanceux, cette erreur de Bravo leur fait vraiment mal et les enfoncent. Vers l'heure de jeu, c'est De Bruyne qui y va de son erreur en remettant un ballon trop risqué vers l'arrière. Iniesta récupère et ne se fait pas prier pour filer le cuir à un Messi en un contre un côté droit, aux abords de la surface. L'Argentin contrôle, ouvre son pied gauche et trompe Caballero d'une belle frappe au premier poteau. 2-0. Un doublé face au leader de Premier League pour un Messi très loin d'avoir fait un grand match jusque là.

Piqués dans leur honneur, les hommes de Guardiola arrivent à créer le danger. Moins étouffants, ils profitent cependant de la très mauvaise entrée de Mathieu pour prendre la profondeur dans le dos de la défense barcelonaise. C'est Gundogan qui trouve De Bruyne dans le dos des défenseurs, mais encore une fois, ter Stegen s'impose sans difficulté. Pareil sur le corner que tirent les Citizens suite à cette action, l'Allemand coupe le ballon et ses défenseurs n'ont plus qu'à le dégager. Peu de temps après, voilà le Barca actif côté gauche avec Digne qui cherche Suarez dans l'axe. Le ballon est coupé par Otamendi qui contrôle et prend l'espace devant lui pour permettre à sa défense de respirer. L'Argentin remet à Gundogan, mais comme pour compléter un triplé d'erreurs, celui-ci donne un mauvais ballon vers l'arrière à Stones. L'anglais ne peut rien quand Suarez saute sur l'occasion pour piquer la balle. Facilement, le pistolero trouve Messi qui n'a plus qu'à prendre Caballero en contre-pied. Troisième but pour l'Argentin, sur la troisième erreur des skyblues. 

Ces derniers insistent toujours mais l'effet de cette troisième erreur se fait inévitablement ressentir. Leurs attaques sont moins dangeureuses, le porteur de balle se retrouve souvent seul et la qualité de leurs mouvements a drastiquement baissée. Sur une action solitaire côté droit, Sterling se fait tacler par un Mathieu pourtant déjà avertit, et bien trop en retard pour tenter une geste pareil. Le français écope logiquement de son second carton, et c'est au tour des locaux de se retrouver à 10. 

À dix minutes de la fin du temps réglementaire, après une série de passes, Rakitic envoi un joli ballon piqué en direction de Neymar, mais le Brésilien n'arrive pas à tromper Caballero. Les joueurs de Guardiola semblent, enfin, avoir baissés les bras, et les Blaugranas se mettent à jouer très tranquillement. Suite à quelques dribbles sur son côté gauche, en repiquant dans l'axe, Neymar envoi le ballon à Messi côté droit. L'Argentin trompe Fernandinho sur son contrôle, dribble Clichy facilement et se fait faucher par Kolarov sur un tacle désespéré. Le Barca obtient un penalty, que Messi (malgré l'occasion d'inscrire un quadruplé), offre  à Neymar. L'attaquant auriverde s'avance pour le tirer, mais il est hésitant et rate son tir. Quelques minutes plus tard, pour se faire pardonner, il recoit une passe de Messi dans la surface, fait danser Stones et Otamendi sur un enchaînement de dribbles somptueux et trompe Caballero pour marquer le quatrième but barcelonais de la soirée. 

L'arbitre siffle la fin du match. Une large victoire pour les Catalans, une rouste pour les Citizens, mais le score est tout ce qu'il y a de plus trompeur. Les hommes de Guardiola ont avant tout confirmé cette vieille idée du football européen qui voudrait que, sur les matchs de C1, l'expérience serait la qualité la plus important à avoir. Le FC Barcelone ne gagne pas à l'expérience, mais les visiteurs perdent par inéxpérience. L'accumulation d'erreurs ne pardonne pas. Malgré le match encourageant et intéressant dans son contenu, malgré le fait que cette équipe, qui apprend encore à jouer de cette nouvelle manière, ait réussi à fortement déranger le FC Barcelone au Camp Nou, l'absence d'expérience fait qu'ils repartent à la maison avec une lourde défaite.

Du côté barcelonais, le match est dans la continuité du début de saison. Inquiétant. À la fois collectivement et individuellement. Trop d'imprécisions, trop de nonchalance, une incapacité à poser le pied sur le ballon et à ressortir gagnant face au pressing adverse. Des attaquants qui ne participent pas aux séquences de repli et de sorties de balle, un bloc décousu et une animation qui s'en retrouve fortement affectée. Même avec ce beau score, les supporters catalans sont mécontents et ne reconnaissent pas leur équipe depuis le début de saison. Avec un déplacement au Mestalla dans quelques jours, suivi d'un déplacement au Sanchez Pizjuan, le FC Barcelone a intérêt à se reprendre en main...

