Interview | Eto'o | jeudi 24 mai 2007 à 14:54
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L'attaquant camerounais a durement attaqué ceux qui le critiquent, assurant qu'il 'chauffe' chaque fois qu'on l'attaque...

Samuel Eto’o es un type sincère. Personne ne peut le nier pas même ses détracteurs. En revanche, que ses vérités soient opportunes est tout autre chose. C’est ici que se trouve le cœur du sujet, car évidemment ses déclarations à Vilafranca et celles d’hier en conférence de presse pour apaiser son interview accordée à ‘Marca’ ne sont pas idéales pour cimenter l’union du difficile entourage blaugrana.
L'attaquant camerounais s’en est pris sans pitié à ce qu’il appelle des attaques continues d’un secteur de la presse catalane. Il a concrètement qualifiés “d’imbéciles” deux médias, car “ils interprètent toujours mal mes propos”. Face à l'insistance qu’il mette un nom et un prénom à ces médias, Eto’o a signalé que “vous savez tous qui ils sont, ne me faites pas plus parler”. Samuel, en tout cas, est arrivé à préciser le centre de ses critiques : “C’est un journal et un présentateur”. Eto’o a insisté dans son refus de donner le nom des personnes concernées, bien qu'il n’échappe à personne qu’il faisait référence à ‘Mundo Deportivo’ - de fait un rédacteur de ce média a entamé un dialogue dialectique tendu avec le joueur, mais toujours dans les règles de l'éducation, pendant la conférence de presse sentant son journal clairement attaqué - et au présentateur du programme de télévision ‘Força Barça’, Alfonso Arus.
L'avant centre a assuré être l'arme qu'utilisent ceux qui veulent attaquer le président Joan Laporta, en utilisant comme alibi l'amitié qu’il maintient avec le président blaugrana : “Ils s’en prennent à moi car je suis aux côtés de Laporta et ils écrivent beaucoup de mensonges”. Le Camerounais a dénoncé que quelques médias essayent de donner une image de lui totalement dénaturée de la réalité : “Ils aimeraient me faire passer pour un fou qui se lève chaque matin et commence par tuer des gens”.
Eto’o a affirmé que quoiqu'il fasse, on le cherche toujours sur n’importe quel sujet pour le discréditer : “Si je vais vers Ronnie et que je l’enlace c’est parce que je lui ai fait un mauvais coup, si j’enlace Valdès c’est parce que je tourne le dos de Ronnie. Tout ce que je fais est mauvais pour eux. C'est pourquoi j'aimerais qu'ils me disent comment ils veulent que je me comporte”.
Devant l'insistance sur tous ces mensonges publiés ou dit sur ces médias, on l’a incité à porter plainte, mais le joueur a coupé court en assurant que “ce sont des choses qui arrivent dans le football et je les accepte car sinon je devrais passer toute ma vie dans les tribunaux”.
En tout cas, Eto’o a souligné que toutes les critiques et reproches qu'il lit et écoute lui servent pour se motiver et qu’elles ne baissent en aucun cas son auto-estime : “recevoir des coups de baton me motive et, lorsque l’on me frappe, tu ne peux pas imaginer l’envie que j’ai de marquer un but, juste pour les emmerder”.
Le joueur africain a de même dénoncé que la presse de Madrid aide plus son équipe que celle de Barcelone : “C’est évident et cela se produit depuis très longtemps”. Curieusement en tout cas, son média de référence durant ces dernières années est un de ceux qui siègent à Madrid.
Mais Eto’o n'est pas apparu hier en conférence de presse pour effectuer cette attaque furieuse contre certains médias, mais il l'a fait avec l'intention de clarifier et de nuancer ses déclarations apparues dans le quotidien madrilène ‘Marca’. “Avant de commencer à créer une autre guerre, je préfère venir ici pour dire qu'il n'y a rien de spécial. Les titres sont des phrases découpées et résumées, mais ce ne sont pas des bombes. C'est une interview normale”, a commencé à indiquer le joueur blaugrana.
Peu à peu il a décortiqué ses déclarations à ce quotidien. Lorsqu’il dénonce “qu’il faudra se séparer de ceux qui salissent le vestiaire” il se référait au fait que “de nombreuses personnes passent par le vestiaire et celles qui foutent la merde sont celles qui délattent certaines choses à la presse. Ce sont ces personnes que nous devons écarter”.
Avec sa phrase “celui avec lequel j’ai le plus d’affinités est l’outiller" il voulait refléter que “c'est un coéquipier de plus et grâce au travail qu’il effectue il a autant d'importance que Ronaldinho, Deco, Messi ou Valdés”.
Au moins, il a reconnu que l'incident qui s'est produit à Vilafranca aurait pu être résolu si “nous avions dialogué dans le vestiaire car ce n’était qu’un cumul de malentendus”.
Il a aussi parlé de Getafe, en assurant que “nous foulerons la pelouse comme si nous jouions à 24 contre 11”, en ajoutant que “remporter la Liga est encore possible ; nous avons encore le temps”.
Une interview accordée à Marca a entraîné une nouvelle polémique : “On me frappe dessus car je défends Laporta”
Dans son édition d’hier, le journal madrilène Marca publiait une interview de l’attaquant camerounais dans laquelle il se délaitait au sujet de divers aspects qui entourent au jour le jour la première équipe azulgrana. Samuel Eto’o a nié que sa relation avec Ronaldinho soit aussi mauvaise que celle commentée par certains médias et il a accusé certaines personnes de le critiquer par le simple fait de défendre le président Laporta. Il a aussi expliqué que si un jour on considèrerait sa présence comme un problème pour le club, il estimera que le moment de partir est venu. Finalement, le Barcelonais a nié que l’entraîneur puisse lui reprocher quelque chose car c’est l’un des joueurs qui travaille le plus dans les rencontres. Il a aussi nié que l’entraîneur puisse lui reprocher quoique ce soit car c'est un des joueurs qui travaille le plus sur le terrain pendant les rencontres. Ses déclarations ont toutefois produit une grande polémique dans l’entourage du Barça.
Source: Sport
Posté par marco93fcb
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