Chronique | Copa Del Rey | mercredi 16 janvier 2008 à 01:43  | Ajouter aux favoris / Partager  | Email

Qualification dans la douleur pour le Barça aux dépens du FC Séville au terme d'un match nul 0-0 d'une bien piètre qualité technique.

Les faits et le jeu

Pour ce match retour de Coupe du Roi, Rijkaard devait gérer les absences des deux Africains, Eto’o et Touré, partis préparer la CAN, ainsi que celles sur blessure de Ronaldinho, Edmilson, ou Messi, tandis que Deco retrouvait lui sa place dans le groupe.

Au final le onze de départ était sans surprise, Milito et Abidal retrouvant leur place de titulaire après leur mise au repos en Liga contre Murcia, de même que Iniesta, tandis que Giovani était préféré à Bojan pour animer le flanc droit de l’attaque. On retrouvait ainsi en défense, le quatuor Zambrotta, Puyol, Milito, Abidal, avec en pivot Marquez et en relayeurs Xavi et Gudjohnsen, tandis que Giovani, Henry et Iniesta formaient le trident offensif.

Le match démarra très rapidement, puisque sur un centre d’Alves après moins de trente secondes, Chevanton était tout près de reprendre victorieusement le ballon. La réaction Blaugrana ne tarda pas  (4’) et fût l’œuvre d’Andres Iniesta mais sa frappe fuit le cadre de De Sanctis. Après ces deux coups de semonce, le rythme retomba avec un Barça étonnement bas pour un match au Camp Nou, et un FC Séville visiblement pas pressé de refaire son retard du match aller (1-1). Les erreurs techniques se multipliaient, notamment dans les transmissions, tandis que les défenses, bien en place de parts et d’autres, réglaient les affaires courantes avec sérieux.

Les équipes semblaient se craindre mutuellement, et essayaient de prendre le moins de risque possible, notamment celui de s’exposer à un contre. L’ennui gagnait du terrain, malgré une bonne occasion d’Iniesta à la suite d’une brillante infiltration (17’) ou une contre-attaque intéressante menée par Giovani et conclue par Henry d’une frappe non cadrée (32’).

Séville, de son côté, n’arrivait pas à créer un véritable danger, malgré la vivacité de Capel et le tonus du duo Navas-Alves et s’en remettait essentiellement aux coups de pied arrêtés. La partie d’échec aboutissait ainsi à un score vierge à la pause.

La deuxième période fût à peine plus exaltante en terme de jeu. Le Barça essayait bien de passer par les côtés avec la vitesse d’Henry mais les Blaugrana se heurtaient à la densité andalouse dans les 30 derniers mètres. De plus l’animation offensive Catalane était handicapée par un déchet technique très important et inhabituel : pas évident de trouver la faille avec autant de passes mal ajustées ! A défaut de réussir à enchaîner dans les 30 derniers mètres, il restait les frappes de loin pour tenter d’inquiéter De Sanctis. Hélas rares furent les ballons cadrés dans cet exercice.

Coté Sévillan, ce n'était guère plus mordant qu’en première période : rien ou presque (si ce n’est une belle frappe de Navas à la 50’) avant un coup franc d’Alves accompagné par Valdes sur le dessus de la transversale (82’), puis le but refusé à Navas pour un hors-jeu pas évident à analyser (87’). Séville n’a pas fait grand-chose pour forcer son destin, alors que le Barça qui maîtrisait les débats pendant une bonne partie du match grâce à une assise défensive sans faille montrait de la fébrilité vers la fin, notamment en ce qui concerne les sortie tardives sur le porteur du ballon et les relances qui avaient tendance à rendre trop rapidement le ballon aux Andalous.

0-0, l’essentiel était fait avec la qualification pour les quarts de finale au terme d’un match ennuyeux, parfois crispant, mais le plus souvent maîtrisé.


Les joueurs

Valdes : 6,5
Impeccable, même dans son jeu au pied. Globalement peu sollicité, il s’est bien imposé dans le jeu aérien et a été performant sur sa ligne.