 

Les joueurs

 

Ter Stegen : 7

Des superbes arrêts, dans un match où il aura plus brillé par ses réflèxes que par sa qualité balle au pied. Comme pour lui envoyer un signe du destin, l'auteur de la bourde du soir s'appelle Claudio Bravo.

Mascherano : 6

Appelé à jouer dans un rôle qui ne lui convient pas (plus ?) très bien, l'Argentin, pourtant en difficulté en ce début de saison, a assuré. Défensivement son couloir était bouclé, totalement impossible à utiliser pour l'adversaire, et ses jaillissements au pressing sont toujours aussi précieux, même en ne venant pas de l'axe. En témoigne l'action où il récupère le ballon perdu par Messi sur le premier but.

Encourageant.

Piqué : 6

Il ne joue que 40 minutes, mais deux raisons nous obligent de lui donner une note ;somn très bon match avant sa sortie, et l'impossibilité de mettre une note négative à son remplacant (Mathieu).

Umtiti : 6

Un match qui confirme son statut de recrue de la saison. Bon avec Piqué, rassurant quand il doit jouer face à la meilleure attaque d'Angleterre avec Mathieu, son match augure de belles choses pour le futur.

Un peu innattentif par rapport à son alignement cela dit.

Alba : -

Sans commentaires. On lui souhaite un bon et prompt rétablissement après cette nouvelle gêne à la cuisse. Remplacé par Lucas Digne à la dixième minute de jeu. Le Français fait un match...moyen.

Busquets : 5

...Son calvaire est celui de toute l'équipe. Tant qu'il jouera à ce niveau, l'équipe aura un niveau loin de son niveau réel. Il lui faut du repos ? Il lui faut des attaquants qui pressent plus ? Un concurrent ? 

Y'en a pas un à la Masia ?

Rakitic : 8

Sublime. Le Croate est un joueur sublime. Non-seulement pour son attitude, son travail, son abnégation, aussi pour ses qualités techniques de très haut niveau. Le meilleur joueur du côté blaugrana, dans un rôle pourtant difficile à assumer où il a dû compenser à droite les absences de Messi et de Sergi Roberto, tout en travaillant au milieu avec ses deux compères espagnols. 

Malgré le départ de Dani Alves, à droite, Messi n'est pas tout à fait seul.

Iniesta : 6

Auteur d'un premier quart d'heure de très haut niveau, avec des gestes de très grande classe comme cet échange avec Neymar ou cette talonnade pour Digne, le Don s'est malheureusement vite éteint. Pas dans le rythme peut-être, il donne l'impression qu'il n'a pas encore vraiment entamé sa saison. Le Cerebro a peut-être besoin de jouer plus souvent. Remplacé par Gomes à dix minutes de la fin, qui assure, et rassure au milieu en étant bon dans la conservation du ballon.

Messi : 5.5

Oui oui triplé, petits ponts et action magique pour obtenir le pénalty, mais Messi est loin d'avoir été Messi ce soir. Des imprécisions techniques qu'on ne lui connaît pas, une certaine nonchalance aussi. Un match qu'on pourrait qualifier de décevant même, malgré ce triplé et les 3-4 actions d'un autre monde

C'est aussi un peu ca Lionel Messi.

Suarez : 6

Combattif. Un fou qui n'arrête jamais. Brouillon sinon, pas très brillant balle au pied, mais toujours le même état d'esprit, la même grinta.

Quand il est comme ca, on se demande si ce n'est pas un chien enragé plutôt qu'un footballeur.

Neymar : 5.5

Du déchet, que sa petite danse ridicule sur le penalty symbolise assez bien. Mais un Neymar qui sait toujours apporter de la vitesse au jeu et se montrer très dangereux pour l'adversaire, même à 50 mètres des buts. La marque des très grands. On déplore cependant son attitude quand il faut pesser ou se replier. L'équipe ne saurait jouer avec deux Messi défensivement parlant.

 

Fiche technique : 

 

FC Barcelone : Ter Stegen; Mascherano, Piqué (Mathieu, 39'), Umtiti, Alba (Digne, 10'); Busquets, Rakitic, Iniesta (Gomes, 80'); Messi, Suarez, Neymar

Manchester City : Bravo (Caballero, 57'); Zabaleta (Clichy, 57'), Otamendi, Stones, Kolarov; Fernandinho, Gundogan (Aguero, 79'), Silva; Nolito, De Bruyne, Sterling

Arbitre : Milorad Mazic

Avertissements : David Silva (28'), Fernandinho (40'), Mathieu (71', 73'), Sterling (91')

Buts : 1-0 : Messi, Min. 17 / 2-0 : Messi, Min. 61 / 3-0 : Messi, Min. 69 / 4-0 : Neymar, Min. 89

96 290 spectacteurs


Posté par Ayoubaoui
Article lu 4743 fois