Zambrotta : 4,5
Défensivement il a souffert face à Capel. Incapable d’anticiper et de jaillir devant l’ailier andalou, l’Italien s’est le plus souvent retrouvé obliger de cravacher ou de commettre des fautes. Techniquement, ballon au pied, ce fût désastreux avec un festival de passes manquées, de contrôles trop longs, si bien qu’on avait l’impression qu’il se cachait en deuxième mi-temps à chaque fois que Puyol le cherchait par peur de mal faire... A moins que cela ne soit simplement du à un sens très médiocre du jeu : combien de fois Zambrotta s’est il risqué dans un appel de balle inutile ou inapproprié ? Et que dire de sa spécialité : la passe en retrait à Puyol... Pas rassurant pour la suite de la saison. Et si on l’essayait à gauche ?

Puyol : 6,5
Surpris par le centre d’Alves dès la première minute, il fut par la suite absolument irréprochable, avec des interventions autoritaires comme on les aime. Exaspérante par contre est son attitude en fin de match de balancer (c’est à dire rendre le ballon à l’adversaire) au lieu de faire tourner…

Milito : 6,5
Excellent dans les duels, très bonne couverture du couloir gauche d’Abidal, et jeu aérien toujours aussi précieux.

Abidal : 5,5
Solide défensivement, il a plutôt bien contenu le duo infernal Navas-Alves avec le renfort il est vrai de Iniesta et Milito. Toujours aussi insipide dans son apport offensif.

Marquez : 6,5
Il continue sur sa lancée avec même du progrès en ce qui concerne le déchet dans le jeu court. Grosse activité pour la récupération du ballon.

Xavi : 5,5
Match convenable du numéro six Blaugrana. Propre et mobile, mais rien de vraiment génialissime question orientation du jeu et incorporation offensive.

Gudjohnsen : 5
Un positionnement toujours atypique. Il a souvent tenté de combiner avec Henry dans l’axe sans trop de réussite : la faute à la défense de Séville mais aussi à pas mal de maladresses techniques. Bon travail de replacement mais globalement décevant.
Remplacé par Deco (très acclamé) encore un peu juste physiquement. Coup franc malicieux en fin de match mais peut être même trop car cela a aussi surpris ses coéquipiers !

Giovani : 4
Nouvelle sortie très décevante pour le jeune Mexicain. Il mise sur un jeu percutant et provocateur, le problème c’est que ballon au pied il ne passe pas grand-chose… Il a de plus multiplié les mauvais choix de passe ou les actions individualistes sans espoir. N’oublions pas son désormais habituel carton jaune…
Remplacé par Bojan qui a montré un repertoire intéressant (pivot, débordements), mais il n’a finalement pas beaucoup pesé.

Henry : 6
Souvent positionné dans le couloir gauche, c’est là qu’il s’est montré le plus tranchant avec son accélération et sa technique. Pas franchement un soir pour briller.

Iniesta : 6
L’un des plus dangereux dans un match où les attaques ne l’ont guère été. Après un petit passage à vide depuis la trêve, il a repris ses esprits et sa force de percussion. D’abord attaquant puis relayeur, il a été assez en difficulté dans les duels et a connu un déchet technique au dessus de ses normes habituelles.


Fiche technique

FC Barcelone : Valdés - Zambrotta, Puyol, Milito, Abidal - Márquez, Xavi, Gudjohnsen (Bojan, 56’) -Giovani (Deco, 69’), Henry, Iniesta.
FC Séville : De Sanctis - Alves, Mosquera, Drago, Adriano - Navas, Poulsen, Renato, Capel (Alfaro, 81’) - Luis Fabiano (Kerzhakov, 69’), Chevantón (Duda, 74’).
Arbitre : Pérez Burrull
Avertissements : Giovani (45’+1), Mosquera (54’), Márquez (81’), Duda (90’+2).
75.917 spectateurs.

Crédits photo : sport.es


Posté par javito
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